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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 14:47

bretagne

 

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Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 189 (03/04/13)

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Ce dimanche 7 avril a lieu en Alsace un référendum concernant la collectivité territoriale d'Alsace. Le NPA 67 se positionne contre celle-ci, un projet libéral et antisocial.

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La CTA est un projet de fusion de trois collectivités territoriales, des conseils généraux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin et du Conseil d'Alsace, imposé par la droite alsacienne. Ce projet libéral s'inscrit dans la continuité de la politique territoriale menée par Sarkozy et poursuivie actuellement par le gouvernement social-libéral de Hollande.


La fusion des trois collectivités et de leurs services publics n'est rien d'autre que l'application de l'austérité budgétaire au niveau territorial, dans la continuité de la révision générale des politiques publiques (RGPP) de Sarkozy.


Ce projet ne fera qu'accentuer la concurrence entre les régions. La région Alsace, après avoir servi de laboratoire de destruction de l'enseignement supérieur avec la fusion des trois université en un pôle unique et compétitif, sera celui du démantèlement des services publics locaux.


Une campagne dominée par la droite


La droite alsacienne et les identitaires (Alsace d'Abord) se prononcent en faveur du projet. Peu visibles en ville, leurs campagnes sont surtout dynamiques dans les villages, déjà majoritairement acquis à leur politique réactionnaire. Après bien des atermoiements, le Front national a pris finalement position contre la CTA.


Quoique divisés sur la question, le Parti socialiste et Europe Écologie les Verts soutiennent le gouvernement dans cette initiative. En réaction, plusieurs organisations syndicales (CGT, FO, FSU, Solidaires) appellent à voter « Non » au nom de la solidarité et de la justice sociale. Malgré une analyse pertinente des conséquences sociales et économiques du projet, la campagne du Front de gauche est sous-tendue par un argumentaire républicain hors de propos avec lequel le NPA ne peut être en accord.


Pour la défense et le développement des services publics de proximité et de qualité, le NPA appelle à refuser le projet de la Collectivité territoriale d'Alsace en votant « Non » ou en s'abstenant ce dimanche 7 avril.

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Le NPA 67

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 12:38

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Environnement mardi 26 mars 2013
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L’agence régionale de santé Bretagne veut attribuer le marché breton du contrôle des eaux potables et de baignades à des laboratoires départementaux et publics.

 

La société privée Eurofins attaque cette décision en justice. Le tribunal administratif de Rennes examinait le dossier ce mardi après-midi.


Eurofins contre des laboratoires départementaux publics


Une vraie guerre oppose actuellement les laboratoires publics d’analyses de l’eau des quatre départements bretons à la société privée Eurofins. En jeu ? Le marché du contrôle sanitaire des eaux bretonnes. Un gros marché puisqu’il s’agit d’analyser les eaux potables et les eaux de baignade (piscine, mer…) de toute la région pendant les quatre prochaines années.


Liens étroits entre l’ARS et les labos ?


L’agence régionale de santé (ARS) Bretagne a lancé un appel d’offres en juin 2012. Et finalement décidé d’attribuer le marché aux labos publics Leres, LDA56, LDA22 et IDHESA Bretagne Océane rattachés aux conseils généraux des Côtes-d’Armor, Morbihan, Finistère et, pour l’Ille-et-Vilaine, à l’école des hautes études en santé publique de Rennes.


De quoi provoquer une grosse colère d’Eurofins. Le N° 2 mondial de la bioanalyse ne comprend pas pourquoi il a été recalé, d’autant que son offre, dit-il, était trois fois moins cher. Devant le juge des référés du tribunal administratif de Rennes, ce mardi après-midi, son avocat, Paul-Guillaume Balaÿ, a pointé des « liens très étroits entre les laboratoires départementaux et l’ARS », liens datant d’avant l’ouverture du marché du contrôle de l’eau à la concurrence en 2006. Et dénoncé « l’imprécision des critères d’attribution du marché ».


Délais trop longs, préleveurs non accrédités…


L’ARS, elle, se défend de tout traitement préférentiel. « C’est totalement hors de propos », rétorque Charlotte Pezin, l’avocate de l’agence. Si Eurofins n’a pas eu le marché, « c’est que son offre confuse ne correspondait pas » : mauvaise classification des analyses, délais trop longs, préleveurs non accrédités pour le Finistère et les Côtes-d’Armor…


Il n’y a de toute façon plus matière à polémiquer, précise l’ARS, puisque Eurofins, suite à des conflits sociaux lors du rachat de l’Institut Pasteur de Lille, a perdu son agrément pour une partie des analyses de pesticides, obligatoire pour contrôler l’eau en Bretagne.


Le juge rendra sa décision cette semaine. En attendant, l’attribution du marché reste bloquée. Les analyses devaient débuter le 1er janvier.

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http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Guerre-entre-prive-et-public-pour-le-controle-sanitaire-de-l-eau-en-Bretagne_40823-2177275_actu.Htm

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http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/morbihan/analyses-des-eaux-un-labo-prive-attaque-en-justice-30-03-2013-2052557.php

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Commentaire:

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Il faut revenir sur le dogme libéral du "privé qui coûte moins cher". Dégager du profit et coûter moins cher, c'est nous demander de croire au père Noël!

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 13:57

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Par Sophie Chapelle (19 mars 2013)


Pour les habitants du Limousin, le choix est cornélien : profiter du TGV à Limoges ou préserver leur ligne de proximité, qui dessert la région et plusieurs départements avoisinants.

 

Car une lettre du ministère de l’Écologie, qui aurait dû rester confidentielle, révèle que, pour des raisons économiques, il faudra choisir entre les deux. De Cahors à Poitiers, le débat est relancé : la grande vitesse pour quelques-uns ou un service public ferroviaire pour tous ?

 

Raccorder Limoges au TGV… Un projet de 30 ans. Et « un moteur de développement économique et d’emplois », selon Jean-Paul Denanot, le président socialiste de la région Limousin. Sauf qu’un courrier du ministère de l’Écologie, qui aurait dû rester confidentiel, a mis le feu aux poudres. Pas sûr que la ligne grande vitesse (LGV) apporte bonheur et prospérité aux Limousins. Selon ce courrier, pour « maximiser les circulations sur le projet de LGV Poitiers-Limoges », Réseau ferré de France propose de réduire drastiquement le nombre de trains sur la ligne classique Paris-Orléans-Limoges-Toulouse (dite « POLT »). La fréquence des trains passerait de onze allers-retours Limoges-Paris à quatre.

« L’avenir de la desserte ferroviaire de nombreuses villes et territoires est clairement en jeu », s’inquiète la Coordination des riverains et impactés de la ligne à grande vitesse Limoges-Poitiers (CRI). Cette ligne amènera « la grande vitesse à Limoges et non au Limousin ou aux territoires avoisinants », ajoute l’association Urgence Ligne POLT qui milite pour le développement de la ligne existante.


Le TGV pour une élite d’usagers


Autre paradoxe : la ligne classique dessert davantage d’usagers que la future LGV. De l’Indre au Lot, 2,5 millions d’habitants sont concernés. Avec le TGV, ils « mettront plus de temps pour aller à Paris pour un prix de billet prohibitif », estiment les associations. Actuellement, le prix d’un aller Limoges-Paris est de 57 euros sur la ligne classique. Un billet TGV Paris-Poitiers-Limoges devrait avoisiner les 100 euros. La ligne POLT risque également de devenir « omnibus », sans possibilité de trains plus directs et donc plus rapides.


La ligne grande vitesse aggravera aussi la dette de Réseau Ferré de France (RFF). L’entreprise publique, qui gère les voies, est endettée à hauteur de 30 milliards d’euros depuis qu’elle a été dissociée de la SNCF. RFF considère que la suppression d’un aller-retour sur la POLT diminuera le trafic de 8,3 %. Alors qu’il n’augmentera que de 2,3 % sur la LGV Limoges Poitiers [1]. En clair : les billets TGV ne compenseront pas les pertes financières liées à l’abandon du trafic local.


Fronde des élus


Dans le courrier du ministère, le taux de rentabilité est évalué à 4,58 %. Un chiffre « largement en deçà du taux nécessaire à l’équilibre général du projet (investissement et exploitation), estimé lui entre 6 à 8 % [2] », avance l’association Urgence Ligne POLT. « Qui paiera la différence et en particulier le déficit d’exploitation de la ligne ? ». Le coût de la réalisation de la LGV Limoges Poitiers est estimé à 2,4 milliards d’euros pour 2020 . Soit cinq fois plus que la rénovation de la ligne classique, argumentent les opposants.


Les conclusions de la mission confiée à Jean-Louis Bianco sur la réforme ferroviaire pourraient aller dans leur sens. Pour revenir à l’équilibre, « trois actions sont prioritaires », estime l’ancien ministre des Transports [3]. Il préconise de ne pas construire de nouvelles LGV, leur préférant des solutions intermédiaires, entre les TGV et les trains « Corail ». Jean-Louis Bianco propose également d’augmenter la fréquence des trains classiques. Bref, tout le contraire des sacrifices qu’impose le TGV. Les conclusions de cette réflexion sur la réforme ferroviaire devrait être rendues publiques début avril.


Quel véritable service public ferroviaire ?


La lettre émanant du ministère de l’Écologie a sérieusement agacé le président de la région Limousin, Jean-Paul Denanot. D’après lui, il existe une « évidente complémentarité entre la ligne POLT et le barreau LGV » [4] Pas question d’abandonner le TGV, ni de délaisser la ligne POLT, « un outil indispensable d’aménagement du territoire ». Les élus locaux commencent cependant à se poser de sérieuses questions. Le 9 mars, une trentaine d’élus de la Creuse ont symboliquement bloqué les voies en gare de La Souterraine, relate La Nouvelle République. Parmi eux, des conseillers régionaux du Limousin qui avaient voté quelques mois plus tôt les crédits pour les études de la LGV.


Ce seront aux représentants de l’État et à huit collectivités locales, composant le « comité des financeurs » (régions Poitou-Charentes et Limousin, départements de la Vienne, de la Haute-Vienne et de la Corrèze, les agglomérations de Poitiers, Brive et Limoges), de choisir de sacrifier – ou non – la ligne classique et ses dessertes locales au profit du TGV. « Comment huit collectivités peuvent-elles être mises légitimement en situation de décider pour 4 régions, au moins 12 départements et l’ensemble des communes concernées par l’irrigation de l’axe POLT ? », s’insurgent les opposants. Les associations demandent un débat afin d’éviter « une rupture totale du service public ferroviaire pour les populations du Nord de la Corrèze, du Lot, de la Creuse, de l’Indre, du Cher... ».


La fin du tout TGV ?


L’ouverture de l’enquête publique de la LGV Limoges-Poitiers est prévue courant 2013. Les regards sont désormais tournés vers la commission « Mobilité 21 » chargée de hiérarchiser les quatorze projets de lignes à grande vitesse. Ses conclusions sont attendues entre avril et juin 2013. Le président de la commission, Philippe Duron (député-maire PS de Caen) a d’ores et déjà laissé entendre que plusieurs projets risquaient de ne plus voir le jour. En cause : l’état des finances publiques. Et l’émergence de contestations locales de plus en plus fortes.


Car au-delà de l’opposition à la LGV Limoges-Poitiers ou celle, plus médiatisée, contre le Lyon-Turin, des associations et mouvements se rassemblent un peu partout en France contre la construction de nouvelles lignes ferroviaires à grande vitesse. Absence de concertation, destruction de zones naturelles et de terres agricoles, sous-estimation des coûts de réalisation, trafic de proximité laissé en désuétude... La politique du tout TGV a du plomb dans l’aile. Réunies au sein de la Charte d’Hendaye, lancée en 2010, une centaine d’associations françaises, italiennes et espagnoles réclament une « révision profonde » de la stratégie européenne en matière de transports, l’arrêt immédiat des projets de ligne à grande vitesse, et une véritable participation de la population aux prises de décision.

Sophie Chapelle


@Sophie_Chapelle sur twitter

Notes

[1] Selon les conclusions du dossier d’évaluation socio-économique du projet par RFF à consulter ici (page 44).

[2] Selon le dossier d’enquête préalable à la déclaration d’utilité publique

[3] Dans un document que s’est procurée l’AFP.

[4] Dans une lettre ouverte, il fustige « une initiative déplacée et provocatrice ».

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 11:40

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14 mars 2013

 

Non au déménagement de Le Goffic à Ker-Uhel ! Et non au « chantage » du Département et de la mairie ! Hier soir, au cours du premier débat organisé par le Collectif laïque de défense du collège public au centre-ville de Lannion, des oreilles ont dû siffler...

« On est mené en bateau depuis douze ans. Cela ne peut plus durer ! » Tandis qu'à Rome, la fumée blanche consacre un nouveau pape sud-américain, ça tousse sévère, à l'Espace Savidan. Réunis, hier soir, par le Collectif laïque de défense du collège public au centre-ville de Lannion (ravivé par Hervé Chuberre et Alain Prigent), une trentaine de profs, de parents d'élèves, d'élus, ou encore l'infirmière scolaire libèrent leur parole. « Choqués » d'avoir appris par voie de presse l'intention du Département et de la mairie de déménager à Ker-Uhel le collège Le Goffic, lassés par les atermoiements entourant la piste Nod-Huel (aujourd'hui abandonnée), les uns et les autres font part de leur courroux, voire de leur indignation. Un feu nourri où « l'opacité » entourant le dossier et le « manque d'écoute » supposé des élus sont autant de griefs fermement brandis.

« État lamentable »

Si elle n'est pas la première à intervenir, et si elle ne revient pas sur la nécessité exprimée par d'autres de ne pas laisser le centre-ville aux seuls soins de l'enseignement privé, Sylvie Lanconner, représentante des parents d'élèves (FCPE), plaque un constat sans ambages. « Cela fait trois ans que je suis élue au conseil d'administration du collège et rien n'est fait. On a atteint une limite. Le collège va être déserté ; c'est une publicité catastrophique ». Déplorant l'état « lamentable » de pas mal de locaux, notamment sportifs (dixit Catherine Rocacher, documentaliste et élue SGEN, qui rapporte au passage qu'une enseignante d'EPS se serait blessée hier en glissant sur un sol humide), l'assemblée pointe du doigt l'absurdité à continuer de chauffer les pigeons. « Vétuste », le collège quinquagénaire n'en pourrait tout simplement plus d'attendre un sérieux coup de frais ou un remplaçant.

Urgence à agir

« Quand on interrompt des enseignements à cause de la température, c'est inacceptable ! Les enfants ne sont même plus en condition de travail », tempête Michel Le Filou, membre du conseil d'administration. « Le Goffic a connu l'effondrement d'un toit. Le problème n'est plus politique, il est humain », ponctue le syndicaliste de la FSU, qui témoigne d'une urgence qui ne date pas d'hier, comme le rappelle Jean-Pierre Lecoq, prompt à rappeler paroles et engagements des dernières années. Alors que l'infirmière scolaire fait valoir qu'un déménagement sur les hauteurs de Lannion éloignerait non seulement les élèves de la médiathèque ou du cinéma, mais aussi du CIO (centre d'information et d'orientation) et des services d'écoute, Gilles, prof de sport, monte au filet.

Pression

Il craint que s'opposer au déménagement à Ker-Uhel renvoie le nouveau collège, une nouvelle fois, aux Calendes grecques. « Ne pas céder au chantage et ne pas avoir de scrupules », lui signifient d'une même voix plusieurs collègues, qui soulignent que « la situation n'est pas de notre fait ». Alors que le débat s'achève, Alain Prigent, co-organisateur de la soirée, profite d'une petite page d'histoire pour faire monter la pression sur les élus. « Dès sa construction, en 1960, le lycée (devenu collège) Le Goffic avait provoqué une crise municipale et la démission du maire », se plaît-il à rappeler. Dans la salle, Claudine Féjean, adjointe aux affaires sociales, qui s'est dite en phase avec l'assemblée (et donc un peu moins avec son maire), avait là matière à réflexion.

  • Arnaud Morvan

http://www.letelegramme.com/local/cotes-d-armor/lannion-paimpol/ville/college-le-goffic-non-au-chantage-14-03-2013-2034552.php

 

Commentaire: Tout cela se base (pour une partie de la gauche) sur l'idée que privé-public c'est pareil, voire que le privé est plus performant.  Si le privé est un meilleur service public alors il faut lui faire de la place et lui  assurer un monopôle en centre ville.

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 14:42
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L'Inde montre la Voie (ferrée) 12/03/2013

Les trains victimes de la neige … ou du libéralisme ?

Le trafic ferroviaire est très perturbé, de nombreux trains sont supprimés, des dessertes ne sont pas assurées, les horaires ne sont plus respectés.

 

La fédération des syndicats SUD-Rail n’ignore pas les difficultés liées au froid et aux chutes de neige. Les cheminots et les cheminotes ont l’habitude de ce type de conditions : ils et elles exercent un travail pénible, dangereux mais utile à la collectivité. C’est le service public. Mais depuis des années, les directions de la SNCF et de RFF ainsi que les gouvernements successifs, ont d’autres préoccupations que le service public : il faut « être plus rentable, faire des économies, être compétitifs, améliorer la compétitivité »… 

 

La rentabilité, les économies, la compétitivité, la productivité, sont des formules utilisées pour cacher la réalité : là comme ailleurs, il s’agit d’accroître l’exploitation de celles et ceux qui travaillent, de celles et ceux qui font tourner l’économie, de celles et ceux qui ne cessent de faire croître la richesse du pays, et se font voler le produit collectif de leur travail par une minorité. 

 

S’agissant de services publics, nous constatons que rentabilité, économies, etc. ont des conséquences pour les usagers : quand il n’y a plus assez de personnel pour entretenir et faire fonctionner correctement le réchauffage des aiguillages, pour nettoyer les quais, pour entretenir les voies, quand les opérations de maintenance des trains sont de plus en plus espacées, quand le réseau et les infrastructures sont quasiment laissés à l’abandon durant des années, … Alors les campagnes de propagande, même rebaptisées « communication », ne font plus illusion ... les trains ne roulent plus ! 

La fédération SUD-Rail salue le travail des cheminotes et des cheminots, et partage la colère des usagers confrontés à un service public ferroviaire qui, au moindre évènement, n’a plus les moyens de fonctionner. 

Nous avons besoin de trains non supprimés, à l’heure, de cheminot-es au service des usagers dans les gares et dans les trains, d’un service public ferroviaire capable d’assurer sa mission même s’il neige en hiver, même s’il fait chaud en été, même s’il y a des feuilles mortes en automne. Le gouvernement a décidé une réforme de l’organisation du système ferroviaire : c’est le moment pour les usagers et pour tous les travailleurs/ses du rail de faire entendre leurs exigences ! 

 

Source: SUD Rail

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 14:50

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Regardez,  pas d'allocations familiales, pas de retraites, pas de sécu, pas d'hôpitaux... pour les pauvres, pas d'impôts pour les riches, et çà marche! C'est l'avenir!

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Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 184 (28/02/13)

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Le gouvernement a décidé que rien, absolument rien, ne devait échapper à l’austérité. Des « experts » mettent sur la sellette le financement de la protection sociale, les régimes de retraites, les hôpitaux, la branche maladie de la Sécu… Et maintenant au tour des « allocs » !


Le gouvernement a lancé des ballons d’essai dans les médias et prétend attendre les conclusions d’un rapport demandé à Bertrand Fragonard, conclusions dont on peut aisément deviner le contenu au vu de son récent livre (« Vive la protection sociale », éditions Odile Jacob, septembre 2012)…


Les mesures « au rendement significatif »…


 « Fiscaliser les allocations » :

 

il s’agirait donc de les inclure dans la déclaration de revenus soumis à l’impôt. Les prestations versées par les CAF (allocation aux familles ayant au moins deux enfants, prestation d’accueil du jeune enfant, allocation logements, allocation pour les handicapés, etc.) sont déjà très insuffisantes. Les 127 euros mensuels d’allocation ne permettent pas de faire face aux charges de deux enfants. Et les foyers qui n’étaient pas imposables le deviendraient et devraient se serrer davantage la ceinture.


 « Soumettre toutes les prestations à des conditions de ressources » :

 

il faudrait donc réserver les allocations familiales « à ceux qui en ont réellement besoin ». En réalité, c’est une mesure d’économie qui pourrait s'étendre à toute la Sécu. Les personnes un peu plus aisées seraient exclues des prestations sociales et incitées à souscrire à des assurances privées. Les allocations, pensions et remboursements seraient réservés aux plus pauvres. Privatisation et assistance : le rêve du Medef !


 « Fusionner des prestations » : la fusion du Complément familial (versé sous conditions de ressources aux familles ayant au moins trois enfants) et la Prestation d’accueil des jeunes enfants rapporterait un milliard d’euros. Cela inaugurerait un « vaste ménage » dans les prestations.


… qui sont une baisse de salaire !


Les allocations familiales ont été à l’origine appelées un sursalaire familial, destiné à faire face aux charges familiales. C’est la seule branche de la Sécu à être financée uniquement par cotisation dite patronale. Le taux de la cotisation famille s'élevait à 16,65 % en 1951 pour tomber à 9 % en 1990, puis à 5, 4 % en 2010.

 

Les salaires en dessous de 1,6 fois le SMIC (2 288 euros bruts) en sont totalement exonérés. Et ils osent nous parler de « trou de la Sécu » ! Les patrons doivent payer les cotisations, la part socialisée des salaires, à la hauteur des besoins, afin que les allocations soient revalorisées et versées dès le premier enfant, sans condition de ressources.


S. Bernard

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 12:23

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19 février 2013 

 

Réunis, hier, en assemblée générale, les professeurs du collège Le Goffic ont été unanimes. Ils veulent que leur futur établissement flambant neuf soit en centre-ville. Et ils réclament une table ronde pour étudier la question.


Jeudi dernier, syndiqués et sympathisants de la Fédération syndicale unitaire (FSU) s'étaient prononcés majoritairement pour un maintien du collège Le Goffic en centre-ville. Hier, après s'être réunis en assemblée générale, 38 enseignants (soit plus de 90 % des effectifs) ont donné leur position. Et d'une voix unanime, elle rejoint celle du syndicat.

Au nom de la laïcité

Au nom de la laïcité d'abord et des « équilibres scolaires nés de l'histoire régionale ». « Si le collège Le Goffic s'implante en périphérie, le centre-ville de Lannion ne proposera plus qu'un collège : le collège privé Saint-Joseph. Il faut assurer au coeur de Lannion l'équilibre public-privé. Notons au passage que Lannion serait alors la seule ville des Côtes-d'Armor et de Bretagne dans cette situation », écrivent les professeurs dans un communiqué. Autre argument développé : la proximité des équipements culturels et sportifs, « facteurs d'équité, de lien social et d'ouverture culturelle ». « Les visites des lieux culturels et sportifs réclameraient toujours des transports autrement plus coûteux et polluants que les déplacements à pied, sans parler de la perte de temps ».

Pour une table ronde

Pour les enseignants, « cette analyse n'a rien à voir avec le refus de voir un collège implanté dans un quartier excentré. (NDLR : en clair, les professeurs n'ont rien contre Ker-Uhel). Pour une vraie mixité sociale, pour une réelle intégration dans la cité, il semble préférable de rassembler les jeunes hors de leurs quartiers plutôt qu'ils y demeurent en permanence. Ceci est aussi source d'ouverture et de mixité ». Par ailleurs, les personnels du collège n'acceptent pas de ne pas être associés à la consultation. « Nous refusons d'être soumis à une décision qui serait prise dans des conditions peu démocratiques et annoncées par la presse ». Ils réclament aujourd'hui une table ronde concernant la future implantation du collège. « Les enseignants demandent que toutes les parties concernées soient réunies afin que soit enfin définitivement et sérieusement étudiée la restructuration ou la nouvelle implantation en centre-ville du collège Le Goffic, dans son coût et dans les dimensions adaptées à l'effectif actuel ».

Réunion entre mairie et conseil général aujourd'hui

Seront-ils entendus ? Une chose est sûre, le conseil général doit rencontrer aujourd'hui le maire de Lannion pour évoquer cette épineuse question de l'implantation. De son côté, Michel Le Filoux, au nom de la FSU, a indiqué qu'il n'excluait pas de relancer le comité de défense laïque. « On ne peut pas accepter n'importe quel projet sous prétexte d'un calendrier serré. Celui de Ker-Uhel n'est pas intéressant pour les laïcs ».

  • Marina Chélin

« Pour une vraie mixité sociale, pour une réelle intégration dans la cité, il semble préférable de rassembler les jeunes hors de leurs quartiers. »

  • Les professeurs du collège Le Goffic

http://www.letelegramme.com/local/cotes-d-armor/lannion-paimpol/ville/le-goffic-les-profs-veulent-rester-en-ville-19-02-2013-2010121.php

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 13:08

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jeudi 14 février 2013 - 11h41

C’est un curieux procès en diffamation qui s’ouvre ce jeudi 14 février à 13 h 30 au Palais de justice de Paris.

 

Il oppose le groupe Veolia à une société de production qui détient les droits d’un documentaire allemand, « Water makes money ». Le documentaire a été diffusé à deux reprises par Arte, et notamment mardi dernier, à deux jours de l’ouverture du procès.


Curieux, car la filiale allemande de Veolia a renoncé à déposer plainte en Allemagne contre les deux réalisateurs, Leslie Franke et Herdolor Lorenz, qui, selon la loi en vigueur outre-Rhin pays, sont les seuls à pouvoir être poursuivis. Curieux, quand on sait que l’Etat français est actionnaire de Veolia au travers de la Caisse des Dépôts et Consignations et d’EDF.


Curieux, quand on sait que siège au conseil d’administration Thierry Dassault, représentant du Groupe Marcel Dassault, par ailleurs propriétaire d’un groupe de presse, celui du Figaro.


Ce documentaire dénonce les agissements des deux multinationales qui gèrent 80 % du marché de l’eau en France, Veolia et Suez, et c’est insupportable aux dirigeants de l’ex-Vivendi Environnement et ex-Générale des Eaux.

Il sera curieux, en effet, de savoir comment le groupe Dassault expliquera aux journalistes du Figaro qu’il ne supporte pas la critique, même acerbe, et qu’il continue à afficher sous son titre la célèbre phrase : « Sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur. »


Il sera curieux de savoir comment les représentants de l’Etat au conseil d’administration de Veolia justifieront cette atteinte à la liberté de l’information devant leur tutelle.


Pour le SNJ-CGT, ce procès est le signe d’une volonté du monde de l’industrie et de la finance de tenter d’intimider les journalistes trop curieux qui dévoilent leurs turpitudes.


Si la presse est malade aujourd’hui, c’est en raison d’un manque de liberté pour les journalistes d’informer complètement les citoyens. C’est pourquoi le SNJ-CGT est pleinement solidaire des réalisateurs du documentaire et de la société de production française.


Il se félicite par ailleurs du courage de la chaine Arte qui a osé maintenir la programmation d’une enquête sérieuse, très documentée et qui démonte les agissements des prédateurs de l’eau.


Le SNJ-CGT ne souhaite qu’une chose : que, au bout du procès, ce soit l’arroseur qui soit arrosé !

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http://bellaciao.org/fr/spip.php?article133413

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 15:06

Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 181 (06/02/13)

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Pour la première fois depuis l’arrivée de Hollande au pouvoir, les fonctionnaires étaient en grève le 31 janvier. À l’appel de la CGT, FSU et Solidaires, plus de 150 000 agents étaient dans la rue pour leurs emplois, leurs salaires et la défense d’un service public de qualité.


Sous le précédent quinquennat, les fonctionnaires ont été l’une des principales « cibles » de Sarkozy avec entre autres la mise en place de la Révision générale des politiques publiques (RGPP). Huit mois après l’arrivée de Hollande, ils espéraient eux aussi du changement en matière de politique salariale (la dernière augmentation générale remonte à 2010), d’emploi ou encore le retrait de la journée de carence en cas d’arrêt maladie. Mais le changement pour les fonctionnaires devra aussi attendre.


L’une des revendications centrale de cette journée de grève concernait les salaires qui depuis 2011 sont gelés.

 

20 % des agents sont aujourd’hui payés au Smic, les qualifications ne sont plus respectées et reconnues. Et dans le même temps, les politiques indemnitaires ont joué contre l’emploi et les solidarités. Pour les agents de la fonction publique comme pour les salariés du privé, il est de plus en plus difficile de terminer le mois.


La deuxième revendication centrale concerne l’emploi qui devait être une priorité pour Hollande, en particulier dans l’Éducation nationale. Pourtant seulement un millier de postes ont été créés dans ce secteur et il n'y aura en fait que 7 000 enseignantEs de plus en septembre 2013. C'est une goutte d'eau par rapport aux 80 000 postes supprimés par Sarkozy et les fermetures de classe vont continuer. La situation est encore pire dans les secteurs jugés non prioritaires, car des réductions d'effectifs vont devoir y compenser les postes créés ailleurs. Dans certains ministères, par exemple aux finances publiques, deux fonctionnaires sur trois ne sont déjà pas remplacés. Et que dire de la santé où la politique de suppression d'emplois continue mettre en danger les patients.


Une journée en demi-teinte


À côté des revendications sur les salaires et l’emploi, l'abrogation de la journée de carence était aussi bien présente dans les manifestations. Depuis janvier 2012, le premier jour d'arrêt maladie n'est plus indemnisé. Dans sa logique de perpétuelles attaques contre les fonctionnaires, l’État employeur avait refusé la mise en place d’un système de compensation, sachant pourtant bien que 80 % des employeurs du privé (exclues donc les petites entreprises) prennent en charge au travers des conventions collectives les trois journées de carence.

 

À l'époque, le PS avait vivement protesté contre cette mesure de Sarkozy, mais une fois arrivé au pouvoir Hollande ne l’a pas abrogé.


Cette première grève de fonctionnaires de l’ère Hollande a été une mobilisation en demi-teinte. Les taux de grévistes ont été assez contrastés, et globalement pas à la hauteur du rapport de forces nécessaire. D’ores et déjà, certains secteurs ont prévu des suites à cette première journée de mobilisation de la fonction publique. C’est le cas par exemple des enseignantEs du primaire qui seront en grève le 12 février prochain pour demander le report de la réforme sur les rythmes scolaires. Pourront-ils en entraîner d'autres ?


Sandra Demarcq

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 12:51

Par Nolwenn Weiler (8 février 2013)


En France, 8 personnes sur 10 achètent leur eau à un fournisseur privé.

 

Trois géants se partagent cet énorme marché : Veolia, Suez et la Saur. Loin d’assurer une eau bon marché et de qualité, ce modèle permet surtout au secteur privé d’engranger de substantiels bénéfices, au détriment des usagers. La gestion privée de l’eau favorise aussi la corruption. C’est ce que met en évidence le documentaire de Leslie Franke et Herdolor Lorenz Water makes money, sorti sur les écrans en septembre 2010. L’entreprise française Véolia n’a pas vraiment apprécié l’enquête, et a tenté d’en empêcher la diffusion. Il a pourtant été projeté plus de 1000 fois et diffusé à plusieurs reprises par Arte.


Selon la loi allemande, seuls les réalisateurs d’un film, et non le distributeur, peuvent être poursuivis. La filiale allemande de Veolia a finalement renoncé à porter plainte contre les réalisateurs allemands. Mais le groupe a décidé de poursuivre pour diffamation « La Mare aux canards », le distributeur français du film, et Jean-Luc Touly, ancien cadre de Veolia et protagoniste central du documentaire. Les faits rapportés ne sont pas contestés. Seuls points récusés : l’utilisation du mot « corruption » et l’affirmation selon laquelle le groupe aurait proposé à son ancien salarié un million d’euros pour qu’il renonce à publier son livre « L’eau des multinationales : Les vérités inavouables ».


Le procès s’ouvrira le 14 février prochain au Palais de Justice de Paris, à 13h30. Jean-Luc Touly et La Mare aux canards sont menacés de fortes demandes de dommages et intérêts. S’ils sont relaxés en première instance, Veolia pourrait faire durer la procédure, à travers toutes les instances possibles... L’équipe de Water Makes Money invite à organiser de nouvelles projections du film à l’occasion du procès.


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En savoir plus

Une nouvelle diffusion de Water makes money est prévue le 12 février prochain, à 22h, sur Arte.

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