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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 10:41

Rue89 a visité le nouveau squat du collectif de mal-logés : un bâtiment de 5000 m2 qui donne sur les appartements du Président.

La façade du nouveau squat de Jeudi Noir (Julien Martin/Rue89)

 

 

Après « le ministère de la Crise du logement » place de la Bourse à Paris en 2007, un ancien bâtiment de La Poste près de Bastille en 2009, l'hôtel particulier de « La Marquise » place des Vosges en 2010, le collectif des mal-logés Jeudi Noir vient discrètement d'investir un nouveau bâtiment à l'adresse plus prestigieuse encore : 22 avenue Matignon, avec vue sur la cour de l'Elysée. Rue89 a pu le visiter.


« C'est la façade noire, en face du bâtiment vitré, là-bas ». Julien Bayou, cofondateur de Jeudi Noir et récent conseiller régional d'Europe Ecologie, parle sans faire de geste. Il s'agit de ne pas se faire repérer. Ce quartier du VIIIe arrondissement est sensible : on compte quelques prestigieux voisins, parmi lesquels le ministère de l'Intérieur… et l'Elysée.


La première arrivée devant la porte d'entrée n'est pas la bonne, deux gendarmes stationnent sur le trottoir d'en face. « Faisons semblant de regarder les galeries d'art. » Cette fois, c'est bon. Entrons. Nous sommes mercredi, deux jours avant l'officialisation du squat, ce vendredi.

Au pas de course devant les immenses baies vitrées de l'entrée, on pénètre dans les entrailles de ce bâtiment reconstruit en 1976 pour l'agence de publicité J. Walter Thompson. Neuf niveaux de plus de 500 m2 chacun, 2500 m2 de surface habitable. « Dix jours qu'on est ici sans que personne ne s'en rende compte », raconte Samuel, autre membre actif de Jeudi Noir, aux côtés de Maxime, Lila, Samuel, Ophélie…

« C'est typique du bâtiment réquisitionnable »

L'endroit sonne creux, mais il est fabuleux. « Il est depuis 2006 sur une immense liste pour les squatteurs de 200 bâtiments vides à Paris, dont 10% ne sont ni gardés ni inhabitables. » Ils l'ont investi le 27 décembre. A leur demande, un huissier un peu interloqué est venu constater leur présence lundi. La demande de connexion Internet date, elle, de samedi. Il convient, pour pouvoir rester, de prouver que l'on occupe l'endroit depuis un certain moment, que le « délai de flagrance » est dépassé.

Le document de l'huissier de Jeudi Noir (Audrey Cerdan/Rue89)

 

 

Le courrier n'est pas relevé depuis plusieurs années ; le dernier diagnostic obligatoire de désenfumage date de septembre 2006. Encore un bâtiment de bureaux inoccupé depuis trop longtemps, une résultante de la spéculation immobilière.

« On n'a pas encore eu de contact avec les propriétaires, qui sont pourtant juste en face. » En face, il y a le siège d'Axa. Plus précisément, l'édifice occupé appartient à l'Ugicomi (Union de gestion immobilière pour le commerce et l'industrie), filiale à 91% de l'assureur. Comme habituellement avec Jeudi Noir, l'humeur est à l'humour : « Le siège d'Axa n'est pas mal non plus. Mais il est occupé ! » Un humour teinté de militantisme :

« Axa, c'est l'assureur qui n'arrête pas de communiquer sur la responsabilité sociale des entreprises et il laisse des bâtiments vides. Allumés qui plus est. »

« C'est typique du bâtiment réquisitionnable », soupire autant que se réjouit l'un d'eux, en expliquant comment des bacs à douche vont prochainement remplacer des toilettes. Pour l'heure, ce n'est pas encore le grand confort : seule une quinzaine de matelas a pu être acheminée. Toujours dans le souci de ne pas se faire remarquer. Les duvets sont dépliés, la nourriture n'a pas encore de placards pour être rangée. « On est en sous-marin », s'excuse-t-il, avant de slalomer entre deux chauffages individuels.

« Sarkozy, lui, ne paye pas de loyer »

24 chambres, toutes déjà pourvues, sont prévues pour accueillir des travailleurs précaires, des mères célibataires, d'anciens squatteurs délogés de « La Marquise » en octobre, des chômeurs, des intermittents du spectacle, des étudiants…

Parmi eux, Bourhan, 48 ans, père de deux enfants. Lola, 12 ans, et Julia, 14 ans. Il a rencontré des militants de Jeudi Noir à l'occasion de petits boulots. Avec sa « femme depuis vingt ans », il occupe aujourd'hui un appartement privé de 40 m2 pour 1000 euros par mois, qu'il a de plus en plus de mal à assumer. Ce n'est pas le seul : les loyers impayés sont en hausse de 132% depuis dix ans.

Sa demande de logement social n'a toujours pas abouti. Plutôt que l'expulsion, il a choisi cette solution : 60 m2, quatre pièces. Julia aura la chambre avec vue sur l'Elysée : « Elle est plus consciente des choses. » (Voir le diaporama sonore)

 

Tous payent un loyer plus que modéré, équivalent quasiment aux charges. Versé au propriétaire, s'il accepte. Et/ou à la petite collectivité, pour qu'elle puisse tourner. Pas de quoi être gêné :

« Sarkozy, lui, ne paye pas de loyer. »

« On l'appelle… Il a disparu, Apparu »

La proximité de l'Elysée fait beaucoup parler. Le risque est grand de se faire vider sans ménagement, par le GSPR (Groupe de sécurité de la présidence de la République). Mais pour le moment, les militants préfèrent rire d'avoir réussi à s'infiltrer à « un jet de pierre » du palais :

« On ne craint pas les snipers, ils sont sur notre toit ! »

C'est l'heure de parler politique et le mauvais quart d'heure de Benoist Apparu, secrétaire d'Etat au Logement, accusé d'être aux abonnés absents :

« On n'arrive pas à avoir de nouvelles de lui. On l'appelle, on l'appelle… Il a disparu, Apparu. » (Voir le diaporama sonore)

 

« On ne va pas les croire, il nous faut des preuves »

Jeudi Noir et les autres collectifs de mal-logés, tels le DAL ou Macaq, ne réclament rien de plus que l'application de la loi de réquisition des logements vides, datant de 1945. Il y a 1,8 million de logements vacants en France, dont 330 000 en Ile-de-France et 122 000 à Paris, selon les chiffres 2009 de l'Insee.

En attendant, ils squattent pour se loger et revendiquer. N'acceptant de partir que si le propriétaire leur présente un projet viable. Pas question de se laisser abuser :

« Si des travaux sont prévus, on quitte les lieux. Mais il ne faut pas non plus nous proposer des projets farfelus, comme une crèche pour enfants handicapés unijambistes au huitième étage. On ne va pas les croire, il nous faut des preuves. »

La hantise : le départ contraint. Se prémunir contre la flagrance ne suffit pas à éviter l'expulsion décidée par la justice et organisée par la préfecture. Et cela peut aller au pas de charge, parfois un mois seulement.

C'est que militants et habitants ont de grands projets pour le bâtiment. Ils ont réussi à faire acheter par la mairie de Paris « le ministère de la Crise du logement » et songent du coup à édifier ici un nouveau QG du mal-logement. Reste à trouver un nouveau nom :

« On a pensé à “Premier ministère du Logement”, comme on est avenue Matignon, mais c'est peut-être un peu arrogant. »

La vue du squat de Jeudi Noir sur la cour de l'Elysée (Audrey Cerdan/Rue89)

Photos et diaporamas sonores : Audrey Cerdan (Rue89)

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 12:43

 




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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 09:12

Éducation lundi 20 décembre 2010  Ouest-France

Selon France Inter, les 30 recteurs d’académie vont toucher une jolie prime de Noël comprise entre 15 000 et 22 000€, en fonction de leurs objectifs assignés.


C'est un décret paru au Journal officiel, le 16 novembre, dans la plus grande discrétion qui annonce la bonne nouvelle aux recteurs d’académie.

Il s’agit d’un bonus qui vient remplacer l’ancienne indemnité de charges administratives qui s’élevait à 22 000 francs.

Aujourd’hui, c’est d’un bonus six fois plus élevé dont il s’agit. En effet, ce bonus s'élève désormais à 15 200 euros, et sera agrémenté d’une part variable allant jusqu'à 6800 euros.

Soit un total de 22 000 €. Cette part variable sera déterminée en fonction de « la réalisation des objectifs qui leur ont été assignés ».


Cette prime au mérite a de quoi faire tousser dans les rangs des professeurs en cette période de réduction de budget et des effectifs.


Note: Il ne faudrait tout de même pas oublier ce pour quoi ces héros reçoivent ce fric! Pour « la réalisation des objectifs qui leur ont été assignés », ils doivent fermer des classes à tour de bras , des Clis, des enfants malades, des gens du voyage, pleines de "p'tis gnenfants à problèmes " qui comme les autres "devront" aller dans le privé où on leur apprendra l'existence des anges, comme eux! C'est y pas beau? Vive le libéralisme, c'est classe!

 


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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 08:57

19 décembre 2010 - 

 

Une centaine de personnes, notamment des habitants de yourtes, tipis, camionnettes ou roulottes, du Finistère et du Morbihan, ont mené, hier, une opération escargot d'Hennebont (56) à Lorient pour manifester contre la loi Loppsi 2. Le projet de Loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure, inquiète ceux qui vivent à l'année dans des habitations éphémères ou mobiles (camions, roulottes, yourtes, tipis...).

 

Il autorise, en effet, les préfets à faire évacuer et détruire tous ces logements installés sur des terrains privés sans permis de construire. Différentes organisations comme les associations Droit au logement, Halem (Habitants de logements éphémères ou mobiles) se mobilisent pour dénoncer ce projet qui les contraindrait au nomadisme, alors qu'il est en deuxième lecture à l'Assemblée.

 

Habitat mobile ou éphémère. Un projet de loi contesté

19 décembre 2010 - 

Une centaine de personnes, notamment des habitants de yourtes, tipis, camionnettes ou roulottes, du Finistère et du Morbihan, ont manifesté, hier, contre la loi Loppsi 2, qui les menace.


«Nos camions sont nos habitations». Une cinquantaine de véhicules, notamment des camions que leurs propriétaires ont élus également au rang de domicile, ont réalisé une opération escargot entre Hennebont et Lorient, hier après-midi, pour attirer l'attention de la population sur les dangers de la loi Loppsi 2 (Loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure), actuellement en deuxième lecture à l'Assemblée nationale.

«Habitat éphémère ou mobile menacé»

Un article de cette loi vise en effet les logements installés sans permis de construire, éphémères ou mobiles, tels yourtes, tipis, mobile homes, cabanons ou camping-cars. «Il permet au préfet d'en ordonner l'évacuation et la destruction sous les 48 heures. Après les Roms, cet été, c'est toute une population, le plus souvent en état de précarité ou de difficultés, qui est visée, forcée au nomadisme», ont expliqué les organisateurs de la manifestation. Ils suivaient un appel national de différentes associations et organisations telles que Droit au logement ou Halem (association Habitants de logements éphémères ou mobiles).

En camions puis à pied

L'opération escargot, sous escorte policière par la voie express, a mené les manifestants jusque dans les parages de l'université, où ils ont laissé leurs véhicules pour continuer à pied vers le centre-ville où leur présence n'est pas passée inaperçue. C'était bien l'objectif recherché.

 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/morbihan/habitat-ephemere-ou-mobile-une-operation-escargot-pour-le-defendre-19-12-2010-1153417.php

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 13:21

n729

Le 25 novembre dernier, Nicolas Sarkozy se déplaçait au Mayet-de-Montagne, une commune de l'Allier de moins de 2 000 habitants, pour « protéger la ruralité », disait-on dans son entourage. Au programme figurait la visite d'une exploitation agricole et une table ronde avec les agriculteurs, le tout devant les indispensables appareils photo et caméras. Et il n'était pas dit que cette journée puisse être gâchée par des perturbateurs, comme l'avaient été de précédents déplacements. Il fallait donc éviter qu'un tel crime de lèse-majesté ne se reproduise.

Non content d'avoir mobilisé 400 représentants de la force publique dans cette petite commune, le préfet avait donc mis au point un dispositif un peu spécial pour un militant syndical et politique de la localité, envoyant ses gendarmes le chercher sur son lieu de travail. Ce militant, après avoir dû s'expliquer sur les quelques affiches collées la veille, a vu les gendarmes lui déconseiller fortement de partir. Résultat : cinq heures passées à la gendarmerie, le temps que la visite présidentielle se termine.

Interrogé par la suite sur cette affaire, le préfet s'est permis d'ironiser : « Il faut croire que ce monsieur aimait notre café puisqu'il est resté cinq heures au commissariat », a-t-il dit. Ce préfectoral humoriste confirme l'adage comme quoi « pour être préfet, faut pas être c..., mais ça aide ».

Stéphane FORT

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 12:30
as_sarko.jpg

Perdu dans le projet de loi Loppsi sur la sécurité, qui sera soumis mardi aux députés, un article facilite l'expulsion et la destruction des campements, et sanctionne lourdement les squatteurs. Les associations d'aide au logement et de soutien aux Roms et aux gens du voyage s'insurgent.

Rue89 a déjà abordé plusieurs volets de cette fameuse Loppsi, ou « loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure ». Un fourre-tout dont les volets les plus spectaculaires concernent la surveillance des ordinateurs, le développement de la vidéosurveillance, ou encore l'équipement du policier du futur.

Le texte s'est beaucoup enrichi depuis la présentation de sa première version, en mai 2009 : désormais, il concerne aussi les campements illégaux et les squats :

  • les préfets pourront expulser à leur seule initiative les campements illégaux ;
  • un amendement d'un député UMP prévoit une sanction d'un an de prison et 15 000 euros d'amende pour les squatteurs.

Un texte visant les sédentaires

En septembre, lors du vote au Sénat, le gouvernement a introduit dans la Loppsi l'article 32 ter A, portant sur les « installation[s] illicite[s] en réunion sur un terrain appartenant à une personne publique ou privée en vue d'y établir des habitations » :

  • le préfet pourra exiger le départ des occupants « lorsqu'une installation illicite […] comporte de graves risques pour la salubrité, la sécurité ou la tranquillité publiques » ;
  • les occupants auront 48 heures pour quitter les lieux ;
  • au-delà de ce délai, le préfet pourra ordonner l'expulsion des occupants, à moins que ceux-ci aient déposé un recours devant le tribunal administratif ou que le propriétaire du terrain s'y oppose ;
  • le préfet pourra demander au tribunal de grande instance l'autorisation de détruire les « installations », le tribunal devant donner sa réponse dans les 48 heures ;
  • s'il s'oppose à l'expulsion, le propriétaire du terrain devra « prendre toutes les mesures nécessaires pour faire cesser l'atteinte à la salubrité, à la sécurité et à la tranquillité publiques », sous peine d'une amende de 3 750 euros.

L'amendement vise-t-il les Roms et les gens du voyage ? Non, à en croire Eric Ciotti, député UMP des Alpes-Maritimes et rapporteur du projet de loi. Il suffit de lire attentivement le texte, explique-t-il dans son rapport :

« Le présent article n'est applicable qu'aux installations illicites “en vue d'y établir des habitations”. L'utilisation du verbe “établir” implique que cette disposition ne puisse s'appliquer qu'à des résidences durables et non à des résidences mobiles, sauf si elles ont été transformées dans le but d'établir un habitat sédentaire. »

Les roulottes et les caravanes ne sont donc pas concernées, sauf si elles ont arrêté de rouler. Cet article de la Loppsi s'inspire cependant des dispositions en vigueur pour les « résidences mobiles ». En allant plus loin :

  • lorsqu'une commune dispose d'aires d'accueil, le préfet peut expulser les caravanes ou camping-cars installés sur un autre terrain, mais uniquement sur demande du maire ou du propriétaire ;
  • pour les résidences « sédentaires » évoquées dans la Loppsi, le préfet pourra agir de sa propre initiative ;
  • les occupants « sédentaires » disposeront cependant d'un délai plus long pour préparer leur départ : 48 heures au lieu de 24 heures.

Plus de souplesse pour les préfets

Avec la Loppsi, le gouvernement disposera donc d'un éventail juridique adapté à tous les logements illégaux, mobiles comme sédentaires, et bénéficiera de plus de souplesse. Il l'expliquait d'ailleurs très clairement dans le texte présentant son amendement aux sénateurs :

« Cet amendement a pour objet de permettre l'évacuation d'office des terrains occupés de façon illicite par des campements. L'expérience montre en effet que ce type d'occupation est souvent, du fait de conditions d'hygiène déplorables, la source de troubles à la salubrité publique se traduisant notamment par la propagation de maladies graves. […]

L'efficacité du système est assurée en attribuant compétence au préfet et en prévoyant une procédure dans laquelle le propriétaire du terrain, qui est consulté, ne peut faire obstacle par sa seule inertie à l'évacuation forcée du campement. L'expérience montre en effet qu'en la matière, un certain nombre de propriétaires se désintéressent du sort de leur terrain et qu'il est très difficile de recueillir leur accord en vue d'une évacuation forcée. »

Dans un appel commun, 55 associations et partis politiques réclament le retrait de cet amendement. Parmi les signataires, on retrouve Droit au logement (DAL), Jeudi noir, La Voix des Roms, la Ligue des droits de l'homme, le Mrap, mais aussi les Verts, le NPA ou le Parti de gauche. Selon eux, « cette disposition vise et accable les personnes les plus gravement touchées par la crise du logement » :

« Elle répond à la recrudescence des bidonvilles et des formes les plus aigües de mal-logement par la répression et par une procédure d'expulsion expéditive. En effet, alors que le gouvernement prétend mettre en œuvre le droit au logement, il n'est prévu ni relogement ni hébergement pour les expulsés. Ils doivent quitter les lieux et se rendre invisibles. »

Un amendement surprise contre les squatteurs

Après son adoption au Sénat, ce très contesté article 32 ter A ne concernait encore que des campements. L'amendement d'un député UMP l'a enrichi d'une nouvelle disposition concernant l'occupation non plus seulement de terrains, mais de logements.

Etienne Blanc, député UMP de l'Ain, veut en effet profiter de la Loppsi pour s'attaquer aux squatteurs. En leur appliquant l'article 226-4 du code pénal :

« L'introduction ou le maintien dans le domicile d'autrui à l'aide de manœuvres, menaces, voies de fait ou contrainte, hors les cas où la loi le permet, est puni d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende. »

L'amendement d'Etienne Blanc a déjà été adopté par la Commission des lois de l'Assemblée. S'il est définitivement voté par les députés, ces sanctions s'appliqueront même sans « manoeuvres, menaces, voies de fait ou contrainte » :

« Est puni des mêmes peines le fait de séjourner dans le domicile d'autrui sans l'autorisation du propriétaire ou du locataire et de ne pas le quitter immédiatement à la requête du propriétaire ou du locataire. »

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 11:59
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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 11:49
Politique dimanche 21 novembre 2010 Ouest France

L'engagement du président Nicolas Sarkozy de remettre à la justice tous les documents relatifs à l'attentat de Karachi «sonnent comme un aveu», selon Magali Drouet, fille d'un salarié de la Direction des constructions navales (DCN) décédé lors de l'attentat.


Le président «reconnaît qu'il existe des documents intéressant l'instruction qui n'ont pas encore été transmis», précise-t-elle dans un entretien au Parisien/Aujourd'hui en France. «En expliquant qu'il les donnerait 'en temps et heure', il ignore cette séparation des pouvoirs qu'il nous opposait avant pour ne pas s'exprimer sur le dossier», ajoute la jeune femme.

Mais «ce n'est pas à lui de décider», souligne-t-elle. «Nous exigeons qu'ils transmettent ces documents le plus vite possible».


Magali Drouet, qui a signé avec une autre fille de victime, Sandrine Leclerc, un livre intitulé On nous appelle «les Karachi», estime aussi qu'«on sent de la panique au plus haut niveau de l'Etat», après les déclarations de Dominique de Villepin se disant prêt à parler avec la justice.

Selon Magali Drouet, «nos pères ne sont pas 'morts pour la France' mais 'à cause de la France'», probablement parce que la France avait cessé de verser des commissions promises aux intermédiaires.


Le quotidien révèle en outre la disparition d'«environ 110 000 euros récoltés au lendemain du drame par l'association d'aide aux familles des victimes de l'attentat de Karachi» qui se sont «mystérieusement volatilisés». Seulement 15 000 euros, sur un total de 123 000 euros de dons recueillis, ont été effectivement reversés aux familles des victimes, selon la même source.

 

http://www.latetocarhaix.org/ext/http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Karachi-les-propos-de-Sarkozy-sonnent-comme-un-aveu_39382-1593923_actu.Htm

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 11:48

Par Ivan du Roy, Nadia Djabali (15 novembre 2010)


La réforme des retraites à peine digérée, une nouvelle offensive se prépare sur l’emploi des jeunes et des seniors. Le Medef vient de publier un rapport de l’Institut Montaigne qui liste 15 propositions pour en finir avec la « rigidité inadaptée » des CDI ou du droit du travail.

 

Un rapport qui passe sous silence la question cruciale de la répartition des richesses. Selon le think tank d’inspiration néo-libérale, si les jeunes souffrent particulièrement du chômage et des inégalités, c’est la faute aux principes de solidarité mis en œuvre après 1945. Décryptage.


Photo : Manifestation contre le CPE, printemps 2006 (© Damien Fellous)

 

Le Conseil constitutionnel vient tout juste de rendre un avis favorable sur la loi allongeant l’âge de départ à la retraite, et le mouvement de révolte sociale s’est à peine attiédi, que le Medef repart tranquillement à l’assaut du « pacte de solidarité » hérité de 1945.

 

L’organisation patronale a discrètement mis en ligne, le 26 octobre, un rapport de l’Institut Montaigne avançant « 15 propositions pour l’emploi des jeunes et des seniors ». L’Institut Montaigne ? C’est un laboratoire d’idées créé en 2000 par Claude Bébéar, ancien PDG d’Axa. Ce « think tank » se déclare « dépourvu de toute attache partisane ». Mais il est financé par quatre-vingt grandes entreprises, parmi lesquelles Areva, Barclays, BNP-Paribas, Bolloré, Bouygues, Dassault, Ernst & Young, LVMH, Sanofi-Aventis, SFR, Total, Vinci, Veolia... Des structures absolument pas « partisanes » et qui se gardent bien d’exercer une quelconque influence sur les politiques et le sens de l’intérêt général.


Que trouve-t-on dans ce rapport ? Le constat peut être globalement partagé. Le taux d’emploi des jeunes de moins de 25 ans et des plus de 55 ans demeure, en France, désespérément bas. Les jeunes connaissent une précarité « alarmante ». Près d’un sur cinq vit sous le seuil de pauvreté. Un sur trois décroche un premier job après plus de deux ans et demi d’interminables recherches. Les possibilités d’accès à la formation professionnelle pour les plus de 40 ans sont méconnues et très largement insuffisantes.

 

Au cours d’une carrière, le « plafond de verre » est quasiment incassable pour qui n’a pas eu la chance, ni les moyens, d’intégrer le système très français des grandes écoles. « Le fossé générationnel s’est désormais creusé entre les « Baby-boomers », qui bénéficient d’une des retraites les plus longues du monde, et la « génération chômage » née dans les années 1980 », assène l’Institut Montaigne. C’est indéniable.


Du passé faisons table rase


Mais qui est donc responsable de ce déprimant tableau ? Les grandes entreprises qui, d’un côté, recourent abusivement aux stages, et de l’autre se débarrassent de leurs salariés de plus de 55 ans à la moindre occasion ? Non. Les exonérations sociales et fiscales – 172 milliards d’euros en 2010 ! – dont les sociétés du CAC 40 usent et abusent sans créer d’emplois (et au détriment des PME qui, elles, ont créé des emplois malgré la crise) [1] ? Non plus. Les discriminations que subissent les jeunes, diplômés ou non, issus de nombreux quartiers populaires ? Pas du tout. La quasi absence de représentativité des nouvelles générations au sein des instances démocratiques nationales (seuls 4% des députés français ont moins de 40 ans…) ? Aucunement.


Le coupable, c’est le « pacte de solidarité » mis en œuvre au sortir de la Seconde Guerre mondiale. À savoir : la Sécurité sociale, l’assurance chômage, la retraite par répartition, la semaine des 40h, la création du salaire minimum, une certaine forme de démocratie sociale… Tout cela ne doit pas être rénové, amélioré, rendu plus juste. Pour l’Institut Montaigne, ce pacte « non seulement ne contribue plus à assurer la cohésion sociale mais il la menace. Dangereusement. » Plusieurs obstacles hérités de cette époque révolue et entravant l’emploi doivent donc être levés. Et ils sont nombreux.


Transformer les CDI en CDD


Le sacro-saint CDI d’abord. Pour de nombreuses personnes, il est synonyme d’un minimum de stabilité et de garantie dans ce monde dérégulé. Un jeune qui décroche le sésame peut enfin se projeter au-delà de quelques mois, envisager de chercher un logement par exemple, ou rêver à quelques projets personnels.

 

Pour l’Institut Montaigne, le CDI est au contraire synonyme de « rigidité inadaptée ». Il est donc proposé de le rendre plus « flexible » (proposition n°9). En gros, d’en faire un CDD – ce dernier serait supprimé – sans la prime de précarité. Ce contrat plus flexible permettra aux employeurs de changer unilatéralement la nature du poste, les fonctions, la rémunération ou encore le temps de travail. L’entreprise pourrait ainsi congédier un salarié à l’issue d’une mission soi-disant indéterminée… Et ce, sans contrepartie financière.


« Actuellement, il n’est pas possible de rompre un CDI pour un motif autre qu’économique », déplore l’Institut. Qu’on le rassure, c’est tout à fait réalisable, encore faut-il payer les indemnités légales prévues par le Code du travail ou la Convention collective. Autant d’horreurs, aux yeux des auteurs du rapport, qui menacent la cohésion sociale : « La France s’illustre par un droit du travail particulièrement contraignant, qui crée des effets de seuil sécurisant pour ceux qui sont du bon côté de la barrière ». Conclusion : faisons passer tout le monde du mauvais côté au nom de l’équité.


Côté salaires, les experts de l’Institut Montaigne n’estiment pas « qu’il serait juste de baisser le salaire fixe ». Ouf ! On est presque rassuré. Mais le répit est de courte durée : « La hausse continue des salaires tout au long de la carrière professionnelle », à cause de l’ancienneté, est un frein à « l’attractivité des seniors ». À défaut de baisser les salaires, comment ne pas les augmenter ? Très simple. Il est proposé de généraliser, pour « les postes de management », les rémunérations variables qui viendraient compléter un salaire fixe (proposition n°6). On appelle ça des primes individuelles, dont le fonctionnement est souvent discrétionnaire. Et on sait les conséquences néfastes que peuvent provoquer ces primes individualisées uniquement fixées en fonction d’objectifs quantitatifs, dans les centres d’appel par exemple : baisse de la qualité au profit de la quantité, ventes forcées ou abusives, mise en compétition permanente des équipes, soumission au supérieur hiérarchique, stress, mal-être... Généraliser ce système, ça promet !


44 ans de cotisations


C’est loin d’être tout. L’institut demande la suppression pure et simple de l’âge légal de départ à la retraite (proposition n°14). Et l’allongement à 44 ans, d’ici 2020, de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein (actuellement fixée à 41 ans à partir de 2012). Le rapport préconise également que le malus – la décote - appliqué aux pensions des salariés qui n’auraient pas assez cotisé, soit alourdi, passant à 7% par an. Actuellement, la perte est de 1,25 % à 2,5 % par année de cotisation manquante (ce qui en fait déjà l’une des décotes les plus fortes d’Europe). Bref, pour le laboratoire d’idées, « choisir le moment de sortie de la vie professionnelle selon ses besoins et selon ses moyens », cela signifie travailler 44 ans en CDD permanent avec des salaires très variables.


Car la retraite, comme les études, sont considérées comme des temps morts. Le think-tank suggère de développer « l’employabilité tout au long de la vie ». Le travail en alternance et l’apprentissage doivent se généraliser dans l’enseignement secondaire et supérieur (propositions n°1 et 2). Histoire que les étudiants apprennent davantage de compétences utiles pour les actionnaires, plutôt que des savoirs pas vraiment rentables à court terme, et susceptibles d’aiguiser l’esprit critique.


Les élèves apprentis seraient payés avec « de vrais salaires à temps partiel » sans que l’on sache ce qui, pour les chercheurs de l’institut, constitue un « vrai salaire » (un Smic ? Un salaire de directeur de l’Institut Montaigne ?). En parallèle, la taxe d’apprentissage payée par les entreprises doit être supprimée, mais l’État est invité à verser une allocation de 300 euros par mois pour compléter les « vrais salaires » des élèves apprentis. Ou comment transformer 2,2 millions d’étudiants en main-d’œuvre à bas coût au nom de la lutte contre le chômage, et aux frais de l’État…


Les pesants silences de l’Institut Montaigne (et du Medef)


Les animateurs du laboratoire d’idées assurent utiliser une « méthode d’analyse et de recherche rigoureuse et critique ». Pourtant, leurs recherches passent plusieurs faits sous silence. Si le « pacte de solidarité » qui a assuré la prospérité de la France pendant un demi-siècle s’est, selon eux, transformé en lourde menace, ce serait principalement à cause de la démographie : « Tout le problème est ce que ce modèle se heurte aujourd’hui à une situation démographique radicalement différente de celle qui l’a vu naître », les « actifs » – 41% de la population – supportant « la double charge des études et des retraites  ». Exit la question du partage des richesses.


Selon la Commission européenne et l’Insee, la part des salaires dans la valeur ajoutée – la richesse produite – des entreprises a considérablement baissé en trente ans [2]. Cela signifie un niveau de salaire moyen qui reste bas (moins de 1.500 euros nets pour les ouvriers et les employés) et des dizaines de milliers d’emplois non créés, au profit d’une meilleure rémunération du capital. Si les augmentations de salaire liées à l’ancienneté constituent un frein, ce n’est aucunement le cas d’une hausse continue des dividendes versés aux actionnaires (196 milliards d’euros de dividendes en 2007, contre 40 milliards en 1993). D’ailleurs, l’Institut Montaigne n’en parle pas. Dans les 110 pages du rapport, le mot « actionnaire » n’existe pas.


Autre silence : les dispositifs d’exonérations fiscales dont bénéficient – inégalement – les entreprises. « Au total, les dispositifs dérogatoires fiscaux et sociaux applicables aux entreprises, entendus au sens large, représentent plus de 172 milliards d’euros en 2010 », pointe le récent rapport du Conseil des prélèvements obligatoires. Soit dix-sept fois le déficit actuel des caisses de retraite ! Le nombre de ces dispositifs est passé de 44 en 2005 à 64 en 2010. Plusieurs d’entre eux sont censés avoir été mis en place pour favoriser, directement ou non, la création d’emploi. Étrangement, l’Institut Montaigne n’en tire aucun bilan.


Quand le travail se résume à l’employabilité


Plus étrange encore, plusieurs constats présents dans le rapport – et essentiels pour expliquer la situation actuelle – ne débouchent sur aucune proposition. L’institut déplore ainsi une certaine défiance des jeunes et des seniors à l’égard du travail. Les premiers n’en font pas leur priorité, les seconds font tout pour en sortir dès qu’ils en acquièrent le droit. « La détérioration sensible des conditions de travail, le manque de reconnaissance et de considération, la perte d’une ambiance sereine et conviviale engendrée notamment par la course à la rentabilité et à la performance, le stress physique et psychologique, enfin de fortes incitations à cesser l’activité professionnelle expliquent pour l’essentiel ce phénomène de sortie prématurée du monde du travail », détaille le rapport. Puis, plus rien. Comme si l’apprentissage, des contrats de travail plus flexibles et une durée de cotisations plus longue allaient résoudre ce problème pourtant central. Aucune remise en cause du fonctionnement des entreprises. On ne mord pas la main qui vous nourrit.


Pour les inspirateurs du Medef, cette aggravation du mal-être au travail est peut-être due, elle aussi, au « pacte de solidarité » de 1945. Ne serait-ce pas cette archaïque Sécurité sociale qui permet trop facilement aux salariés de se déclarer malade ou d’être victime d’un accident du travail, ce qui bloque indument un poste de travail ? Nous suggérons une 16ème proposition : supprimons la Sécurité sociale définitivement !

Ivan du Roy et Nadia Djabali

Notes

[1] Lire l’enquête à ce sujet publié dans Libération du 10 novembre 2010.

[2] De 74,2 % en 1982 à 65,8 % en 2006, soit un recul de 8,4 points, selon l’Insee. De 66,5 % en 1982 à 57,2 % en 2006, soit une baisse de 9,3 points, selon une étude de la Commission européenne.

En savoir plus

Le rapport de l’Institut Montaigne est téléchargeable à cette adresse

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 08:39

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11 novembre 2010 - Le Télégramme 

 

Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, sociologues, anciens directeurs de recherche au CNRS, sillonnent la France pour promouvoir leur livre «Le président des riches», redoutable outil contre la «classe dominante».

 


«Il y a une guerre des classes, c'est un fait, mais c'est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner». Les propos de Warren Buffet, un Américain parmi les plus riches du monde ouvrent le livre «Le président des riches» de Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot. Le couple de sociologues spécialistes de la bourgeoisie française se lâche dans ce 16e ouvrage qui évoque la nouvelle «guerre des classes» qui s'ouvrent. Ils seront à Douarnenez lundi et à Quimper mercredi.

Qu'est-ce qui a changé avec Nicolas Sarkozy?


La fameuse soirée du Fouquet's en mai 2007 le soir de l'élection marque une rupture. Il y avait là de nombreux patrons des plus grosses entreprises françaises, les politiques étaient minoritaires. Ce qui caractérise ce président c'est le côté systématique de la collusion entre le monde de l'argent et celui de la politique, une collusion assumée, visible, décomplexée. De la lutte des classes nous sommes passés à une guerre des classes avec un niveau de violence jamais atteint.

Quelle est cette classe des riches?


Elle pratique une sorte de collectivisme, de solidarité par cooptation. C'est une addition de pouvoirs. L'individualisme est bon pour les pauvres. Nicolas Sarkozy est révélateur de ces réseaux quand il fait l'éloge du mérite pour réussir tout en voulant placer son fils de 23 ans, inexpérimenté, à la tête de l'Établissement public du quartier d'affaires de la Défense. On remarque qu'un Dominique Strauss-Kahn a les mêmes réseaux. C'est un enfant de Neuilly et de la grande bourgeoisie. Tous les amis de Sarkozy sont passés par le cabinet de DSK à une époque. Nous sommes dans la même toile d'araignée.

Comment avez-vous pu travailler sur la bourgeoisie?


Nous avons commencé en 1987. 1968 était déjà oublié, la pensée unique se mettait en place avec l'idée que le marché faisait disparaître définitivement le socialisme. Cette classe est dominante. Elle n'a pas besoin de se théoriser pour exister. Mais elle a été intéressée par la théorie de la domination à partir de laquelle nous travaillions. La publication du «Président des riches» ne nous a pas fermé ces portes.

Vous êtes engagés?


Je ne vois pas comment on peut être sociologue sans être engagé car nous sommes témoins d'une grande violence des rapports sociaux. Mais quand nous sommes partis à la retraite il y a trois ans, l'axe de travail sur les classes sociales a disparu à nouveau du CNRS. Pourtant, la population se reconnaît dans le terme de classe sociale. Les gens en ont marre d'une langue de bois cotonneuse.

Votre discours est pessimiste?


C'est un cri d'alarme. Nous assistons à la marchandisation de la planète. Une classe dominante s'accapare toutes les richesses, matières premières, nourriture. Il est important que les milieux dominés, qui sont comme tétanisés par ce qui se passse, réfléchissent à la sociabilité au niveau des partis, des associations, des réseaux citoyens. Ce qui se passe actuellement est étonnant. La faille c'est que le PS ne relaie pas.


Recueilli par Ronan Larvor Pratique Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot seront

 

lundi, à 20h30 à la salle des fêtes de Douarnenez à l'invitation du Front de Gauche, PCF, PG et des Alternatifs et

 

mercredi à 19h à la librairie Ravy. Entrée gratuite. Leur livre est accessible gratuitement sur Internet : www.editions-zones.fr

 

Note du Blog:

 

Pour ceux qui s'étonneraient de l'abscence incompréhensible du Npa à ces initiatives, voici toujours une rencontre vidéo entre Olivier Besancenot et les auteurs.

 

Que faire des riches ?

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