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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 12:46
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Crédit Photo: Photothèque Rouge/MILO

Cette campagne électorale est passée relativement inaperçue. Ce type d'élection ne passionne en général pas beaucoup tant les enjeux qu'elle recèle, pourtant réels, apparaissent opaques aux yeux d'une large franche de la population.

 

L'actualité, chargée en évènements dramatiques, de la Lybie au Japon, y a aussi largement contribué.

Mais le caractère massif de l'abstention, près de 56 %, est un phénomène plus profond. Il exprime un impressionnant niveau de défiance vis à vis du monde politique institutionnel, rendu à juste titre responsable de la situation difficile au regard de la dégradation des conditions d'existence.

 

L'électorat qui s'est déplacé a lourdement sanctionné l'UMP. Avec un score d'environ 17 %, le parti au pouvoir arrive loin derrière le principal parti d'opposition, le PS, qui totalise 25 % des suffrages. C'est une véritable claque qu'ont reçu Sarkozy et Fillon. Elle confirme et amplifie le rejet exprimé lors des élections régionales de l'an passé et constitue un signe supplémentaire de la crise profonde de la Sarkozye.

 

La gauche profite à l'évidence de ce désaveu. Malgré des difficultés de comptabilisation liées à la présence de nombreux candidats sans étiquette, la totalisation des voix qui se sont portées sur les candidats du PS, de EELV, du Front de gauche ou divers gauche est autour de 50 %.

 

Mais, et c'est une très mauvaise nouvelle, c'est le Front National qui profite le mieux de la situation. Le score de 15 %, enregistré dans un scrutin qui ne lui est traditionnellement pas favorable, est un succès. Le FN talonne l'UMP. Il a réussi à mobiliser plus que les autres, à récupérer les voix de droite que les Sarkozystes avaient captées dans les élections précédentes. Ces 15 % reflètent la montée perceptible des idées et propositions nauséabondes du FN dans l'opinion et qui sont un vrai danger pour la vie démocratique, les droits sociaux des travailleurs, les sans-papiers. Marine Le Pen profite à plein du débat sur l'identité nationale engagé par Besson. La politique sécuritaire, la xénophobie d'Etat du gouvernement Fillon participe pleinement à la dédiabolisation du Front national. C'est aussi une nouvelle démonstration, comme dans d'autres pays d'Europe, des capacités de l'extrême-droite à profiter des situations de crise économique en détournant le mécontentement de celles et ceux qui en souffrent.

 

Ce résultat est d'autant plus inquiétant que les études d'opinion sur les abstentionnistes des cantonales, dont une partie va se déplacer aux Présidentielles à venir, constitue une réserve de voix potentielle pour Le Pen.

Le FN sera présent au second tour dans près de 400 cantons. Lorsqu'il est confronté au PS dans le cadre de duels ou de triangulaire, pas une seule voix ne doit manquer pour lui infliger une défaite. C'est une condition indispensable mais non suffisante, de la contre offensive. La solution n'est pas dans la construction et l'affirmation d'un front républicain, appelé de ses vœux par le PS mais qui divise la droite au pouvoir. Sarkozy et ses principaux lieutenants ont donné leur feu vert à l'approfondissement du dialogue avec le FN alors que, dans une posture gaulliste plus traditionnelle, Fillon et son entourage le plus proche se sont démarqués sur ce point.

 

La poussée du FN est un défi pour la gauche radicale. Il est décisif de faire vivre et entendre un autre son de cloche, celui de la rupture anticapitaliste. Il faut s'adresser aux salarié-e-s, aux précaires, aux chômeurs, à la jeunesse, faire la démonstration que le programme du FN ne constitue en rien une réponse à leurs préoccupations. Bien au contraire, le FN est notre pire ennemi. Lorsque des millions de salariés et de jeunes se mobilisaient pour faire barrage à la réforme des retraites, on n'a pas entendu les leaders du parti d'extrême droite. Et pour cause, leur programme est antisocial. L'ennemi n'est pas issu de l'immigration, c'est la poignée de milliardaires et les gouvernements à leurs services. La bataille politique des anticapitalistes, de toutes celles et ceux qui ne lâchent rien est décisive. Elle est devant nous.

 

Fred Borras

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21 mars 2011 1 21 /03 /mars /2011 11:29

Vingt ans après François Mitterrand et la guerre du Golfe, Nicolas Sarkozy engage à son tour la France dans un conflit armé au nom des droits de l'homme. Cette fois-ci, c'est même le président français qui mène la campagne militaire. Ses alliés étrangers ont du mal à ne pas y voir, aussi, un début de campagne électorale.

« Nous intervenons pour permettre au peuple libyen de choisir lui même son destin », a expliqué Nicolas Sarkozy samedi avec gravité, assurant que « la France est décidée à assumer son rôle, son rôle devant l'Histoire ». François Mitterrand affichait la même gravité et faisait lui aussi référence à un rôle historique de la France, ce 16 janvier 1991 :

« Sauf événement imprévu, donc improbable, les armes vont parler. Comme je m'y étais engagé, tout ce qu'il était raisonnable d'entreprendre pour la paix l'a été […].

Puisqu'il en est ainsi, je vous demande mes chers compatriotes de faire bloc autour de nos soldats et pour les idéaux qui inspirent notre action. » (Voir la vidéo)

 

Pour Nicolas Sarkozy, samedi, difficile de ne pas repenser à cette déclaration d'il y a vingt ans. Le Journal du dimanche raconte :

« Seul au milieu du salon, Nicolas Sarkozy éprouve le besoin de se justifier encore. “Je ne fais pas ça par plaisir. Je ne suis pas un belliqueux. Que pouvais-je faire d'autre ? Il fallait tout faire pour éviter que Kadhafi rentre dans Benghazi en vainqueur. Ce n'était plus qu'une question d'heures.

Ça fait quelque chose, quand même, de voir les drapeaux français à Benghazi”, confie Nicolas Sarkozy au JDD […].

A cet instant, le poids se fait plus lourd sur ses épaules. Est-ce pour cela qu'il se raccroche au précédent de 1991 et la première guerre contre l'Irak, lorsque Occidentaux et pays arabes s'étaient unis contre Saddam Hussein ? »

La France a retardé puis précipité l'intervention militaire

Nicolas Sarkozy s'est peut-être inspiré de son illustre prédécesseur, mais il peut se targuer, lui, d'avoir pris l'initiative. En 1991, la France de François Mitterrand avait suivi le mouvement lancé par les Etats-Unis. Et comme les autres, elle avait attendu d'employer les grands moyens : l'Irak avait envahi le Koweït en août 1990, et pendant des mois, les déclarations et les résolutions s'étaient enchaînées, sans faire fléchir Saddam Hussein.

Cette fois-ci, la France a devancé les Etats-Unis. En faisant oublier l'atlantisme de Nicolas Sarkozy, qui s'était réconcilié avec l'Otan et avait envoyé un supplément de troupes en Afghanistan, sans déclaration publique solennelle cette fois-là. Barack Obama, lui, a hésité à intervenir contre la Libye, et selon le New York Times, il s'est tardivement laissé convaincre par sa secrétaire d'Etat, Hillary Clinton, elle-même réticente à une intervention jusqu'à lundi dernier.

Sur le site de l'Elysée, on célèbre donc « l'action forte, concertée et déterminée du président Nicolas Sarkozy ». « Forte » et « déterminée », peut-être, d'autant que le chef de l'Etat avait accueilli Kadhafi en ami à Paris fin 2007. « Concertée », en revanche, c'est moins sûr, d'après les indiscrétions recueillies par les médias étrangers.

Le New York Times raconte ainsi que vendredi, la France a d'abord ralenti toute intervention avant le sommet de Paris, puis a accéléré d'elle-même les événements samedi, en envoyant des avions au-dessus de la Libye pendant le sommet :

« Les premiers raids aériens français, qui n'étaient pas coordonnés avec les autres pays, ont irrité certains pays présents à la réunion, selon un diplomate haut placé d'un pays de l'Otan.

Les informations sur les mouvements des troupes de Kadhafi vers Benghazi étaient clairs depuis vendredi, mais la France a bloqué tout accord de l'Otan sur les raids aériens jusqu'à la réunion de Paris, a affirmé ce diplomate, suggérant que les vols auraient pu commencer pendant la nuit de vendredi à samedi avant que les troupes du colonel Khadafi atteignent la ville. »

Pour le Guardian, « Sarkozy parade sur la scène mondiale »

La France aurait en fait refusé que l'Otan participe à l'intervention, « estimant que cela s'agirait un très mauvais signal envers les pays arabes », nuance Le Monde. Dans les pays membres de la coalition contre Kadhafi, on a pourtant du mal à croire que Nicolas Sarkozy n'a pas cherché à garder l'initiative.

Aurait-il, même, confondu campagne militaire et campagne électorale ? Pour une fois, le soupçon ne vient pas de France. En Grande-Bretagne, le Guardian persifle, en rappelant les mauvais sondages de popularité du chef de l'Etat et l'approche de la présidentielle : « Nicolas Sarkozy parade sur la scène mondiale avec un œil sur les votes français. »

Dans l'entourage du chef de l'Etat, on ne s'en cacherait d'ailleurs pas, selon Le Parisien, qui cite « un proche » :

« Si tout se termine bien, ce sera un triomphe. Il était dans les cordes et le voilà qui réunit le monde entier à ses pieds ! »

« Il n'a jamais dirigé de guerre, mais avec les prises d'otages, il a des réflexes, il sait faire », explique aussi ce « proche » au Parisien. Pour Nicolas Sarkozy, la Libye serait-elle donc une autre maternelle de Neuilly ?

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 13:23

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Pour aller au-delà du « buzz » que provoquent les deux récents sondages Harris interactive-le Parisien sur les intentions de vote au 1er tour de la présidentielle de 2012, il ne s’agit pas de les balayer d’un revers de main.
Ils sont les indicateurs supplémentaires d’une crédibilité retrouvée du néofascisme dans la situation sociale et politique actuelle.

Au regard de la politique menée par la droite au pouvoir, on découvre, sans surprise, qu’un électeur sur cinq ou un sur quatre, ayant voté Sarkozy en 2007, voterait pour Marine Le Pen en 2012. De plus, 30 % des catégories populaires auraient l’intention de voter pour la candidate de la « préférence nationale ».
Ce bruyant retour du Front national dans la vie politique renvoie à une double stratégie orchestrée par la nouvelle génération de cadres frontistes : pousser la droite à se radicaliser et, simultanément, mener son OPA sur les couches moyennes et les catégories populaires. Il renvoie également aux carences de la gauche sociale et politique et au manque de crédibilité d’un projet de transformation sociale alternatif au système capitaliste.

À droite, jusqu’où ?


Depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, les lois sécuritaires (la loi Loppsi 2, par exemple) et anti-immigrés, deux marqueurs « identitaires » de l’extrême droite, ont ponctué l’actualité politique.
Depuis le 8 mars, le projet de loi sur l’immigration dit « loi Besson » est de nouveau examiné par l’Assemblée nationale, après avoir été retoqué par le Sénat pour ce qui est de l’extension de la déchéance de nationalité.
Sachant que l’ensemble de la loi Besson est à combattre, cet article, à lui seul, met en cause le caractère « républicain » de la loi. 68 députés conduits par Jean-Louis Borloo présentent un amendement visant à sa suppression.

Et, dans le même temps, conduits par Christian Estrosi – député-maire de Nice dont la compagne affrontera sur le 14e canton niçois l’alliance Jacques Peyrat-Front national – une quarantaine de députés présenteront un amendement allant encore plus loin dans l’extension de la déchéance que la version rejetée.


Mais pour le Front national, l’UMP ne va pas assez loin face à « la déferlante » migratoire provoquée par les révolutions arabes. Une pétition pour un « moratoire sur la politique de l’immigration » est mise en ligne. Tandis que le président d’honneur du FN, Jean-Marie Le Pen, dans son « journal de bord », formule les solutions frontistes : rétablissement des frontières et contrôles accrus ; suppression du droit du sol ; suppression de la double nationalité ; contrôle sévère du droit d’asile et du regroupement familial. De quoi inspirer le gouvernement ?1


Mais au-delà des « fondamentaux », Marine Le Pen est consciente que sa stratégie de conquête du pouvoir implique de sortir le Front national de son isolement2. Pour cela, il s’agit, comme pour d’autres à l’extrême droite, de revisiter de « nouveaux territoires » afin de se rendre audible à de plus larges franges électorales. Il en va ainsi du thème républicain de la laïcité auquel certains milieux professionnels et militants peuvent être réceptifs. Il en est de même concernant la question sociale.

 

Hold-up sur le monde du travail


Lors de son discours d’investiture, Marine Le Pen déclarait : « Nous voulons mettre en œuvre une politique basée sur la remise en ordre de l’État-Nation par une souveraineté recouvrée, la revitalisation de la démocratie par la participation des citoyens aux affaires qui les concernent, un État protecteur et efficace au service de la communauté nationale, garant de la laïcité, de la prospérité et des libertés. Un État luttant partout contre l’injustice engendrée par le règne de l’argent-roi. Nous organiserons la relocalisation du travail et de l’économie grâce au protectionnisme social et territorial, et ce de manière à empêcher la concurrence déloyale, le démantèlement de nos économies et la destruction de nos emplois. Pour ce faire, nous engagerons dès notre arrivée au pouvoir un vaste train de réformes destiné à éliminer les privilèges et à mettre sur pied une politique fiscale et sociale efficace et juste. » Ces engagements étant pris, il s’agit de leur donner corps.


Ainsi les diffusions de tracts se multiplient devant les usines (encore récemment devant les chantiers de Saint-Nazaire) ; les communiqués de presse à tonalité sociale sont plus fréquents (contre l’augmentation des tarifs du gaz, contre la hausse des prix alimentaires, pour un plan d’action pour contrer l’ascension des prix de l’essence…) ; la contestation des organisations syndicales et de leur « monopole » est organisé médiatiquement (affaire Engelmann) ; une « lettre aux fonctionnaires » visant à dépasser les malentendus du passé est rédigée.
Le renouveau frontiste actuel n’impose-t-il pas, aux organisations démocratiques, à la gauche sociale et politique, de renouer avec des pratiques de terrain, unitaires et permanentes, capables de déconstruire, point par point, les impostures du FN en direction du monde du travail et des classes populaires et de renouer avec la lutte quotidienne contre l’extrême droite dans les entreprises, les écoles et les quartiers ?
Cela ne dédouanant nullement les organisations de la gauche radicale de leur responsabilité à rendre audible et crédible un projet de transformation sociale en rupture avec le système capitaliste.
Gabriel Gérard

1-La députée Chantal Brunel, ancienne porte-parole de l’UMP, vient de déclarer : « Il faut rassurer les Français sur toutes les migrations de populations qui viendraient de la Méditerranée. Après tout remettons-les dans les bateaux ! »
2-En 2006, Marine Le Pen participe à un débat organisé par Beur-FM. Dimanche 13 mars, elle devait prend la parole sur
Radio J.

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 12:39
Communiqué de presse du NPA.


Plus de deux mois après le début des bouleversements dans le monde arabe, le souffle révolutionnaire est enfin arrivé aux oreilles de Nicolas Sarkozy. Dans son allocution, celui-ci s'est livré a un très grand exercice d'hypocrisie saluant le renversement des dictatures mais en même temps justifiant les liens de la France avec ces régimes, présentés comme des "remparts contre l'extrémisme religieux et le terrorisme".

Comme à son habitude, il a également joué avec les peurs en évoquant les risques de "flux migratoires incontrôlables" pouvant résulter des situations révolutionnanires dans le monde arabe. Pitoyable tentative pour créer un climat d'union sacrée autour des "valeurs républicaines" et pour justifier le énième remaniement du gouvernement Fillon !

Sarkozy débarque maintenant Allliot Marie sans en dire un mot, elle qui avait proposé à Ben Ali l'expérience de nos forces de l'ordre pour aider celui-ci à mater le peuple. Il démissionne aussi son plus proche "ami" Hortefeux condamné pour injure raciale.

Ca sent la crise de régime pour le pouvoir UMP qui a soutenu jusqu'au bout les vieux dictateurs et prétend continuer son œuvre de démolition sociale. Après Woerth, Alliot Marie et Hortefeux dégagés du gouvernement c'est un bon début. A l'heure des révolutions démocratiques et sociales dans le monde arabe, prenons exemple, mobilisons nous pour virer Sarkozy et toute sa clique.


 

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 12:18
Communiqué du NPA.

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Après Michèle Alliot-Marie, contrainte de reconnaître qu'elle a utilisé deux fois, à la fin de l'année, un jet privé appartenant à un homme d'affaires proche du clan Ben Ali-Trabelsi, c'est maintenant François Fillon qui est obligé d'avouer que lui, c'est en Egypte qu'il a voyagé sur un avion de la flotille aérienne de Moubarak.


On comprend mieux maintenant l'acharnement qu'il mettait à défendre sa ministre des Affaires étrangères !


Tout ça vraiment sent un pouvoir sur le déclin englué dans des relations privilégiées avec de vieilles dictatures et incapable de comprendre les raisons des révoltes populaires, des révolutions en cours.


La moindre des choses serait que M. Alliot-Marie et F. Fillon démissionnent.


Le 8 février 2011.

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 09:25

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Invitée de France 2 ce soir, mercredi 2 février, pour se justifier face aux accusation du Canard Enchaîné sur ses liens avec l'entourage de Ben Ali, Michelle Aliot Marie, future ex-ministre des Affaires étrangères, s'est embourbée dans de pitoyables gesticulations et n'a fourni aucun démenti crédible et bien au contraire s'est enfoncée.


De son propre avoeu elle était bien en vacances en Tunisie à Noël. Elle a passé ses vacances chez un proche de Ben Ali qui lui a fait bénéficier de ses largesses, notamment l'utilisation d'un jet privé.


Pire encore, pour justifier son voyage à ces dates, elle a dit que son séjour était antérieur aux évènements qui selon elle ne se seraient accélérés... qu'en janvier. Elle a dit que dans son souvenir le suicide du jeune (Mohamed Bouazizi, dont elle a oublié le nom) se serait déroulé postérieurement à son séjour alors que ce tragique évènement, point de départ de la révolution tunisienne, s'est déroulé le 17 décembre !


Honte à elle !


Pas un mot non plus sur la révélation de la livraison par la France, mi janvier de caisses entières de grenades lacrymogènes made in france, destinées à la police du dictateur tunisien.


Décidément, face à un tel cynisme, une telle ignominie et une telle incompétence, un seul mot nous vient : dégage !

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 08:58

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A l'issue d'un rassemblement pacifique à proximité de l'ambassade l'Egypte à Paris, une manifestation spontanée a été durement réprimée par les flics de N. Sarkozy : des dizaines d'arrestations, plusieurs blessés ayant entrainé l'intervention des pompiers.


Le gouvernement choisit son camp, celui de l'impérialisme et des dictateurs !


Le NPA exige la libération immédiate de toutes les personnes interpellées, dénonce les insupportable violences policières et affirme son total soutien à la lutte du peuple égyptien contre la dictature de Moubarak, à la révolution égyptienne.


Le 29 janvier 2011.


Source : http://www.npa2009.org/content/communiqu%C3%A9-du-npa-violences-polici%C3%A8res-contre-des-manifestants-solidaires-du-peuple-%C3%A9gyptien

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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 09:59
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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 09:34
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Social samedi 15 janvier 2011

Une centaine de gens du voyage ont manifesté cet après-midi dans le centre-ville de Brest contre la loi LOPPSI 2 sur la sécurité intérieure qui a été votée mardi à l’Assemblée. « Pour nous les gens du voyage et tous les mal-logés de France, c’est la promesse d’expulsions du jour au lendemain ! », confie un participant qui voit cette loi comme « un nouveau coup dur ».

Sous des banderoles, les manifestants ont défilé au niveau de la place de la Liberté avant un aller-retour dans la rue de Siam encadrés par une forte présence policière. Ils se sont dispersés dans le calme peu après.

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 14:14

ALLIOT-MARIE propose d'aider la Tunisie dans la répression

A ce niveau, on ne sait plus quel mot employer : connerie ? incompétence ? ignorance ? Comment Michèle Alliot-Marie, ministre des Affaires étrangères de la République, intervenant dans le cadre solennel de l'Assemblée nationale en lisant un texte écrit d'avance, a-t-elle pu proposer une coopération sécuritaire à la Tunisie au moment où les morts se comptent par dizaines ?

Invraisemblable ? Ecoutez-la donc, c'était dans le cadre de la séance des questions au gouvernement, mardi, en réponse à la question d'un député qui relevait l'« incohérence » entre la position française en faveur de la démocratie en Côte d'Ivoire, et son soutien « indéfectible à la dictature de M. Ben Ali ». La réponse de la ministre, après avoir « déploré » les violences :

« Nous proposons que le savoir-faire qui est reconnu dans le monde entier de nos forces de sécurité permette de régler des situations sécuritaires de ce type.

C'est la raison pour laquelle nous proposons aux deux pays [Algérie et Tunisie, ndlr], dans le cadre de nos coopérations, d'agir en ce sens pour que le droit de manifester puisse se faire en même temps que l'assurance de la sécurité. » (Voir la vidéo de BFM-TV)


Ainsi donc, tout ce que la France trouve à dire à propos de la tuerie qui se déroule depuis plusieurs jours en Tunisie face au mouvement de la jeunesse, c'est que techniquement, c'est pas parfait et que notre « savoir-faire » est à sa disposition.

Après coup, le Quai a dû juger ce texte -officiel- indécent

La déclaration est à ce point hallucinante qu'elle a été ratiboisée par le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valéro, qui, mercredi, l'a pudiquement résumée de la sorte :

« Aujourd'hui, face à cette situation, la priorité doit aller à l'apaisement après des affrontements qui ont fait des morts. »

« Le ministre d'Etat a également rappelé que nous demandons “que le droit de manifester soit assuré de même que la sécurité.” »

Exit donc l'offre de partager cette « expertise » que le monde entier nous envie. L'indécence a dû sembler, a posteriori, trop grande, y compris au sein même du Quai d'Orsay, où, pourtant, la déclaration solennelle avait vu le jour.

Car la ministre ne s'est pas fait piéger au micro d'une radio ou par « l'Internet » : elle a lu un texte officiel, en réponse à une question posée à l'avance.

Une dictature ? « Tout à fait exagéré » pour Frédéric Mitterrand

Michèle Alliot-Marie va donc devoir incarner, pour longtemps, le cynisme de la France officielle face à la dictature de Ben Ali. Elle coiffe sur le poteau son collègue de la Culture, Frédéric Mitterrand, qui s'était bien placé, pourtant, en déclarant dimanche sur Canal + :

« Il y a une opposition politique mais qui ne s'exprime pas comme elle pourrait le faire en Europe. Mais dire que la Tunisie est une dictature univoque, comme on le fait si souvent, me semble tout à fait exagéré. »

Entre les « anathèmes » que Michèle Alliot-Marie ne veut pas prononcer, et la poursuite de cette complaisance vis-à-vis d'un régime qui fait tirer à balles réelles sur sa jeunesse, il y avait sans doute une attitude plus noble, plus respectueuse des Tunisiens, et une manière de dire le refus de ce qui se perpétue dans les villes tunisiennes que même la novlangue diplomatique permet.

De quoi regretter le silence de la France

Depuis plus de deux décennies, Jacques Chirac, puis Nicolas Sarkozy, mais aussi, disons-le, une partie de la gauche française, ont délibérément fermé les yeux devant un régime dont on vantait les succès économiques et la laïcité, en refusant d'en voir la face à peine cachée, la main-mise d'un clan familial sur l'économie du pays, les pratiques mafieuses au plus haut niveau, les impasses sociales aujourd'hui criantes, et la répression de toute contestation, notamment sur le Web.


Le roi est nu aujourd'hui, aussi bien à Tunis qu'à Paris. Il aura fallu le suicide d'un jeune de Sidi Bouzid pour que craque, non seulement la façade de la dictature tunisienne, mais aussi l'ampleur de ses complicités de ce côté-ci de la Méditerranée.


Le silence de la France officielle devenait pesant après plusieurs semaines de révolte, et surtout après le massacre de Kasserine. La manière dont ce silence a été rompu par la ministre d'Etat fait regretter le temps où Paris se taisait. Au moins, pouvait-on espérer qu'à défaut d'avoir le courage de l'exprimer, Paris avait au moins la compassion et la solidarité qu'est en droit d'attendre le peuple tunisien.


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