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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 09:13
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Chaque journal télévisé apporte à la rubrique «grippe H1N1» son lot d’images. D’un coté, des reportages dramatisant les cas graves, bien réels, mais peu nombreux, de personnes ayant développé des complications nécessitant des soins lourds et prolongés.


De l’autre les files d’attentes interminables de familles, avec des enfants parfois très jeunes contraints d’attendre des heures, dans des conditions précaires pour accéder à la vaccination.


Ces deux images résument assez bien les contradictions dans lesquelles le gouvernement se débat du fait de ses choix politiques


«Politique de la peur»


R. Bachelot et le gouvernement n’ont guère de scrupules sur les moyens. Faute de convaincre, la peur devient leur principal argument.

Reportages sur des enfants ayant «miraculeusement» survécu, personnes ayant une atteinte grave et peut être définitive de leur système respiratoire, dramatisation sur 2 cas de virus muté…. Le «choc des images» est là pour court-circuiter la réflexion, et la méthode Coué remplace les arguments.


La palme de cette communication par la peur revient sans doute à Roselyne Bachelot se proposant d’emmener des collégiens peu convaincus voir, dans un service hospitalier, des enfants de leur âge aux poumons détruits.


Cet appel à l’irrationnel ne peut qu’amplifier en miroir, la version du «grand complot» des laboratoires ayant sciemment répandu la maladie pour vendre les vaccins et autres arguments délirants largement véhiculés sur internet.

Là où une politique de santé publique devrait chercher à expliquer et à convaincre pour permettre à chacun de comprendre l’intérêt et le risque de choix thérapeutiques, la propagande gouvernementale et son appel à l’irrationnel laissent des millions de familles dans la perplexité et l’angoisse face aux décisions à prendre.


Improvisation et saturation du dispositif de vaccination


Parallélement, le gouvernement s’avère incapable de faire face à l’afflux très modéré de personnes vers les centres de vaccination : files d’attentes et délais deviennent insupportables.


Les conditions dans lesquelles s’effectue la vaccination sont problématiques.

Les réquisitions rendant obligatoire la participation de professionnels censés au départ être volontaire provoquent la colère des intéressés.

C’est ainsi que les étudiants infirmiers ont manifesté devant le ministère, refusant les réquisitions et la suppression de leurs cours qui mettent en péril leurs études.


On mesure devant ces difficultés ce que serait la situation face à une brusque accélération de l’épidémie, ou à une mutation du virus, rendant celui ci plus virulent !


Le pouvoir paye ainsi ses choix politiques: celui d’une vaccination systématique dont le but était prioritairement le maintien au travail à tout prix des salariés (et non le souci de leur santé) dans un contexte d’affaiblissement depuis des années du service public de santé, seul apte à structurer et à coordonner la réponse à une situation exceptionnelle avec l’ensemble des professionnels.


Improvisation également dans les indications du nombre de doses à faire et du type de vaccins à utiliser.

D’autres choix étaient possibles, s’appuyant sur une politique d’information honnête et claire de la population, une vraie politique de prévention, une vaccination ciblée sur des personnes vulnérables, la fermeture temporaire si nécessaire d’entreprises ou d’établissements, avec maintien intégral du salaire.


Mais de tels choix relèvent d’une autre politique.


J.C. Delavigne


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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 11:06
24 novembre 2009

Sur le site du Ministère de la Santé, Roselyne Bachelot oublie un détail dans son CV : ses douze années passées au service de l'industrie pharmaceutique. Mais qu’a-t-elle fait, exactement, pour SoguiPharm, Ici-Pharma, Astra-Zaneca ? Le plus simple, c'était de lui demander. Sauf que la ministre se fâche et s’échappe en courant...


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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 08:54

VIH/SIDA :de quoi parle-t-on ?


L’infection par le VIH (virus de l’immunodéficience humaine), davantage connue sous le terme de séropositivité, n’implique pas la présence de symptômes.


Le VIH est en revanche transmissible par voie sexuelle ou sanguine, et peut déboucher sur le sida.


Le sida, ou Syndrome de l’immunodéficience acquise constitue le stade avancé de l’infection VIH, se traduit par la destruction des cellules immunitaires, rendant l’organisme vulnérable à des maladies dites opportunes, qui peuvent dès lors être mortelles.


Après plus de 25 ans d’épidémie de sida, et la mobilisation d’une partie du mouvement LGBTI et du milieu de la santé pour informer et combattre la maladie, il n’existe toujours pas de prise en charge mondiale de la pandémie.


Au lieu de la mise en œuvre d’un accès aux soins et aux outils de prévention, nous assistons à la promotion de politiques répressives et moralistes rappelant les premières heures du sida, quand il était désigné comme la maladie des homosexuels, des héroïnomanes, des hémophiles et des Haïtiens.


D’après l’Onusida, plus de 25 millions de personnes sont mortes depuis l’apparition de la maladie et elles sont près de 35 millions à l’heure actuelle à vivre avec le sida, dont plus des deux tiers dans les pays en voie de développement. La situation est totalement inégalitaire : aux populations du Nord, les traitements et tous les outils de prévention ; à celles du sud, la prévention, souvent accompagnée de programmes moralistes prônant l’abstinence et la fidélité, l’accès encore trop restreint aux traitements, et l’espoir d’un vaccin dans un temps indéterminé.


Les acteurs de la lutte contre le sida


Très rapidement après la découverte du sida, la mobilisation collective autour des personnes touchées ou de la communauté homosexuelle s’est organisée pour faire face à l’épidémie.


Lutter contre le VIH/sida est donc devenu un des principaux défis auxquels l’humanité est confrontée, et cette lutte répond à une triple exigence : une exigence humaine et éthique, puisque le sida, avec la tuberculose et le paludisme, est la première cause de mortalité en Afrique subsaharienne ; une exigence économique et


sociale, puisque cette maladie exacerbe la pauvreté, les inégalités et la vulnérabilité des individus, et enfin une exigence stratégique et politique, qui nécessite une coopération internationale dans la lutte.
Aides (1984) et Act-Up (1989) sont les principales structures militantes sur le terrain de la lutte contre le sida et les IST (Infections sexuellement transmissibles) en France.


Elles ont accompagné toutes les mobilisations entourant les politiques de santé : prévention, accès aux soins, lutte contre la stigmatisation et la judiciarisation de l’épidémie. Elles sont composées et dirigées par les personnes touchées et leurs proches, et non par des médecins. À l’inverse des structures caritatives, elles ont notamment permis de libérer la parole des malades, et d’en faire des acteurs à part entière de la lutte contre le VIH.

Labos gagnants, malades perdants !


La production de médicaments génériques, en dépit de l’hostilité des grands groupes pharmaceutiques, semble acquise pour certains pays, comme le Brésil ou la Thaïlande. Reste qu’un tiers seulement des personnes infectées dans les pays en développement a accès aux traitements. Les laboratoires privés, via les brevets, continuent de freiner l’accès aux traitements pour le plus grand nombre.


Au Nord comme au Sud, leurs stratégies visent le profit maximum au détriment des malades. Ainsi, en novembre 2008, les malades du sud-ouest de la France ont dû faire face à une « rupture de stock » du Truvada (antirétroviral permettant de préserver le système immunitaire) pendant dix jours.


Pourquoi ? Parce que le laboratoire a préféré écouler ses stocks dans les pays de l’Union européenne où ce médicament est vendu plus cher, même si cela ne correspond pas aux besoins immédiats. Ainsi, deux logiques s’affrontent : d’un côté la recherche du profit, de l’autre la satisfaction des besoins essentiels. Les choix politiques en termes de santé et de prévention structurent le débat et la situation des populations touchées par l’épidémie.

Maladie et ordre moral : non à la stigmatisation et à la répression !


Longtemps désigné comme le « cancer gay » ou la « maladie des pédés », le sida ne semblait devoir toucher que certaines populations (homosexuels, drogués, hémophiles, migrants, etc.). L’universalité de la contamination a fait tomber tout un tas de barrières.


Dans la lignée des mouvements de libération des femmes et des homosexuel-le-s, le mouvement de lutte contre le sida a su rapidement promouvoir des campagnes de sensibilisation osant parler franchement de sexualité et de prévention. À travers les mobilisations homosexuelles autour de la reconnaissance des couples de même sexe, la lutte contre le VIH a redessiné les contours de la sexualité dans le débat public.


Cependant, depuis plusieurs années, de multiples législations criminalisant la transmission du VIH apparaissent au niveau international. Dans ce contexte, le retour et le maintien des politiques de santé les plus réactionnaires sont favorisés. Sous prétexte d’agir pour la protection collective des personnes, c’est de la dégradation de la situation des personnes séropositives qu’il s’agit.


La pénalisation de l’homosexualité participe à l’exclusion et à la vulnérabilité au sida. Du fait de l’homophobie et de la transphobie, l’accès aux soins et aux programmes de prévention leur sont trop souvent refusés. Ainsi, environ 80 pays à travers le monde punissent encore l’homosexualité par des lois homophobes soutenues par l’État, et cinq d’entre eux prévoient la peine de mort pour « actes homosexuels ». Comment avoir accès au dépistage et aux soins dans ces conditions ?


En France, les discriminations envers les séropositifs perdurent. Dans le cadre de l’emploi, de la famille et même dans les relations affectives, il reste toujours compliqué de parler de son statut sérologique, on s’expose au rejet et à la stigmatisation. Le VIH continue de susciter des craintes irrationnelles, dont les séropositifs sont les premières victimes.

La santé est politique !


Les politiques antisociales, racistes et moralistes fragilisent, stigmatisent et précarisent les personnes séropositives. Les solidarités communautaires construites dans les années 1980-1990 autour du sida ne suffisent plus, et l’État ne doit pas se défausser sur les associations de terrain. Une nouvelle logique de solidarité et de conquêtes de nouveaux droits sociaux doit s’imposer.


Loin d’aller dans ce sens, c’est la logique de rentabilité qui est imposée dans le système de santé, avec l’introduction de la tarification à l’activité puis de la loi Hôpital, patient, santé, territoire. Les conséquences directes étant un manque de lits et la fermeture de services jugés non rentables, comme le service infectiologie de l’hôpital Saint-Joseph à Paris.


À terme, c’est l’accès aux soins qui est menacé. Il va sans dire que le forfait hospitalier et les franchises médicales remettent en cause la gratuité des soins pour tous.


Les séropos sont les premiers à pâtir de ces politiques. En effet, le VIH/sida touche particulièrement les populations les plus opprimées et les plus précarisées : classes populaires, immigrés, trans, usagers de drogues… qui doivent en plus faire face aux pratiques discriminatoires des employeurs et aux refus de soins de certains médecins.

Quelques dates

Fin des années 1970 : apparition du sida
1981 : Premiers cas d’infections opportunistes chez des patients homosexuels touchés par un déficit immunitaire.
1982 : la maladie est désignée sous le nom de Sida
(ou Aids en anglais) et apparaît la première association de lutte contre la maladie aux États-Unis.
1983 : apparition du premier test de dépistage
1984 : fondation de l’association Aides en France
1987  : première campagne de prévention grand public et fin de l’interdiction de la publicité pour les préservatifs ; autorisation de la vente libre des seringues dans les pharmacies ; premières consultations de dépistages anonymes et gratuits.
1988 : première journée mondiale de lutte contre le sida.
1989 : fondation d’ Act-Up Paris.
1996 : apparition de la tri-thérapie.
2002 : la loi Kouchner permet aux malades d’obtenir des sièges au conseil d’administration dans les hôpitaux.
2004 : mise en place des « états généraux » des personnes touchées par le VIH/sida (7 000 découvertes de séropositivité en France). L’année 2005 est décrétée année du sida comme Grande Cause nationale.
2006 : mobilisations autour du fichier Edvige.
2008 : dénonciation des discriminations dont sont victimes les homosexuels par rapport au don du sang ; mobilisation contre les franchises médicales.
2008-2009 : lutte contre la pénalisation de l’homosexualité et contre la pénalisation de la transmission du virus.

Nos revendications


Accès gratuit aux soins pour toutEs. Abrogation du forfait hospitalier et des franchises médicales.
Revalorisation de l’allocation adulte handicapé et de tous les minimas sociaux .
L’hôpital n’est pas une marchandise. Retrait de la loi Hôpital, patient, santé, territoire, pour un vrai service public de santéet une réelle prise en compte du point de vue des malades.
Le marché ne nous sauvera pas du sida. Abolition de la propriété privée des brevets médicaux, nationalisation des laboratoiresprivés, et création d’un service public du médicament.
Gratuité de tous les moyens de contraception.
Arrêt des condamnations à mort perpétrées par le gouvernement Sarkozy en expulsant les sans-papiers séropositifs.
Pour un accès universel aux soins : régularisation de tous les sans-papiers.
De vraies sanctions contre les refus d’accès aux soins.
Droit de masquage dans les dossiers médicaux.
Non à la criminalisation des séropos.
Arrêt des poursuites pour contamination.
Une réelle stratégie de prévention, ni stigmatisante ni moralisante.

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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 11:16
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La Journée mondiale de lutte contre la maltraitance des personnes âgées du 15 juin a révélé une recrudescence des maltraitances des adultes âgés. Pendant longtemps, cette maltraitance a été sous-estimée, ainsi que la place de vie de nos aînés.


L’affaire de la maison de retraite à Bayonne a relancé la question de la maltraitance des personnes âgées. Rappelons qu’on y avait découvert que les pensionnaires recevaient des coups, étaient sous alimentés et privés d'hygiène.


Selon Pascal Champvert, président de l'Association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA), «il y a un mépris dans nos sociétés occidentales pour les vieux, surtout lorsqu’ils sont affaiblis, handicapés ou malades» (L’Humanité du 24 octobre).


Ces violences peuvent prendre des formes différentes, allant de la violence physique (des coups, brûlures ou ligotage), morale (un langage irrespectueux) ou encore matérielle (escroqueries diverses) à de la négligence active ou passive. Selon une étude récente, les lieux identifiés de maltraitance seraient à 38 % les institutions, 17% les centres d'aide par le travail (CAT), 13% les foyers. Cette violence touche les personnes vulnérables : les enfants et adultes handicapés et les personnes âgées.


Appels en forte progression


Les signalements de maltraitance sont en augmentation. Le 3977, numéro d’appel d’urgence pour améliorer le signalement de la maltraitance des personnes âgées et des personnes handicapées, compte plus de 12300 appels en trois mois.


La maltraitance envers les personnes âgées et handicapées apparaît de plus en plus au grand jour, un tabou semble être levé. 72 % des appels proviennent de femmes qui évoquent notamment la maltraitance à domicile. Les victimes sont des femmes âgées de 76 à 90 ans et 54% des auteurs sont des hommes. Ils auraient entre 41 ans et 61 ans. Les personnes en situation de handicap téléphonent depuis leur lieu travail et se plaignent de brimades, injures et non reconnaissance de leur handicap.


Les syndicats s’investissent peu dans ce domaine. 25 % des appels proviennent des professionnels de terrain qui se trouvent démunis face à des situations de maltraitance. La plate forme, qui comprend l'Alma, dédiée aux personnes âgées, s’est ouverte aux personnes handicapées.


Un défi démocratique


Pour un maintien à domicile il faut mettre l’accent sur les aidants familiaux ou employés, et leur formation. Ces aidants, quand ils sont familiaux, doivent aussi pouvoir concilier leur vie privée et professionnelle. Il faut également développer les structures en institutions.


Sur le maintien à domicile, il faut créer des structures à taille humaine pour permettre aux personnes âgées de résider dans des logements privatifs et instaurer un débat «sur l’opportunité d’assortir le congé des aidants familiaux d’une compensation de la perte de salaire», dixit Michel Coquillion, vice-président de la CFTC.


Il est plus que temps d’améliorer la prise en charge des personnes qui résident dans des structures hospitalières. Pascal Champvert s’interrogeait, le 6 mars dernier, dans le journal La Croix : «Comment notre pays va financer son retard en matière d’aide aux personnes âgées ?» De la même manière, Joëlle Le Gall, présidente de la Fédération nationale des associations de personnes Âgées et de leurs familles (Fnapaef), réclamait dans Le Parisien la création immédiate de 40 000 places dans les établissements. Selon ces associations, tout repose sur les familles et non la solidarité nationale.


D’autre part, L’Humanité du 6 mars dernier relatait déjà la maltraitance dont sont victimes les personnes âgées dans certaines maisons de retraite. 50 % des personnes âgées hospitalisées et 30 % des résidents des maisons de retraite sont mal nourris.


En effet, à la source on trouve une accumulation d’inattentions s’apparentant à des maltraitances : préjugés alimentaires qui conduisent à la prescription de régimes trop sévères, horaires inadaptés (repas parfois servi à 17h30), effet anorexigène de la distribution des médicaments, etc. Des patients handicapés ont des difficultés pour mastiquer, ce qui conduit à un effet buccal déplorable.


Des dentistes pourraient pourtant facilement intervenir en amont. Quand on rentre dans la peau d’une personne âgée, «on perd ses repères, raconte D.B. S’asseoir dans un fauteuil pour nouer ses chaussures, descendre un escalier, ouvrir une boite de médicament, décapsuler un comprimé, se coiffer, tous ces gestes simples deviennent difficiles voire impossibles.»


Si le degré de civilisation d’une société se mesure à ses engagements envers les plus vulnérables, il est plus que temps de s’intéresser à ce problème pour le résoudre le plus rapidement possible.


Martine Lozano, militante associative

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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 08:35
Communiqué du NPA.
Bouclier fiscal pour les riches, accidentés du travail taxés.

Un projet de loi visant à taxer les indemnités des accidentés du travail a été voté par les députés UMP ce vendredi 13 novembre.


Ce projet est purement scandaleux car il vise à taxer les salariés déjà pénalisés par un accident du travail.


A écouter Sarkozy et son gouvernement cette loi serait indispensable car il s'agirait d'une loi d'équité sociale, de "justice sociale".


Comment peut on aujourd'hui considérer les accidentés du travail comme des privilégiés alors que ces indemnités ne sont pas équivalentes à leur salaire initial et que souvent les conséquences d'un accident du travail sont irréversibles physiquement pour les salariés concernés.  


Alors que le gouvernement s'apprête à faire un nouveau cadeau de 12 milliards d'euros aux entreprises en supprimant la taxe professionnelle, qu’il continue à donner chaque année 32 milliards d'euros au patronat en exonération de cotisations sociales, qu’il subventionne à coup de milliards le patronat de l’automobile comme PSA alors même qu’il licencie , qu’il réduit les impôts des plus riches grâce au bouclier fiscal, taxer les victimes du travail montre une nouvelle fois tout le mépris de ce gouvernement vis-à-vis des classes populaires.


Par équité sociale, le NPA propose, entre autre, que le gouvernement, comme le préconise la Cour des comptes depuis 2007, taxe réellement les stocks options ce qui rapporterait environ 3 milliards d'euros.


Le NPA est partie prenante de la campagne unitaire initiée par la Fondation Copernic contre ce projet indécent et pour son retrait.

 

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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 08:24

À Brest, ils ont protesté contre le rassemblement de l'association « SOS tout-petits » hostile à l'avortement.

Une soixantaine de partisans de la loi Veil légalisant l'avortement ont manifesté hier en début d'après-midi à Brest.


Ils protestaient contre le rassemblement organisé à l'intérieur de l'église Saint-Louis par l'association « SOS tout-petits ».


Ils ont défilé autour de l'édifice en scandant des slogans tels que « Un enfant si je veux, quand je veux » ou « C'est la loi, c'est le droit, l'IVG est un droit ».


« SOS tout-petits » organisait hier dans un certain nombre de villes françaises un « rosaire pour la vie » destiné à rappeler son opposition à l'interruption volontaire de grossesse (IVG) mais aussi à la contraception.


A Brest, une trentaine de personnes ont participé à la prière qui avait lieu dans une chapelle de l'église Saint-Louis.


Pour les pro-IVG, on assiste à une remise en cause de la loi Veil. « Le droit à l'avortement est menacé, estime une militante du Planning familial de Brest.


Il n'y a pas de volonté politique pour que les hôpitaux continuent à pratiquer les IVG. Les anti-IVG sont présents dans énormément de réseaux. »

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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 09:14
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Vaccination de masse ou vaccination ciblée des personnes fragilisées? La décision de vacciner toute la population française a été prise sous la pression d’experts financés à 100% par l’industrie de la vaccination.


Le groupe d’expertise et d‘information sur la grippe (GEIG), au budget de 400 millions d’euros, est financé jusqu’au dernier centime par cinq groupes de la vaccination.


C’est son directeur scientifique, le professeur Lina, qui se tient aux côtés de Mme Bachelot lors de ses conférences de presse.

Alors que la santé subit l’austérité, le gouvernement a trouvé un milliard d’euros, payée pour moitié par la Sécu – donc nos cotisations, pour acheter, quatre fois leur prix, 90 millions de doses de vaccins.


Des vaccins qui n’avaient pas encore d’autorisation de mise sur le marché, et qui n’ont quasiment pas été testés, malgré l'ajout d’adjuvants et de conservateurs. Alors que les labos jurent qu’il n’y a aucun problème avec leurs vaccins, ils ont quand même obtenu qu’en cas de complication vaccinale, ils n’aient pas un euro à débourser. C’est le fonds d’indemnisation des aléas thérapeutiques qui paiera!


Un scandale à un milliard d’euros qui doit d’autant plus être dénoncé que la mortalité de la grippe pandémique n’est guère supérieure à celle de la grippe saisonnière, alors qu’elle est plus contagieuse.


À l’opposé des experts sous influence, la seule revue de formation médicale indépendante des laboratoires, la revue Prescrire, conseille de s’en tenir à une «vaccination ciblée pour les personnes à risque élevé de complications graves, ceux qui les entourent et qui les soignent».


Différents vaccins sont sortis: virus entier ou fragmenté, avec ou sans adjuvant et conservateur.


En effet, les adeptes du «vacciner plus pour gagner plus» ont été confrontés à un problème: leur capacité de fabrication limitée. Alors, pour produire plus avec moins d’anti-gènes, ils ont rajouté dans leur vaccin (Focetria, Pandemrix) des adjuvants qui stimulent la réaction du système immunitaire, mais sont aussi accusés de favoriser des maladies auto-immunes.


Ils ont également rajouté des conservateurs comme le thiomersal, un dérivé mercuriel dont la présence n’est plus recommandée dans les vaccins depuis 1998, à cause des risques neurotoxiques. Le Cevalpan utilise lui des virus entiers inactivés. Pourtant une vaccination aux USA avec ce type de vaccin, en 1976, a été arrêtée pour avoir causé une paralysie ascendante grave de type Guillain-Barré pour 100 000 vaccinations.


Pour la revue Prescrire, les vaccins fragmentés, sans adjuvants et sans thiomersal, comme le Panenza, ont le meilleur rapport-bénéfice risque, notamment pour les nourrissons et les femmes enceintes, quand ils sont jugés à risque. Ils se rapprochent le plus du vaccin de la grippe saisonnière, largement éprouvé, qui réduit de 50% les complications et de 80% la mortalité, parmi les populations ciblées.


Experts payés par les labos, vaccins peu testés, gouvernement qui choisit la vaccination de masse d’abord dans l’espoir d’éviter des arrêts de travail, quitte à faire courir des risques inutiles à l’ensemble de la population... le doute est semé. Seule 17% de la population souhaite être vaccinée. Et pas toujours celle qui en aurait besoin!


Frank Cantaloup


Plus d'infos : http://www.prescrire.org/aLaUne/dossierGrippeA15oct.php

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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 09:27


Le Parlement a adopté le 3 novembre le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2010, qui prépare de nouvelles amputations des remboursements, dont celle des affections de longue durée (ALD), ces maladies qui nécessitent un suivi, des soins et des traitements coûteux.

Aujourd'hui, pour ces malades, la totalité des traitements est prise en charge à 100 % par la Sécurité sociale, à l'exception notable des franchises médicales (un euro sur chaque consultation, 0,50 euro par boîte de médicaments, etc.).

La Sécurité sociale reconnaît 30 affections de longue durée, qui concernent huit millions de malades victimes, par exemple, d'accidents vasculaires cérébraux invalidants, de diabète, de la maladie d'Alzheimer ou encore de cancers. La prise en charge de ces ALD représente 62 % des dépenses de l'assurance maladie.

Pour le gouvernement, les ALD cela fait sans doute trop de malades et surtout cela coûte trop cher. En 2008, Bachelot s'y était déjà attaquée mais elle avait dû reculer devant les protestations. Un an plus tard, le gouvernement revient à la charge en s'en prenant, cette fois, à la prise en charge d'une des 30 ALD, les cancers.

Sarkozy, en présentant son plan cancer le 2 novembre, a apporté son appui au projet de loi de financement de la la Sécurité sociale qui propose de ne « renouveler l'ALD cancer, au-delà de la durée initiale de cinq ans, que lorsqu'il y a nécessité de poursuite d'une thérapeutique lourde ou de prise en charge de séquelles liées à la maladie ou au traitement ».

En s'appuyant sur des études qui donnent le chiffre de 60 % de cancers curables et notent l'augmentation des perspectives de guérison, le gouvernement entend exclure de l'ALD tous les cancéreux considérés comme « guéris » au bout de cinq ans. Mais justement, un malade peut très bien connaître une rémission de son cancer pendant cinq ans, mais ne pas être à l'abri d'une récidive.

Tout le problème est alors de prévenir ces récidives par un suivi médical rigoureux, qui nécessite une prise en charge éventuellement coûteuse. Pour faire des économies, le gouvernement prend le risque que ce suivi médical soit délaissé et que des dépistages précoces de rechute n'aient pas lieu.

Avec cette nouvelle attaque contre les ALD, le gouvernement s'en prend une fois de plus au système de santé, au nom d'économies pour combler le « trou » de la Sécurité sociale. Mais il reste toujours aussi généreux avec les patrons, dont le total des exonérations de cotisations sociales s'élève à plus de 22 milliards d'euros, ou avec les laboratoires pharmaceutiques, à qui il vient de verser plus de 800 millions d'euros, sans discuter les prix, pour l'achat des vaccins antigrippe H1N1.
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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 09:23



Vendredi 6 novembre, à la demande de Jean-François Copé patron de l'UMP, la majorité de la commission des Finances de l'Assemblée nationale a voté l'imposition des indemnités d'arrêt de travail suite à un accident du travail.

Actuellement, ces salariés ne touchent pendant leur arrêt, en général, que 60 % de leur salaire brut durant les 29 premiers jours et 80 % au-delà. Normalement, les victimes d'accident du travail ne devraient rien perdre de leur salaire pendant leur arrêt. Ils devraient même recevoir des compensations en plus, pour les souffrances endurées et tous les soins non remboursés.

Eh bien, par équité osent-ils prétendre, les députés UMP de cette commission des Finances ont fait tout le contraire et aligné le régime fiscal des indemnités journalières pour accident du travail sur celui des arrêts maladie, même pour les arrêts de longue durée. La double peine pour le salarié accidenté et sa famille : blessé dans sa chair et sanctionné dans ses moyens de vivre ! Et pour faire bonne mesure dans l'ignominie, ils ont rajouté l'imposition des indemnités d'arrêt au titre des maladies professionnelles.

Toujours la même devise pour ces nantis : on ne peut pas prendre beaucoup à chaque pauvre, mais ils sont nombreux - chaque année il y a plus de 700 000 accidentés du travail avec arrêt et 44 000 maladies professionnelles !
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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 08:55


Une négociation entre l'Assurance maladie, les syndicats de médecins et les assurances complémentaires vient d'accoucher d'un nouveau système de tarification pour certains actes médicaux : le « secteur optionnel ». Il creusera encore un peu plus l'écart entre ceux qui ont les moyens de se soigner et ceux qui y regardent à deux fois avant de consulter.

Aujourd'hui, les médecins conventionnés adhèrent à l'un ou l'autre de deux secteurs de tarification. Ceux du secteur 1 appliquent les tarifs remboursés par la Sécurité sociale et, en échange, bénéficient d'une prise en charge de leurs cotisations sociales. Ceux du secteur 2, une option réservée aux médecins pourvus de titres hospitaliers, fixent librement leurs tarifs. Ils pratiquent donc des dépassements d'honoraires qui ne sont pas remboursés par la Sécurité sociale. La seule limite imposée à ces dépassements est qu'ils soient déterminés « avec tact et mesure ».

On imagine l'efficacité d'une telle limitation ! C'est ainsi que, si 92 % des médecins généralistes sont en secteur 1, en revanche 83 % des chirurgiens sont en secteur 2. Pour la moindre prothèse de hanche, ce sont des centaines d'euros qu'il faut pouvoir débourser... ou alors patienter sur la longue liste des interventions pratiquées par les rares chirurgiens du secteur 1.

C'est prétendument pour « contenir » et « moraliser » ces dépassements d'honoraires et faciliter l'accès aux soins que le ministère de la Santé et l'Assurance maladie ont donc négocié avec les syndicats de médecins et les assurances complémentaires ce nouveau « secteur optionnel », qui n'est pour l'heure proposé qu'aux chirurgiens, anesthésistes et obstétriciens.

Ceux qui opteront pour ce nouveau secteur devront assurer 30 % de leurs actes au tarif remboursable et ils pourront donc pratiquer des dépassements d'honoraires pour les 70 % restants, à condition toutefois que le dépassement ne soit pas supérieur à 50 % du tarif de la Sécurité sociale. En contrepartie, l'Assurance maladie prendra en charge une partie de leurs cotisations sociales et les complémentaires rembourseront aux patients les dépassements d'honoraires. Ben voyons ! Et qui paiera l'augmentation des cotisations des assurances complémentaires ?

En fait, comme la plupart des chirurgiens pratiquent des dépassements d'honoraires qui doublent, voire pire, le tarif de la Sécurité sociale, ils ne se précipiteront pas dans ce « secteur optionnel ». Par contre, de nombreux spécialistes sont intéressés et leurs syndicats en appellent à une ouverture de ce nouveau secteur à toutes les spécialités car, en clair, cela leur permettrait d'augmenter leurs tarifs de 50 % pour près des trois quarts de leurs consultations. Quant aux consultations au tarif remboursé, il faudra s'armer de patience pour y accéder.

Si le secteur optionnel est élargi, certes le ministère aura satisfait les médecins. Par contre les dépassements d'honoraires ne seront ni « contenus » ni « moralisés ». En effet, d'une part, les dépassements « libres » du secteur 2 persisteront et, d'autre part, pour les trois quarts des consultations, il y aura alors un dépassement tout à fait légal de 50 % au-dessus du tarif de la Sécurité sociale.

Quant aux assurés, ceux qui en ont les moyens paieront beaucoup plus cher leur complémentaire et, pour les autres, il ne leur restera qu'à croiser les doigts pour ne pas tomber malades !
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