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24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 15:12

 ump repression

 


Pour son entrée en campagne, Sarkozy n’a pas hésité à promouvoir son bilan calamiteux, tout en promettant de nouveaux lendemains qui déchantent.

À écouter Sarkozy déclarant sa candidature au journal de 20 heures de TF1 le 15 février, il semblerait que c’est « une succession de crises sans précédent » qui le pousserait à « solliciter à nouveau la confiance des Français ». Il ajoute, usant de métaphore navale, que « cela serait sinon comme un abandon de poste », tel un capitaine quittant le navire en pleine tempête.

 

Si la crise économique n’était pas une réalité s’abattant sur des dizaines de millions de familles, nous aurions pu en rire. La crise, il en a été un des promoteurs. Le navire, c’est la galère dans laquelle nous sommes tous et toutes et il est plus que temps de jeter par-­dessus bord ce capitaine qui préfère assurer l’opulence de ses invités industriels et grands financiers.

Thatcher forever


Mais derrière le baratin classique du politicien, ses phrases sonores mais creuses, lui et ses amis s’apprêtent à faire endurer à l’ensemble de la population vivant en France, les pires plans antisociaux, un recul de notre niveau de vie sans précédent telle une mauvaise série B, Margaret Thatcher forever.


Arrêtons-nous sur une phrase qui démontre le vice du personnage : « si on veut garder notre modèle social, notre façon de vivre, nous devons continuer à faire des changements », tels que « l’autonomie des universités, la réforme des retraites, la réduction indispensable des dépenses… » !

 

En clair, détruisons notre modèle social pour le conserver ! Ou plutôt, en vrai, détruisons notre modèle social afin de garantir un « profit minimum » à ses amis banquiers, industriels, libéraux : les artisans de la « crise sans précédent ». Le modèle social dont parle Sarkozy est le système qui assure des rentes énormes pour une minorité possédante et pas celui qui permet à chacun et chacune de vivre correctement, de s’émanciper et de se projeter dans un futur solide.


On pourrait aussi sourire à la question de la journaliste, en réaction à la liste des méfaits qu’il s’apprête à commettre si les moyens lui en sont donnés (contrôle des chômeurs, raboter encore plus dans l’éducation et les services publics…) : « les Français se demandent pourquoi vous ne l’avez pas fait avant ? » Non, en fait, on ne se demande rien du tout ! Drôle de question. Souhaiterions-nous moins de santé, moins d’éducation, moins de salaires, moins de liberté, moins de droits ?


D’ailleurs concernant les droits, il n’en fait référence que pour les opposer aux « devoirs » des chômeurs. Cela ressemble plus aux travaux forcés pour une partie de la population qui n’a pas choisi cette condition sans emploi qu’une défense de la « valeur travail » dont il se fait dorénavant le chantre. Car s’il souhaite réellement revaloriser le travail, ce n’est pas compliqué : il faut augmenter les salaires qui en dépendent, interdire les licenciements, instaurer le contrôle des salariés sur la production.


Il n’hésite pas non plus, avec le cynisme qui le caractérise, à récupérer les Lejaby. Souvenons-nous que les salariées l’avaient d’ailleurs elles-mêmes dénoncé par avance, alors que sans leur lutte, il n’y aurait pas eu de reprise. Sa stratégie durant la période électorale ­: un de sauvé pour 100 d’oubliés. Ainsi, il évacue très rapidement la question sur le site de Preciturn ou de Gandrange, où en 2008, il s’était moqué des salariés d’Arcelor-­Mittal : « Avec ou sans Mittal, l’État investira dans Gandrange ». Cynisme, mépris d’une aristocratie qui ne dit pas son nom.

Épouvantail grec


Mais sa vitrine argumentaire reste le spectre de la Grèce. Même si les conséquences de la crise en Grèce sont dangereuses pour le capitalisme européen c’est une opportunité pour Sarkozy. L’épouvantail de la faillite, de la baisse du Smic de 22 %, des plans d’austérité terribles pour la population lui permet d’avancer tranquillement son chantage à l’apocalypse afin de nous obliger à accepter les futurs plans d’austérité.


Dégager Sarkozy dans cette élection c’est ce qu’on appellerait du bons sens populaire ! Mais il faudra aussi nous atteler à construire un bloc anticrise avec tout ceux et celles qui n’acceptent tout simplement pas. La gauche radicale a une responsabilité qu’elle n’a certainement jamais eu, mais deux camps se dessineront : ceux qui défendent les intérêts du capitalisme, en voulant payer la dette notamment, et ceux qui résistent et s’opposent à ces prédateurs dont la logique n’a que faire des dégâts humains qu’elle engendre.


Frédéric Yermia

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 10:48
lundi 6 février 2012  |  par  Chantal  | 

 

Les mesures annoncées par Sarkozy pour « financer la protection sociale, baisser le coût du travail et éviter les délocalisations » n’ont trompé personne et montrent une nouvelle fois pour qui ce président des riches met en place des réformes, et à qui il réserve la rigueur et l’austérité.


L’augmentation de 1,6 point de la TVA est une énorme injustice : la TVA (taxe sur la valeur ajoutée) est une taxe qui s’applique à tous, mais n’est pas proportionnelle aux revenus, et par conséquent, son augmentation (qui se traduira bien évidemment par une hausse des prix) touchera encore plus les revenus les plus faibles.


La baisse d’une partie des cotisations patronales pour la protection sociale est un cadeau pour le patronat qui préfèrera empocher des marges supplémentaires que de répercuter ces effets sur l’emploi ! (même la Direction générale du trésor et de la politique économique les estime incertains !).


Cela fera 13 milliards d’euros en moins dans les caisses de l’Etat. De plus, ces mesures pourraient bien préparer la suppression des cotisations sociales patronale, en modifiant le financement de la protection sociale, le basant sur un système de marchandisation des besoins dépendant de la croissance, et non plus sur les cotisations salariales et patronales selon des principes de répartition et de solidarité !!


Pour dissimuler l’injustice de ses réformes, Sarkozy a annoncé l’augmentation de la CSG sur les revenus du patrimoine - à peine 2 milliards de plus dans les caisses de l’Etat - ainsi qu’une taxe Tobin de 0,1 % sur les transactions financières : 1 milliard prélevé, mais qui sera redistribué à la finance en intérêts de la dette !!!


N’oublions pas que leur dette est induite par leur système économique et politique : actuellement, les entreprises du CAC 40 ont un bénéfice de 80 milliards d’euros, dont 37 pour les actionnaires, alors que 1000 emplois sont supprimés par jour !


Il y a des solutions possibles : redistribuer les richesses par une vraie politique fiscale, supprimer les exonérations fiscales, taxer la finance, fermer les paradis fiscaux, créer de l’emploi en le partageant et en développant les services publics.

 

http://www.ecoleemancipee.org/spip.php?article1022

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 13:25
nez-sarko.jpg

LEMONDE.FR | 23.09.11 | 14h45   •  Mis à jour le 23.09.11 | 17h12

 
En plaçant sur écoute un portable de Thierry Gaubert, la police capte, le 19 juillet, une conversation entre sa fille, Nastasia, et un ami, David C., portant sur les révélations que la femme de M. Gaubert pourrait faire à la police.

- Nastasia : "En fait, ils ont trouvé un compte aux Bahamas, et euh... mon père l'avait mis au nom de ma mère."

- David : "Oui, oui."

- N. : "Donc voilà. Il a dit à ma mère : si tu craques euh..., toute la famille saute, on saute tous (...) Il lui a dit euh... vraiment, on est dans la merde."

- D. : "Putain."

- N. : "Ouais. Et euh... personne pour l'aider parce que euh... Copé est trop dans la merde. Hortefeux est trop dans la merde. Et si euh... Sarko ne... ne passe pas au deuxième tour, euh... lui aussi est (inaudible) dans la merde et personne ne l'aide. Il a dit... Mon père, il a dit à ma mère : personne m'aidera. Parce que tout le monde est dans la merde (...). Sarko, il veut même pas l'aider. Enfin là, ça va encore, mais si... si Sarko il passe pas en 2012 euh..., vraiment, ils sont tous dans la merde."

- D. : "Ah là je crois que si Sarko il passe pas, ils sont morts."

- N. : "Ah ouais. Tous."

Gérard Davet et Fabrice Lhomme

 

http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/09/23/affaire-karachi-si-sarko-passe-pas-ils-sont-tous-morts_1576938_823448.html

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 11:56

tva

Le projet de TVA annoncé par le président lors de sa prestation télévisée du 29 janvier, présenté comme un rempart vis-à-vis des délocalisations, va pénaliser les petits revenus.


30.01.2012 | Benito Perez | Le Courrier

 

L’homme qui voulait protéger les riches avec un bouclier fiscal termine son mandat en assommant les pauvres à coups de taxes. Dans son dernier discours [le 29 janvier] avant sa candidature, Nicolas Sarkozy a notamment annoncé une hausse de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour compenser une baisse des charges sociales.

Cette prétendue TVA "sociale" n’a pourtant rien de progressiste ; comme toute taxe sur la consommation, elle touchera plus durement les petits revenus que les gros, qui peuvent y échapper en capitalisant. A contrario, les charges sociales biffées sont versées paritairement par le patronat et les employés, proportionnellement au salaire.

Selon M. Sarkozy, ce basculement permettra d’assurer les revenus de la Sécurité sociale tout en réduisant le coût du travail, rendant les entreprises françaises plus concurrentielles. Mais le prétexte ne convainc guère : la mesure entravera d’abord la consommation des Français. Ce qui mettra en difficulté ces mêmes entreprises que l’Etat prétend aider. Quant aux effets sur les coûts de production en France, ils seront infimes.

Il y aurait mille façons plus équitables de fiscaliser la protection sociale. Par exemple, en touchant aux seuls revenus du capital. Mais, dans ce domaine, le président s’est contenté de mesurettes.

Avec son aplomb habituel, M. Sarkozy tente de refaire le coup de 2007, quand il se faisait passer pour le candidat des travailleurs de l’industrie. A l’époque, toutefois, le fringant leader de l’Union pour un mouvement populaire (UMP) menait le bal politique à sa guise. Avec son maigre bilan et des sondages en berne, le chef de l’Etat sortant est désormais sur la défensive. Sa TVA comme rempart aux délocalisations apparaît avant tout comme une piètre riposte à l’avancée des thèses protectionnistes dans l’électorat populaire.

TVA "sociale" : discours de Nicolas Sarkozy du 29 janvier 2012 et celui du 20 juin 2007

L’œil rivé sur les enquêtes d’opinion, Nicolas Sarkozy ne peut ignorer la vague de scepticisme à l’égard du libre-échange. Si la débandade de la finance libéralisée et les crises alimentaires pouvaient paraître lointaines ou abstraites, la désindustrialisation accélérée touche directement les salariés. Qui commencent à voir d’autres pays réagir, comme ceux d’Amérique latine et certains Etats d’Asie, qui n’hésitent plus à imposer des droits de douane ciblés à certaines importations. Ce sera, à n’en pas douter, l’un des thèmes clés de la présidentielle – en témoigne la popularité de Jean-Luc Mélenchon, d’Arnaud Montebourg ou de Marine Le Pen.

Présenté parfois comme un interventionniste, M. Sarkozy ne perd jamais de vue ses fondamentaux. Il ne franchira jamais la ligne rouge du protectionnisme. La mondialisation – dont la crise actuelle est une expression radicale – constitue pour lui une formidable occasion de remodeler la société française selon ses valeurs de concurrence et de réussite individuelle. En prétendant jouer sur la variable "travail" (baisse des coûts, flexibilité) pour accompagner la mondialisation et sauver le modèle social français, Nicolas Sarkozy vend du vent. Mais attention : il nous a habitués à le faire avec talent !

 

http://www.lecourrier.ch/

 

Commentaire: Le courrier suisse est bien à gauche: il collabore avec "Il Manifesto" et "Le Monde Diplomatique".

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 13:55
tva


La TVA prétendue sociale devrait être une des mesures « pour l’emploi » proposées par le gouvernementle 18 janvier prochain.


En décidant de faire voter son projet de « TVA sociale », Sarkozy fait un pari risqué : imposer, quelques semaines avant les élections, un 3e plan d’austérité et une contre-réforme qui porterait un coup décisif à la Sécurité sociale.
Le projet du gouvernement reprend celui du Medef. Il consisterait à réduire très fortement les 5, 4 % de cotisations versées par les patrons à la « branche famille » de la Sécu (les allocations familiales), soit un cadeau d’environ 30 milliards d’euros.

Cette baisse des cotisations patronales serait compensée par une hausse d’environ six points de la TVA qui passerait donc à 13 % pour les produits de première nécessité et à 25, 6 % pour les autres !
Il faut appeler les choses par leur nom. Derrière les formules « faire baisser le coût du travail », « accroître la compétitivité de nos entreprises », c’est tout simplement de la baisse massive des salaires qu’il est question.

Réduire les cotisations sociales de 30 milliards, c’est pour les patrons faire 30 milliards d’économie sur les salaires (salaires et cotisations sociale) et donc augmenter d’autant la part des profits. À terme, l’enjeu, c’est l’ensemble des 400 milliards de cotisations sociales qui sont aussi une part de notre salaire, mis en commun pour financer nos retraites, notre santé, nos allocations chômage ou l’éducation de nos enfants.

Compenser le cadeau ainsi fait aux patrons par la TVA, c’est un nouveau hold-up sur les revenus de l’ensemble des classes populaires sous forme d’impôt sur leur consommation quotidienne.
La TVA est de plus l’impôt le plus injuste de tous, puisqu’il pèse en proportion davantage sur les plus petits revenus : l’incidence de la TVA est de 11, 5 % pour les 10 % de ménages les moins aisés et de 5, 9 % sur les 10 % de ménages les plus aisés !

Depuis 30 ans, les gouvernements de droite comme de gauche ont prétendu favoriser l’emploi en « baissant le coût du travail », avec le résultat que l’on connaît.
Accepter la baisse des salaires directs (le salaire net) ou indirects (les cotisations sociales) est un marché de dupes où les salariéEs sont toujours perdantEs.

Pour faire avaler la pilule, la présidente du Medef propose en même temps la baisse des cotisations dites « patronales » et celle des cotisations dites « salariales ». Ainsi, selon elle le salaire net serait augmenté et chacun serait gagnant ! C’est un leurre car Laurence Parisot propose de remplacer ces cotisations « salariales » par la CSG (contribution sociale généralisée)… elle aussi payée à 85 % par les salariéEs.

Tout au plus y aurait-il une modification de la répartition de l’effort… au sein des classes populaires !
Mais, au-delà des conséquences immédiates, le remplacement des cotisations sociales par la TVA exonérerait définitivement le patronat du financement de la protection sociale.

À terme, on se retrouverait avec une Sécu minimum financée par l’impôt (soins coûteux, assistance aux plus pauvres). Pour la grande majorité de la population, il faudrait avoir recours à des assurances complémentaires. C’est là le deuxième but de l’opération. En un mot, ce serait la fin de la Sécurité sociale.

Ajoutons qu’un impôt ne peut être pré-affecté à une dépense précise. Rien ne garantit que la hausse de la TVA aille réellement à la protection sociale. L’exemple de la vignette automobile, censée bénéficier aux personnes âgées et utilisée à tout autre chose est resté célèbre !

Chacun doit mesurer l’enjeu des semaines à venir. Si Sarkozy parvient à mettre en place la machine de guerre de sa contre-réforme, il suffira par la suite de la faire tourner au nom de la « crise », de la « dette » ou de la « défense de l’emploi » pour en finir définitivement avec la Sécurité sociale.

Il ne s’agit donc pas d’attendre les élections.

L’ensemble du mouvement syndical et de la gauche politique s’est prononcé contre la TVA antisociale qui est l’objet d’un rejet massif et spontané.

Une mobilisation unitaire peut et doit se construire, sans aucun préalable, pour le retrait immédiat du projet gouvernemental, avec comme première échéance la mascarade du « sommet social » du 18 janvier.

Comme l’a proposé Philippe Poutou, candidat du NPA à l’élection présidentielle, dès le 4 janvier : « Toutes les forces de la gauche sociale et politique devraient se rencontrer au plus tôt pour définir ensemble les modalités immédiates d’une riposte afin d’empêcher ce mauvais coup supplémentaire du quinquennat Sarkozy. »
Il n’y a, en effet, pas une minute à perdre.

Jean-Claude Delavigne
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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 09:29

index-copie-1

 

Deux jours avant l'ouverture de son procès, Jacques Chirac a fait savoir qu'il était incapable, pour raison médicale, de comparaître devant le tribunal de grande instance de Paris, tout en estimant, sans rire, « ce procès utile à notre démocratie, car il montre que tous les Français sont égaux devant la justice ». Pourtant, tout indique le contraire...

Après presque vingt ans de procédure, l'ex-président sera donc jugé en son absence pour des délits d'abus de confiance, prise illégale d'intérêts et détournement de fonds publics, commis avant 1995, quand il était maire de Paris et dirigeant du RPR, ancêtre de l'UMP, le parti de Sarkozy.

Depuis un an, l'entourage de Chirac expliquait qu'il voulait être jugé. En même temps, ses proches communiquaient sur la dégradation de sa santé...

Chirac est accusé d'être responsable, avec d'autres, d'avoir créé des emplois fictifs à la mairie de Paris entre 1992 et 1995. Mais, jusqu'à présent, douze années d'immunité, et pas mal d'indulgence de certains magistrats, lui ont permis d'échapper à plusieurs dossiers de financement du RPR, à l'affaire des « frais de bouche » de la mairie de Paris ou à celle de billets d'avion au financement mal identifié. Parfois, des collaborateurs comme Juppé ont été condamnés, mais lui n'a jamais été jugé, les procédures ayant été enterrées ou prescrites. La justice a su en effet se hâter lentement.

Chirac est donc poursuivi pour quelques emplois fictifs qui servaient à rémunérer parents, amis, proches ou collaborateurs du RPR ou d'associations satellites. En avril 1977, la mairie de Paris comptait 17 « chargés de mission ». Vingt ans après, la police en retrouvait 481. Devant l'ampleur des moyens qu'il aurait fallu engager, la justice s'est limitée à des poursuites sur un échantillon de personnes liées directement au cabinet du maire de Paris.

Selon le juge qui a instruit l'affaire, « Chirac est parvenu ainsi à se ménager (...) des relais dans la vie politique, y compris au croisement d'autres partis, dans la vie sociale, associative, syndicale, sportive, visant à asseoir son influence politique et à servir à plus ou moins long terme ses intérêts et ambitions, ou ceux de son propre parti (...) tout en portant atteinte aux intérêts financiers de la ville ». Mais, à l'été 2010, la Ville de Paris dirigée par Delanoé (PS) s'est entendue avec les avocats de l'UMP et de Chirac. Le parti de droite a remboursé les trois quarts du coût des emplois fictifs imputés à Chirac, soit 1,65 million d'euros, et l'ex-président le quart restant, soit 550 000 euros. En échange de quoi la ville, bonne fille, a abandonné les poursuites, ce qui devrait éviter à Chirac et à ses co-accusés toute condamnation...

Chirac n'est pas le seul homme politique à mettre à profit ses fonctions au service de la coterie politique à laquelle il appartient. Mais cette affaire a le mérite de mettre en évidence les liens entre les différentes institutions, et surtout elle permet de juger ce que valent cette justice et ces politiciens.

Jacques FONTENOY

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2249&id=13

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 10:50

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L'agence Pinkerton, briseurs de grèves aux USA

Une prime pour les remplaçants de grévistes à la RATP ?

FRANCE INFO - HIER, 15:38

La RATP envisage de donner 100 euros par mois aux volontaires qui acceptent de ne pas faire grève. Une prime annuelle de 1.200 euros attribuée à ses cadres et ses agents de maîtrise d’exploitation. Un projet qui scandalise les syndicats. La RATP soupçonnée par les syndicats de vouloir casser la grèveL’entreprise ferroviaire envisage de proposer à certains cadres une prime de 100 euros par mois pour être “mobile”.

Ces salariés, qui n’ont pas l’habitude de conduire des trains seraient forméspour pallier, en cas de besoin, l’absence des conducteurs.150 agentsseraient concernés par cette prime.

La direction de la RATP confirme étudier la mise en place de cette prime. Son objectif est d’assurer les journées de grève et aussi de permettre aux passagers de voyager
Cette idée de prime pour remplacer les agents en grève fait bondir les syndicats.

 

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Un tramway pour les Roms : malaise à la RATP et la préfecture de Seine-Saint-Denis

FRANCE INFO - HIER, 08:04

La polémique se poursuit autour de ce tramway affrété pour transporter des Roms évacués d’un campement en Seine-Saint-Denis. La RATP affirme que la décision a été prise localement sur demande de la police, et que les Roms ont été "invités" à emprunter la rame. Mais la préfecture du 93 assure n’avoir "jamais réquisitionné de tramway". Et les intéressés disent avoir été forcés de monter dans le T1...Le PDG de la RATP a semblé hier bien embarrassé par cette affaire, lors de sa conférence de presse. Pierre Mongin a reconnu les faits : "il a été décidé par les forces de police de transporter ces gens dans le tram". Mais décliné la responsabilité de la RATP : "l’entreprise n’est absolument pas en cause dans cette affaire". Puis"le tramway n’est pas fait pour ça".De son côté, la préfecture de Seine-Saint-Denis se défend d’avoir "jamais réquisitionné de tramway[...] Ce n’est pas la préfecture qui a demandé une rame supplémentaire, mais la RATP qui a décidé de mettre en place cette rame".

Tandis que RATP et préfecture se renvoient la balle, face à l’émoi de la gauche, des associations de droits de l’homme et des syndicats, les Roms expulsés reviennent sur la scène survenue mercredi matin à Saint-Denis. Alors que le ministère affirme qu’"à aucun moment les policiers n’ont employé la force pour évacuer le campement et faire monter les 150 ressortissants roumains et bulgares dans le tramway", eux racontent avoir étémalmenés et trimballés toute la journée, de tramway en RER, jusqu’à se perdre.

    Cécile Quéguiner, avec agences

     

    Commentaire:

    Les deux sont liés: on commence par les boucs émissaires, Roms, immigrés, juifs, et après on s'attaque au gros morceau, la classe ouvrière....

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    17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 11:53
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    Communiqué du NPA.

     

    Sans surprise, le sommet franco-allemand débouche sur la réaffirmation de l’austérité.


    La sinistre « règle d’or » est confirmée, elle doit être adoptée par les 17 pays de la zone Euro avant l’été 2012. Cette règle d’or est l’inscription dans la constitution de l’obligation de voter des budget à l’équilibre, l’interdiction des déficits.

     

    Mais, comme dans le même sommet, N. Sarkozy et  A. Merkel annoncent l’harmonisation de l’impôt sur les sociétés entre la France et l’Allemagne où cet impôt est plus faible, il est clair que l’équilibre budgétaire de la France ne viendra pas d’une augmentation de l’impôts sur les sociétés. Sarkozy continue ainsi son coup de force pour graver l’austérité dans le marbre.

     

    Sarkozy et Merkel annoncent la mise en place d’un « gouvernement économique européen » Ils veulent faire croire qu’il vont reprendre la main alors que leur politique est tout entière celle d’une soumission volontaire aux banques et autres fonds spéculatifs.

     

    Sarkozy parle avec des trémolos dans la voie de l’axe franco-allemand et il rêve à haute voix, dans la suite de la contre réforme des retraites, d’appliquer ici, la même politique qui a provoqué une baisse brutale des salaires et des allocations en Allemagne.

     

    Ce sommet est une nouvelle provocation, une provocation à construire une mobilisation convergente dans toute l’Europe contre l’austérité, pour refuser de payer la crise du capitalisme, pour l’annulation de la dette.

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    7 août 2011 7 07 /08 /août /2011 10:37
    Affaire Lagarde : Sarkozy rattrapé par sa désinvolture
    Qu'est-ce donc que cette affaire Lagarde ? Le citoyen peu attentif à ses scandales du siècle d'avant peut être parfois perdu. Les faits sont pourtant simples : Bernard Tapie était en procès avec le CDR, successeur du Crédit Lyonnais. L'ancien ministre de Mitterrand rallié à la cause sarkozyenne en 2007 accusait la banque de l'avoir spolié d'Adidas. Peine perdue, il était en passe de perdre son action quand, ô miracle, une fois Sarkozy élu, le gouvernement impose d'abandonner les poursuites au profit d'une procédure arbitrale qui donne raison à ... Tapie, et lui accorde une indemnisation record.

    Après l'affaire Takieddine et les millions des ventes d'armes, voici donc un scandale tout aussi ravageur et symbolique de Sarkofrance.
    Une ancienne ministre de Sarkozy a été rattrapée par la justice de son pays. Et Nicolas Sarkozy par sa désinvolture.

    Jeudi 4 août, date historique, la Cour de Justice de la République a finalement et enfin annoncé qu'elle ouvrait une enquête pour « complicité de faux » et « complicité de détournement de biens publics » sur le rôle joué par l'actuelle directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, dans l'affaire Tapie/Crédit Lyonnais. quand elle était ministre de l'Economie. L'avocat de Mme Lagarde a dénoncé ces accusations.

    Au-delà des accusations générales, que pouvait-on reprocher à l'ancienne ministre ?

    1. La ministre ne s'est pas assurée « par toutes les voies appropriées, y compris la consultation du Conseil d'Etat, que le CDR était habilité à recourir à l'arbitrage pour le compte d'un établissement public»,  avait expliqué la Cour des Comptes.

    2. La ministre a ignoré les recommandations de ses services ou des représentants du Crédit Lyonnais. Le directeur général de l'Agence des participations de l'Etat avait découragé les ministres des finances successifs de transiger (février 2007, août 2007, septembre 2007). Elle n'a consulté le comité d'audit du CDR que deux fois, et pour des points mineurs. Le 28 septembre 2007, le directeur général de LCL exprimait ses réserves sur le recours à l'arbitrage.

    3. Christine Lagarde a donné des instructions pour faciliter le recours à l'arbitrage. Parlant du directeur de cabinet de Lagarde, Bernard Scemama, président de lʼEPFR (l'établissement public actionnaire du CDR), a rappelé au Monde, vendredi 5 août les consignes gouvernementales : « Il m'a tout de suite parlé du dossier Tapie et m'a donné une consigne claire: il fallait aller à l'arbitrage. "C'est la décision du gouvernement", m'a-t-il dit ».

    4. On a pu douter de l'indépendance du collège d'arbitres: parmi les trois arbitres désignés par le gouvernement, l'un, Jean-Denis Bredin, a été vice-président du Mouvement des Radicaux de Gauche de Bernard Tapie, et un autre, le magistrat Pierre Estoup, a déjà joué l'arbitre dans une procédure liée à l'affaire Elf. Le site Mediapart avait révélé, en juin dernier, que M. Estoup avait également joué l'arbitre à la demande de Bernard Tapie dans deux autres affaires, en 1999 et en 2001.

    5. La procédure d'arbitrage elle-même est entachée de graves soupçons d'abus : (1) la Cour des Comptes a critiqué que le Crédit Lyonnais n'ait pas été entendu par les trois arbitres avant leur jugement ; (2) La version finale du compromis d'arbitrage, signée le 16 novembre 2007, fut différente de celle approuvée par les administrations du CDR en octobre : ce dernier avait plafonné son accord sur la demande d'indemnisation des époux Tapie à 50 millions d'euros au total. L'arbitrage définitif limitait ce plafond... à l'indemnisation du préjudice moral uniquement ! Fin juin, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour abus de pouvoirs sociaux à l'encontre de Jean-François Rocchi, le président du CDR de l'époque, qui a permis l'ajout dans le projet d'arbitrage de la mention « préjudice moral » , permettant à Tapie de récupérer quelque 45 millions d'euros supplémentaires.

    6. Christine Lagarde a refusé de faire appel de la condamnation du CDR (c'est-à-dire de l'Etat dont elle était ministre). Bernard Scemama et les administrateurs représentant lʼEtat au conseil dʼadministration de lʼEPFR ont reçu des instructions écrites et « claires » du cabinet de la ministre Lagarde fin juillet 2008, pour se prononcer en défaveur dʼun recours.

    7. La gouvernance du CDR a été affaiblie pendant cette période cruciale. Primo, Lagarde a fait remplacer l'un des administrateurs du CDR atteint par la limite d'âge par un autre, Bernard Scemama, lui-même atteint par la limite d'âge 3 mois plus tard. Secundo, ce dernier est arrivé très tard dans le processus (juste pour « appliquer » les consignes): « je n'avais pas les éléments d'analyse au moment de ma nomination, le processus étant déjà très avancé ».
    Tertio, un second administrateur a démissionné avec fracas, dénonçant l'interventionnisme du gouvernement (cf. la lettre de démission de Patrick Peugeot le 28 juillet 2008). Il n'a pas été remplacé. Quarto, le conseil n'a pas été informé par les services de Lagarde de quelques informations décisives (le courrier du DG de LCL du 28  septembre 2008, qui

    En définitive, le cabinet de Lagarde a expliqué que toutes les instructions venaient de Christine Lagarde elle-même. Christine Lagarde n'a pas confirmé que ces instructions venaient de Nicolas Sarkozy. Or c'est là toute l'affaire.

    Le président français est aujourd'hui accusé d'avoir agi avec légèreté en favorisant la candidature de Lagarde au FMI. Quand la ministre fut désignée à la tête du FMI, après quelques semaines de campagne, on s'est félicité, à droite comme à gauche, à quelques exceptions, de cette nomination.  On avait bien tort. Il est probable que Mme Lagarde ne démissionnera pas. Son avocat a déjà annoncé que les administrateurs du FMI qui l'ont nommé était au courant de ce risque. Mais pour la France, quelle image !

    Mais le plus grave est ailleurs : les contribuables français vont devoir régler quelques 245 millions d'euros de dédommagement. On imagine mal Christine Lagarde avoir agi seule et sans instruction de son patron élyséen: « Est-ce que vous croyez que j’ai une tête à être copine avec Bernard Tapie? » s'étonnait-elle, en juillet 2008. Non, bien sûr. La véritable intervention vient sans doute d'ailleurs, de plus haut, juste au-dessus d'elle. 

    La vraie question est donc : qui enquêtera sur le rôle réel de Nicolas Sarkozy dans cette affaire ?


    Lire aussi :

    http://www.marianne2.fr/sarkofrance/Affaire-Lagarde-Sarkozy-rattrape-par-sa-desinvolture_a531.html

     

    Commentaire:

     

    Cà c'est envoyé! Bon, d'accord, Marianne ce n'est pas notre genre, qui nous descend à longueur de colonnes. Et pourtant! Dans ses lecteurs il doit y avoir des tas d'électeurs "Npa" qui reconnaissent le seul hebdo un peu "pêchu" contre Sarko. Qui s'oppose le plus à Sarko: le PC-PS ou Marianne?  Mais entre Marianne et nous, il y a le fossé du souverainisme, un nationalisme français (mais de gauche) qui ne dit pas trop son nom.

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    6 août 2011 6 06 /08 /août /2011 12:28
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    Eva Joly à propos de C. Lagarde : « Chronique d’une honte annoncée »

    politiquevendredi 05 août 2011

    À propos de l’enquête mettant en cause Christine Lagarde, Eva Joly, candidate Europe Écologie à la présidentielle, déclare que « l’avoir nommée directrice du Fonds monétaire international, c’était prendre un risque pour la réputation de la France. Dans les milieux internationaux, les Français ont l’image de personnes portées sur le sexe et sont assez corrompus. On aurait pu éviter ce nouveau scandale. C’est la chronique d’une honte annoncée. Après le drame occasionné par Dominique Strauss-Kahn, qui n’était pas prévisible, celui-ci l’était. Ce n’est pas une surprise. »

     

    http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Eva-Joly-a-propos-de-C.-Lagarde-Chronique-d-une-honte-annoncee-_40825-1898232------22278-aud_actu.Htm

     

    Commentaire:

     

    Ce qui serait intéressant de savoir (doux rêve) c'est ce que doit Sarko à Tapie pour qu'il se donne tout ce mal pour lui verser des dizaines de millions d'euros! Il ne l'a tout de même pas fait élire!

     

    Pour en savoir plus:

     

    http://www.rue89.com/2011/08/04/laffaire-tapie-devient-laffaire-lagarde-avec-louverture-dune-enquete-216719

     



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