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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 11:22
Débat avec Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, sociologues
LEMONDE.FR | 21.09.10 | Le Monde
 
Eric : Pensez-vous que M. Woerth est sincère lorsqu'il nie toute collusion ? Pensez-vous qu'il puisse ne pas avoir conscience que l'ensemble de sa vie (trésorier de l'UMP et ministre du budget ainsi qu'une femme employée par un donateur de son parti, à qui il offre la Légion d'honneur...) est un "réseautage" permanent avec les plus riches ?
  
Monique Pinçon-Charlot : Eric Woerth a à la fois conscience et pas conscience de ces conflits d'intérêts, parce que dans la classe dominante, la collusion entre le pouvoir et l'argent est une collusion de fait. Les hommes d'affaires, les financiers et les politiques se retrouvent quotidiennement dans les mêmes cercles, dans les premières d'opéra, sur le golf, ou dans les dîners et cocktails.

TheArtofYello : Que nous révèle l'affaire Woerth-Bettencourt de la société française ? Qu'est-ce qu'elle nous apprend sur nous-mêmes ? Qu'il faut que les liens entre l'argent et la politique soient particulièrement visibles pour qu'ils deviennent intolérables ? Que nous les avons intégrés ?


Michel Pinçon : Cette collusion est spécifique quand même à certains milieux placés en haut de l'échelle sociale. Il est vrai que la valorisation de la réussite et de l'enrichissement diffuse ce désir de richesse dans les catégories moins élevées. C'est par exemple l'une des postures du président de la République que de vouloir banaliser et légitimer la recherche de la fortune.


Mais cette collusion argent-politique ne concerne pas les catégories populaires, qui, de toute façon, restent à l'écart de l'enrichissement, qui est réservé aux personnes qui ont fait des études prolongées, par exemple, et entrent dans le monde des entreprises et de la finance.


Vincent : Comment expliquer la tolérance de l'opinion publique à l'égard de l'affaire Woerth-Bettencourt et plus largement aux scandales politico-financiers ? Retrouve-t-on également ce comportement chez nos voisins européens ?


Michel Pinçon : Cette tolérance peut être plus apparente que réelle. Ces scandales conduisent à des démarches juridiques, des mises en examen, jusqu'à des procès. Cette tolérance n'est que le résultat de la non-compétence du citoyen ordinaire pour exprimer, auprès des tribunaux par exemple, son refus. Cela dit, les enquêtes d'opinion tendent à montrer une nette exaspération, qui se traduit par une perte de confiance dans le pouvoir actuel.


CamilleM : Pourquoi nécessairement ramener la figure de Nicolas Sarkozy à un concept de classe ? Qu'il soit le produit d'une oligarchie certes, mais pour ce qui est de ses objectifs et de son appartenance consciente, je le crois surtout au service de lui-même. Je n'ai pas l'impression qu'il y ait beaucoup de solidarité là-dedans, fût-ce au sein d'une oligarchie. N'est-ce pas justement cela la fameuse "rupture" ? Chacun pour soi…


Monique Pinçon-Charlot : Nicolas Sarkozy, tel que nous l'avons appréhendé comme président des riches dans notre dernier ouvrage, est un personnage qui a construit toute sa vie et sa carrière politique à Neuilly et dans les Hauts-de-Seine, et qui est, selon nous, au service des plus riches de notre pays.


En cela, il satisfait à la fois les patrons du CAC 40, les financiers, les hommes d'affaires et autres dirigeants de société et son propre narcissisme, son propre ego, sa propre personnalité, qui a été construite dans la revanche, dans la concurrence : vouloir être le premier après avoir été, pendant toute une enfance et une adolescence à Neuilly, plutôt le second.


Step : Ne croyez-vous pas que l'électorat catholique va fuir ce gouvernement fasciné par l'argent ?


Monique Pinçon-Charlot : L'électorat catholique est touché et particulièrement concerné compte tenu des valeurs portées par le christianisme par la décomplexion que Nicolas Sarkozy a introduite au sommet de l'Etat vis-à-vis de l'argent, des consommations ostentatoires et de la visibilité du fonctionnement des rouages du pouvoir.


Mais tout individu qui occupe une position au sommet de la société se reconnaît dans la violence avec laquelle Nicolas Sarkozy essaie de faire passer la France dans un stade avancé du système capitaliste, et les positions religieuses, le fait d'être un homme ou une femme, le fait d'être vieux ou jeune deviennent des variables secondaires par rapport à la variable principale : la place au sommet de la société dans le cumul de toutes les formes de richesse, que celle-ci soit économique, culturelle, sociale ou symbolique.


Francois : Est-ce que les liens entre les détenteurs de capital financier et l'Etat concernent seulement les ministres et leur cabinets ou bien est-ce que des organismes comme la Cour des comptes ou l'inspection des finances entretiennent également des liens étroits avec les grandes fortunes ?


Michel Pinçon : Il y a des liens entre toutes les élites sociales. Ce qui établit des ponts, des passages entre les affaires, la politique, le show-biz, les arts et les lettres, les médias. Les membres des organismes de contrôle comme la Cour des comptes, les hauts fonctionnaires, souvent inspecteurs des finances, ne peuvent pas ne pas être en contact directement ou indirectement avec les grands patrons, les banquiers.


C'est pourquoi nous parlons, dans notre livre, d'une oligarchie qui est à la tête de l'Etat, et aussi de l'économie, et qui forme une seule classe.


TheArtofYello : La composition du Parti socialiste fait-elle de lui une alternative éloignée du risque de collusion ?


Monique Pinçon-Charlot : Les socialistes sont divers. Au sein du Parti socialiste, il y a des oligarques de gauche, comme Dominique Strauss-Kahn, dont les réseaux et les valeurs ne sont pas si éloignés que cela de ceux de Nicolas Sarkozy. Et c'est d'ailleurs, selon nous, le risque pour l'élection de 2012 que de voir un oligarque de gauche remplacer un oligarque de droite, ayant pour valeur principale le néolibéralisme, le capitalisme dans sa phase financiarisée et mondialisée, au service d'une seule classe : celle qui a accès, précisément, à la planète finance.


Mais il y a au sein du Parti socialiste des socialistes de gauche plus radicale qui souhaitent transformer le système capitaliste en un système plus juste, plus équitable, où les valeurs de la République – liberté, égalité, fraternité – seraient au cœur des décisions du pouvoir.


Hélène : Que pensez-vous de l'argument des cumulards qui justifient un mandat local pour les parlementaires afin de mieux appréhender le terrain ?


Monique Pinçon-Charlot : Les députés, les parlementaires sont des élus de la nation et donc ils n'ont pas besoin d'avoir un autre mandat local. Cela ne nous paraît donc pas être un argument qui justifie le cumul des mandats.

Bête : Selon vous, cet écart entre élites et classes populaires (même si le terme classes semble passé de mode) est-il appelé à se creuser ?


Monique Pinçon-Charlot : L'écart est énorme déjà aujourd'hui, et si l'on ne prend pas des mesures législatives pour lutter contre le cumul des mandats politiques, l'écart continuera à se creuser. C'est pourquoi, dans notre livre, nous proposons un certain nombre de mesures pour changer les choses, dont l'abolition du cumul des mandats politiques, dont le fait qu'on ne devrait pas pouvoir faire une carrière en politique, c'est-à-dire qu'il faudrait qu'il y ait un statut de l'élu qui permette de réintégrer le monde du travail.


Ainsi, à l'Assemblée nationale, alors qu'aujourd'hui il y a zéro ouvrier et un seul employé, cette mesure législative permettrait d'ouvrir l'hémicycle aux femmes, à la diversité sociale et à la diversité ethnique. Et alors, le taux de participation aux élections en serait certainement bouleversé.


Godin : Y a-t-il une spécificité française aux liens que vous observez ?


Monique Pinçon-Charlot : Je ne suis pas sûre que la collusion entre la politique et l'argent soit une spécificité française. Ce qui est une spécificité aujourd'hui sous l'ère de Nicolas Sarkozy, c'est la visibilité de cette collusion. Dès le 6 mai 2007, la soirée au Fouquet's a donné à voir cette entrée médiatique des patrons du CAC 40, venus ensemble fêter une victoire électorale au plus haut sommet de l'Etat.


Et c'est d'ailleurs cette visibilité du fonctionnement des rouages du pouvoir, la "rupture" de Nicolas Sarkozy, qui nous a permis de faire le livre Le Président des riches, qui nous a facilité grandement le travail pour mettre au jour le fonctionnement de cette oligarchie en actes.


Sabine : Ne pensez-vous pas qu'un ouvrier ou un employé qui rejoint l'hémicycle ne connaîtra pas la même "dérive" ? N'est-ce pas là une caractéristique de l'humain ?


Michel Pinçon : Pour un sociologue, la caractéristique de l'humain, c'est essentiellement d'être la construction du monde social à travers la famille, l'école, plus tard l'entreprise. C'est-à-dire qu'il n'y a pas d'essence humaine. L'inné est quelque chose de très limité et le rapport au temps, à l'espace, aux autres est construit par des apprentissages très précoces, ce que nous avons pu observer en travaillant en milieu populaire en tant que sociologues, et en travaillant dans les "beaux quartiers".


Si l'on y réfléchit un peu, le cadre de vie entre les "4 000" de la Courneuve et l'avenue Foch est à l'origine de représentations du monde, de valeurs, de relations aux autres très différentes et qui expriment ce poids du social objectivé dans les formes urbaines sur les personnalités.


Lionel : Quel type d'événements pourrait, selon vous, permettre aux ouvriers d'acquérir une plus grande conscience de classe ?


Michel Pinçon : Pour ce qui est des événements, on peut considérer que l'affaire Woerth-Bettencourt est un révélateur qui peut être à l'origine d'un commencement de prise de conscience. Parce qu'apparaissent au grand jour des éléments autrement insoupçonnés.


Par exemple, la restitution de 30 millions d'euros à Mme Bettencourt en raison des mécanismes du bouclier fiscal, pour un smicard, est quand même assez étonnante. Ce type d'événement fait apparaître ce qui devrait rester sous la ligne de flottaison de l'iceberg des grandes richesses, dont une seule partie est visible, toute petite par rapport à l'immensité de l'opulence.


TheArtofYello : Après votre livre sur Pinochet, Le Président des riches est le deuxième au contenu explicitement engagé. Qu'est-ce qui vous pousse à sortir de votre habituelle objectivité scientifique ?


Michel Pinçon : Je ne pense pas que nous soyons tellement sortis de notre réserve sociologique, c'est-à-dire du souci de ne pas prendre systématiquement parti. Ce qui se passe avec ce nouveau livre, c'est que nous nous sommes introduits dans le champ politique alors qu'auparavant nous restions dans la sphère familiale, nous faisions une anthropologie de la grande bourgeoisie, analysant son mode de vie, l'éducation donnée aux enfants, le rapport à la culture.


Mais nous ne prenions pas en compte directement la dimension politique. En abordant notre sujet, le président des riches, nous avons mis en relation notre expérience de ce monde social avec ce que nous pouvions observer, grâce à Nicolas Sarkozy en grande partie, de la relation entre ces familles du haut de la société et le monde politique.


Ce que nous pouvions dire des inégalités par exemple devant l'école, où les enfants des milieux aisés sont les plus favorisés, avait des prolongements en politique, où nous pouvions constater l'importance du pouvoir des familles de la grande bourgeoisie, capables d'influencer grandement les prises de décision par l'existence des réseaux dont nous avons parlé plus haut et qui sont vraiment au cœur de la puissance sociale.


Lionel : Vous évoquez l'obstacle de la violence symbolique qui pousse les ouvriers à avoir honte d'eux-mêmes dans de nombreuses situations. Comment combattre cette violence symbolique ?


Monique Pinçon-Charlot : La violence symbolique est effectivement au cœur de la reproduction des rapports de domination. Autrement dit, les dominés reconnaissent aux dominants leur supériorité dans les domaines de leurs compétences financières, dans la culture, dans leur mode de vie, voire dans la tenue de leur corps et leur élégance vestimentaire.


Combattre cette violence symbolique est essentiel si l'on veut changer ces rapports de domination. Et à la suite de Pierre Bourdieu, nous pensons que la connaissance du fonctionnement des dominants et la mise au jour des mécanismes de cette violence symbolique sont à même de donner des armes pour la combattre.


Léos : Avez-vous rencontré des difficultés à étudier la sphère politique actuelle – et dans le climat actuel – en vous présentant comme sociologues ? Plus globalement quels sont les soucis que peuvent rencontrer les sociologues dans des études de milieu politique ?


Michel Pinçon : L'un des principaux soucis pour travailler dans le monde politique, c'est la langue de bois. Il n'est pas évident de recueillir un discours qui ne soit pas convenu, qui ne soit pas préconstruit au moment de l'entretien.

Une autre difficulté est présente aussi lorsqu'on travaille dans la grande bourgeoisie sur ses modes de vie, par exemple : hommes politiques et grands bourgeois vont lire les résultats de la recherche, ce qui n'est pas sans danger, car ils disposent de moyens éventuels de répression.


CamilleM : Quid de la classe moyenne ? Quelle est sa place dans votre synthèse, entre classes les plus modestes et grande bourgeoisie ?


Monique Pinçon-Charlot : Les classes moyennes sont dans l'entre-deux social, au-dessus de leur tête, la classe dominante, et en dessous de leurs pieds, les classes populaires. Elles se caractérisent par un individualisme que l'on peut qualifier de positif, avec l'injonction pour les individus de se réaliser, de réussir, alors que dans les classes dominantes, nous parlons de "collectivisme pratique", c'est-à-dire de solidarités, de partage du gâteau dans l'intérêt de la classe.


Tandis que dans les classes populaires, dans la France d'aujourd'hui, nous parlons de "désaffiliation" et d' "individualisme négatif" dans la mesure où la désindustrialisation a fait perdre aux ouvriers leur capital industriel, avec les usines, le travail manuel qui donne beaucoup de fierté, qui donne une identité, et leur capital syndical et politique.


Il ne demeure dans la France d'aujourd'hui qu'une seule classe sociale au sens marxiste du terme, et c'est de la classe dominante qu'il s'agit.


Lionel : Pensez-vous qu'il soit encore possible aujourd'hui pour les travailleurs d'avoir une certaine conscience de classe leur permettant de se mobiliser massivement pour la défense de leurs intérêts ?


Michel Pinçon : Les travailleurs ont à surmonter des difficultés nouvelles dans les rapports sociaux. Il y a la perte d'une identité forte qui se construisait dans la fierté du travail et dans la présence d'organisations de classe dans l'entreprise et dans le milieu résidentiel.


Ces organisations étaient porteuses d'une mémoire qui renvoyait à 1789, mais aussi aux grands mouvements du XIXe siècle – 1848, la Commune –, au Front populaire, à la Résistance, à 1968. Une mémoire qui se perd aujourd'hui avec l'affaiblissement des organisations. Et avec une présence dans la classe ouvrière, qui reste encore nombreuse, de travailleurs immigrés dont la mémoire est évidemment différente et renvoie plus à la période coloniale ou aux tentatives de socialisme à l'Est qu'aux luttes en France.


Hélène : Dans un entretien à Télérama vous conseillez de faire comme les riches : s'entraider, se soutenir… comment, face à l'individualisme ambiant, fédérer les exaspérations afin de faire bouger les choses ?


Michel Pinçon : Les grands bourgeois ont la sociabilité mondaine, qui les aide énormément à faire vivre le collectivisme pratique dont nous avons parlé. Cette sociabilité mondaine est de tous les instants : ce sont les petits déjeuners d'affaires, les déjeuners, les cocktails, les dîners, mais aussi les premières d'opéra, les petits dîners entre amis, les parties de golf le dimanche. C'est l'entre-soi aussi des beaux quartiers, ce sont aussi les vacances partagées. Bref, on ne cesse de partager l'espace et le temps avec son semblable. C'est la force des dominants.


Aussi faudrait-il que les classes populaires et les classes moyennes trouvent des modalités de sociabilité, du liant pour que toutes les prises de position contestataires dans les associations, dans les partis politiques, dans les syndicats, dans la résistance au travail, même quelquefois dans la désobéissance civile, que tout cela finisse par créer une dynamique, que la mayonnaise prenne, grâce à une sociabilité, grâce à du collectivisme qui font cruellement défaut aujourd'hui.


La grande bourgeoisie arrive à surmonter des lignes de fracture qui ont pu être dramatiques et cruelles. Par exemple, la noblesse fortunée et la vieille bourgeoisie ne font plus aujourd'hui qu'un seul et même groupe, où les alliances matrimoniales sont très nombreuses, et que nous avons appelé l'aristocratie de l'argent.


De la même façon, les fractures religieuses entre catholiques et protestants, entre chrétiens et musulmans ou bouddhistes, sont largement surmontées. Ainsi, dans certaines grandes écoles – l'Ecole des Roches à Verneuil-sur-Avre, ou Le Rosey à Lausanne –, les élites internationales pratiquent un œcuménisme total et assurent aux jeunes une éducation de tolérance, pour que l'essentiel soit préservé.


Le Président des riches, La Découverte, 2010, 14 euros

Chat modéré par Eric Nunès
 
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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 10:50

 

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 14:02

 



Les autres parties sur la webTV...


Entretien croisé entre Olivier Besancenot et Michel et Monique Pinçon-Charlot à l’occasion de la sortie de leur dernier livre, « Le président des riches. Enquête sur l’oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy ». En vidéo sur notre site, en quatre volets, en commençant par Neuilly...


Partie 1 : « Neuilly » (10 minutes)
Qu'est-ce que Neuilly ? L’avez-vous visité ? Révélations et regards croisés de deux sociologues et d'un facteur militant sur l'un des principaux "ghettos du gotha" qui fut aussi le berceau du pouvoir sarkozyste. L’oligarchie sous les yeux. Où l’on croise aussi Carla Bruni, Jean d’Ormesson, et le fils Balkany dans un HLM d’un genre très particulier...

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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 15:32

 




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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 11:59
Média lundi 13 septembre 2010 Ouest France

Le Monde accuse ce lundi en Une de son édition l'Elysée d'avoir violé le secret des sources d'un de ses journalistes travaillant sur l'affaire Woerth en utilisant les services du contre-espionnage.


« Affaire Woerth: l'Elysée a violé la loi sur le secret des sources des journalistes », titre le quotidien. « Les service du contre-espionnage ont été utilisés pour rechercher l'informateur d'un de nos reporters », peut-on lire en première page.


Le Monde porte plainte contre X


« Afin d'identifier la source d'informations parues dans Le Monde sur l'affaire Woerth-Bettencourt et de tenter de mettre un terme aux révélations dans la presse sur cette enquête, l'Elysée a eu recours, courant juillet, à des procédés qui enfreignent directement la loi sur la protection du secret des sources des journalistes », écrit Sylvie Kaufmann, directrice de la rédaction du quotidien.


« Le Monde va déposer plainte contre X pour violation du secret des sources », indique le journal.

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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 13:18
kouchner-sarkozy-diner-de-cons


 

Woerth disqualifié, Sarkozy et Fillon au plus bas dans les sondages, la politique sécuritaire du gouvernement critiquée dans ses propres rangs, la fragilité du pouvoir et les dissensions à droite, reflet de l’impopularité de leur politique, sont un atout pour le combat qui s’engage.

« Droit dans ses bottes... pour l’instant », c’est Sarkozy à la veille du 7 septembre, selon le journal patronal La Tribune. Selon un sondage récent, 60 % des personnes interrogées ne voulaient plus d’Éric Woerth et 70 % soutenaient la journée d’action du 7 septembre. Mais Sarkozy refusait d’envisager la moindre concession autre qu’à la marge sur la réforme des retraites et il a maintenu Woerth à son poste.


Sarkozy refusant de lâcher Woerth. Voire... Le 9 septembre, c’est François Fillon qui devait répondre aux questions d’Arlette Chabot avant de rejoindre Woerth dans une table ronde avec des syndicalistes. Le Premier ministre pourrait bien ainsi reprendre la main sur la conduite de la réforme... À moins que ce ne soit Xavier Bertrand, libéré de la présidence de l’UMP, ou Raymond Soubie, le conseiller de Sarkozy en affaires sociales.

 

Toutes ces « solutions », encore à l’état d’hypothèses au moment du 7, montrent l’embarras du pouvoir, empêtré dans l’affaire Bettencourt. Avec seulement 32 % d’opinions favorables, Sarkozy a atteint le plus bas de sa cote de popularité depuis juin 2007. Difficile de savoir ce qu’il va faire et ce que sera le remaniement ministériel qu’il a annoncé avant l’été pour cet automne. Il ne le sait peut-être pas lui-même.


Avant que l’affaire Woerth ne débouche sur une crise politique qui encourage le mouvement social, le plan de Sarkozy était relativement simple. Se positionner en vue de 2012 le plus à droite possible, en chassant sur les terres du Front national. Le 14 juillet, 35 députés, aujourd’hui 37, créaient la « droite populaire », sous le drapeau qu’ils reprochaient à Sarkozy d’avoir abandonné, « Nation, Patrie, République et Travail ». Un des chefs de file de ce nouveau courant, Thierry Mariani, qui s’est déjà signalé en proposant les « tests ADN », sera le rapporteur de la loi sur l’immigration dont font partie les mesures de déchéance de la nationalité.


Ces députés se félicitent aujourd’hui de l’offensive sécuritaire que Sarkozy a lancée à Grenoble le 30 juillet. En même temps, Jean-Louis Borloo était encouragé à envisager une candidature de premier tour à la présidentielle, susceptible de ratisser au centre. L’annonce d’un remaniement ministériel, pour l’automne, à peu près en même temps que la remise en jeu de la présidence de l’UMP, en novembre, promettait d’ouvrir le bal des ambitions, des rivalités, des ralliements.


Lequel n’a pas manqué de se produire. Mais dans des conditions sans doute un peu différentes de celles espérées par Sarkozy. Car l’offensive sécuritaire et xénophobe menée par son ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux, loin de faire recette, a commencé à susciter un large mouvement d’opinion pour les droits démocratiques dont les manifestations du 4 septembre ne sont, il faut l’espérer, que le début. Et l’affaire Woerth, loin d’être enterrée pendant l’été, a ressurgi encore plus fortement à la rentrée, cristallisant toutes les raisons de fond de l’impopularité du gouvernement, sa politique en faveur exclusivement des plus riches.


Mais au-delà des rivalités et des dissensions qui se manifestent à droite, il y a accord de fond sur la politique du gouvernement. Ce n’est pas un hasard d’ailleurs si les critiques de la politique sécuritaire de Sarkozy restent toujours sur le terrain bien pensant de la « République » et de la « France ». Tous sont d’accord pour faire payer la crise aux travailleurs.


Et c’est bien l’ensemble de cette politique que le mouvement devra contester pour gagner. Loin du dialogue social et des perspectives de négociations illusoires, en définissant au contraire ses propres objectifs, imposer les revendications qui répondent aux besoins des travailleurs et de la population. Et pour commencer, le retrait pur et simple de la réforme des retraites.


Galia Trépère

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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 13:09

Capture d'écran de Google.fr.

 

Tapez « perquisition » sur Google. Surprise avec la première réponse : un lien publicitaire annonce que « l'UMP n'a pas été perquisitionnée ». L'UMP s'est en effet empressée d'acheter le mot-clé après avoir reçu la visite de policiers enquêtant sur l'affaire Bettencourt-Woerth.


C'est le site de Paris Match qui avait révélé, jeudi midi, cette visite de « trois policiers de la brigade financière » au siège de l'UMP :

« Les policiers ont réclamé les archives intitulées “correspondance” et ont fouillé pendant près d'une heure les documents de la période du premier trimestre 2007. Les enquêteurs seraient à la recherche d'une éventuelle trace de réception du courrier daté du 12 mars 2007, signé Eric Woerth et adressé à Nicolas Sarkozy.

C'est dans ce courrier, dont Eric Woerth a reconnu l'existence la semaine dernière, qu'il demandait l'attribution de la Légion d'honneur à Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt. »

« La police nous avait prévenus 24 heures à l'avance »

Embarrassée, l'UMP ? Pas du tout. Son directeur général, Eric Cesari, explique même au site de Paris Match que cette visite n'était pas du tout une surprise :

« La police judiciaire nous avait prévenus 24 heures à l'avance. Les policiers ont expertisé les documents ayant trait à la campagne présidentielle à en-tête de l'association de la campagne “Ensemble, tout est possible.” »

Juridiquement, donc, ce n'était pas une perquisition. Médiatiquement, c'est différent : le mot est dans tous les esprits. C'est celui qu'ont retenu beaucoup de médias (dont Rue89), et c'est celui que les internautes auront tendance à taper sur Google pour en savoir plus.

L'UMP l'a vite compris. Comme le signale @nicolasvoisin ce vendredi matin sur Twitter, elle a acheté le mot-clé « perquisition » sur Google, pour que sa version de l'histoire apparaisse en tête des résultats.

« Ne pas laisser utiliser à tort le mot “perquisition” »

Son lien explique donc que « l'UMP n'a pas été perquisitionnée » et renvoie vers le communiqué de presse du parti sur cette perquisition… euh, cette « demande de renseignements ».

Une initiative tout à fait normale, m'explique-t-on au service de communication de l'UMP. Le but était tout simplement d'éviter la contagion :

« Hier, pendant quelques heures, le mot de “perquisition” a été employé à tort dans l'ensemble des médias, des agences de presse à la télévision. Nous avons décidé de ne pas laisser utiliser à tort ce mot.

Nous avons contacté tous les journalistes pour leur expliquer de quoi il s'agissait exactement. Et de son côté, notre pôle Internet a fait de même sur les réseaux sociaux.

Ça ne nous arrive pas souvent d'acheter des mots-clés sur Google, mais si ça devait se représenter, on le referait sans problème. »

Chimulus sur la "demande de renseignements" à l'UMP.

Illustrations : capture d'écran de Google.fr, dessin de Chimulus.

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10 septembre 2010 5 10 /09 /septembre /2010 12:52

La couverture de The Economist.

 

 

Comme toujours dans The Economist, c'est la couverture qui frappe : Carla Bruni accompagne le bicorne de Bonaparte, qui se déplace grâce à un mini-Sarkozy. Le très libéral -et libertaire- hebdomadaire britannique, qui l'avait soutenu en 2007, qualifie en titre Nicolas Sarkozy de « Président qui rétrécit », car l'homme « ne semble plus savoir ce qu'il veut ».


Le titre, « The incredible shrinking président », est une référence à la VO de « L'Homme qui rétrécit » (« The Incredible Shrinking Man »), un film américain de 1957 narrant l'histoire d'un homme qui diminue jusqu'à devoir se battre avec un chat ou une araignée, et vivre dans une maison de poupée aménagée par sa femme.


The Economist consacre trois pages et son éditorial à ce Président devenu lilliputien. L'hebdo, daté de samedi 11 septembre, dresse un bilan de la présidence Sarkozy, en revenant évidemment sur la manifestation de mardi, mais aussi sur la défaite aux élections régionales et sur « la série de miniscandales » qui ont « nuit à son rang ».

« Un opportuniste sans complexe »

C'est dans l'éditorial, sorte de résumé sans ambages de l'analyse développée dans l'article de trois pages, que le ton est le plus cinglant :

« Quand il est au mieux de sa forme, M. Sarkozy est un politicien exaltant ; à ses pires moments, c'est un opportuniste sans complexe qui tourne en fonction du vent.

Avec ses contradictions, difficile de savoir ce qu'il veut réellement, pour peu qu'il le sache lui-même. »

Sans surprise, le libéral The Economist, qui trouvait en 2009 que la France faisait « mieux que les anglo-saxons », estime que la réforme des retraites voulue aujourd'hui par le gouvernement est « timide », eu égard aux standards en vigueur dans les autres pays européens :

« M. Sarkozy veut remonter l'âge minimum de la retraite de 60 à 62 ans, dans un pays où les hommes passent six années de plus à la retraite que dans la moyenne de l'OCDE et où le système de retraite public est confronté à un déficit de 42 milliards d'euros à l'horizon 2018.

Un Président plus audacieux aurait remonté l'âge de la retraite encore plus haut.

Pourtant, poussés par le succès de la manif [en français dans le texte, ndlr], les leaders syndicaux poussent à des concessions même par rapport au modeste plan actuel.

Les socialistes du paléolithique étaient dans les manifestations […]. »

L'hebdomadaire, qui a pour règle de ne publier aucune signature de journaliste, écrit ensuite que la « peur de la rue française » est « compréhensible », en évoquant les précédents Juppé (les retraites en 1995) et Villepin (le CPE).


Pour The Economist, l'élection de Nicolas Sarkozy en 2007 montrait que les Français avaient « faim de changement », après avoir « pendant des années » élu des politiciens « heureux de maintenir l'illusion » que la protection « douillette » était sans fin.

Mais le fait qu'après les manifestations, Sarkozy a annoncé des exceptions à la règle -pour les agriculteurs- « signe une attitude ».

« Les banlieues baignent dans […] la violence des gangs »

Et le fait que ses conseillers ont annoncé que cette réforme est la dernière est « plus inquiétant », écrit The Economist avant de pointer la maigre reprise de la croissance et de brosser ce portrait apocalyptique de la France :

« La jeunesse est à la porte du monde du travail parce que des règles et des coûts excessifs découragent les employeurs de créer des emplois.

Les banlieues [en français dans le texte, ndlr] massivement immigrées qui encerclent les villes françaises baignent dans le chômage, la violence des gangs et la rage.

Les forces qui ont protégé l'économie française au pire de la récession se transforment en faiblesses au moment de la reprise.

L'an dernier, même les Hollandais ont exporté plus que les Français. »

En clair, Sarkozy se dégonfle pile au moment où la France sombre dans le chaos. « Remettez-le dans la bonne direction, quelqu'un ! », implore ensuite l'éditorial, avant de conclure :

« Le Sarkozy actuel, timide et réactionnaire, peut juger qu'il a peu à gagner à continuer les réformes. Son ancien lui-même, plus grandiose, déciderait qu'il n'a pas grand chose à perdre à essayer. »

Illustration : la couverture de The Economist.

 

Note: Nous ne partageons pas les constats, en particulier que comme nous avons ici le droit de ne pas mourir juste le jour de la retraite mais 6 ans après, il faudrait revenir sur ce droit!  Mais c'est quand même agréable de voir le système qui nous gouverne partir en vrille jour après jour! (L'UMP n'a pas été perquisitionnée! Qu'on se le dise!)

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 08:21

sarkozyvudeletranger.png

Eric Woerth et les paradis Fiscaux

L'éffondrement moral du sarkozisme, impitoyable et violent avec la classe populaire, mais câlin et bon avec les “amis” de la bourgeoisie

et l'UMP menace et veut contrôler  les journalistes pour protéger ses copains, alors qu'elle n'éprouve pas un grand respect de la présomption d'innocence quand il s'agit de brailler à la télé quand des pauvres et des exclus sont mis en cause.

le 7 septembre tous et toutes ensemble!


 

Woerth

“trop de questions est malsain et pervers”

ben voyons…

 

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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 12:22

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dimanche 29 août 2010 


Les 49 organisations signataires de l’appel à un rassemblement « citoyen » contre la politique xénophobe et sécuritaire de Sarkozy ont cru bon placer la manifestation du 4 septembre sous la haute autorité du 140ème l’anniversaire de la république.

 

Ainsi l’appel se conclut par « nous appelons à un grand rassemblement citoyen à l’occasion du 140ème anniversaire de la république […] pour dire ensemble notre attachement à la liberté, à l’égalité et à la fraternité qui sont notre bien commun . »

 

Ici, la référence au 140ème anniversaire de la république n’est pas anodine. Elle emporte une signification politique évidente. Après le désastre de Sedan le 2 septembre 1870, le peuple de Paris se soulève.

 

Après de grandes manifestations et la prise de l’hôtel de ville l’empire est renversé le 4 septembre. Selon une logique qui rappelle 1830 et 1848, le pouvoir est immédiatement occupé par une poignée de républicains (Jules Ferry, Jules Simon, Jules Favre) qui proclame la république afin d’annihiler l’élan populaire.

 

Représentant d’une fraction de la bourgeoise nationale, nourrissant une haine farouche et une peur panique à l’égard du « petit peuple parisien » jugé trop enclin au désordre et à la revendication égalitaire, ils traitent, sous la férule de Thiers, avec Bismarck pour aboutir finalement à la reddition de Paris et à l’armistice dans les derniers jours de janvier 1871.

 

Ce gouvernement n’avait qu’une seule ambition  : tuer dans l’œuf le « risque » révolutionnaire en désarmant le peuple, quelles qu’en soient par ailleurs les conséquences. Ainsi naquit la IIIème république, dont le premier titre de gloire fut le massacre des communards lors de la semaine sanglante  !


Beaucoup d’autres suivirent  ! Bien mal née, sa fin ne fut guère plus brillante. Ce sont les descendants de cette « république des Jules » qui, préférant Hitler au front populaire, votèrent les pleins pouvoirs à Pétain qui s’empressa de promulguer les lois anti juives et conduisit une répression féroce contre les forces révolutionnaires. La référence au 140ème anniversaire de la république est chargée de cette histoire là.

 

D’une histoire qui rappelle cruellement que la gauche institutionnelle manifeste une méfiance génétique à l’égard du peuple, de la multitude des ouvriers, des pauvres, des sans-titres et des sans-voix  ; juste bon à être  « chair à voter » après avoir été » chair à canons », il sont disqualifiés par cette gauche qui , avec la condescendance qui sied aux humanistes, les juge incompétents, irresponsables et sans doute aussi trop imprévisibles pour prétendre à l’exercice du pouvoir.

 

Dans le geste de convoquer le 140ème anniversaire de la république à l’appui de la manifestation du 4 septembre, les 49 organisations signataires de l’appel reconduisent cette méfiance, la portant cette fois sur les banlieues, sur ses habitants, sur ses jeunes qui brûlent des voitures et « même » des bâtiments publics, qui méprisent les règles et les normes, qui refusent l’intégration (aux valeurs du travail aliéné) et qui, surtout, tentent d’échapper au contrôle de l’Etat. Et ça, pour des humanistes de gauche dressés par l’école « républicaine » de Jules Ferry, c’est intolérable  !

 

D’ailleurs, après avoir protesté plus ou moins mollement contre les termes du discours de Sarkozy à Grenoble, quels sont les analyses et les actes de la gauche institutionnelle ? De Destot, maire socialiste de Grenoble, aux élus communistes de l’agglomération, ils ne virent dans les émeutes de la Villeneuve qu’un échec de la politique sécuritaire du gouvernement, déplorant dans une belle unanimité le manque de moyens accordés à la police, exigeant plus d’hommes et de matériels et commençant à quadriller « leur ville » de caméras de vidéo surveillance.

 

Située volontairement sur le même terrain sécuritaire que Sarkozy, la « gauche » en poursuit au fond les mêmes objectifs : dépolitiser les émeutes des banlieues pour,

1) retarder la montée d’une force politique autonome et empêcher sa jonction avec le mouvement social ;

2) dans la perspective « plausible » d’un retour au pouvoir, maintenir un certain niveau de peur qui, dans les temps présents, constitue le plus sûr moyen de son exercice et sa conservation.

 

Contre cet énième arraisonnement du mouvement populaire, détournons les manifestations du 4 septembre des objectifs que leur a assignés la « gauche ». Transformons les en un acte d’émancipation et d’égalité. La peur doit changer de camp.

 

Fabrice Sacher Saint-Martin d’Hères

 

 

Note du blog:

 

Surtout, surtout, "marcher séparément, frapper ensemble"!


Il y a sur "Bellaciao" et "Le Grand Soir" un article qui met Gérard Filoche en demeure de mettre ses positions sur les retraites en accord avec les NOTRES, et donc de quitter le PS. On peut comprendre mais c'est une erreur.

C'est peu de dire qu'entre les "trotskistes orthodoxes" (il en reste) et le reste de la gauche il y a un abîme sur la notion de "front unique ouvrier". Surtout avec les éléments "radicalisés". Or ce débat sur la "pureté" nous l'avons déjà eu... face à la Révolution allemande des années 20. Excusez-nous! Déjà l'extrême extrême gauche, prenait ses désirs pour des réalités et opposait sa minorité à la population qui suivait les partis réformistes. Avec les échecs sanglants qui ont suivi.

 

OUi, oui oui, ils sont méchants les socialistes, les socio-libéraux, les libéraux-sociaux et les socio-démocrates. Oui, oui , oui, les "masses" suivent ces partis et syndicats (Faute de mieux croyons nous!).

Mais: non non non, il ne faut couper aucun pont dans l'unité dans l'action.


"Contre le fascisme, je suis pour m'allier avec le diable" aurait dit Léon Trotsky (dans l'action bien sûr pas dans les élections et la gestion dans laquelle on cherche à nous fourvoyer et à ce moment là on dénonce notre "sectarisme"!).

 

Sur les retraites, pour gagner, il faut rechercher l'unité la plus large même si on sait très bien que le parti d'Aubry a en fait entériné la réforme.

Et sur la lutte contre la xénophobie d'état on va se retrouver avec des gens qu'on n'aime pas. Il faut quand même unir sur le plus petit dénominateur commun!


Ceci n'empêche nullement  le rappel ci-dessus, comme celui de l'OCL cité également. Mais ne demandons pas d'auto-critique préalable à qui que ce soit avant de lutter sur des sujets aussi graves!

Tous dans la rue le 4!

 

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