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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 11:05
Finistère
Fonction publique : près de 1 400 manifestants
vendredi 22 janvier 2010

A Brest, Morlaix et surtout Quimper, les fonctionnaires sont descendus dans la rue, hier. Une faible mobilisation pour la première manifestation de l'année.

Près de 350 manifestants de l'Éducation nationale se sont rassemblés jeudi matin, au pied de la mairie de Brest, à l'appel des syndicats Sgen-CFDT et Unsa-Education du Finistère. Ils ont ensuite sillonné la ville dans le calme, public et privé sous contrat au coude à coude.

« Il est important d'attirer l'attention sur les différentes réformes en cours au niveau de l'Éducation nationale,qui se traduiront par une baisse du nombre d'enseignants. Dans le Finistère, nous perdons 16 postes à la prochaine rentrée. » explique Loïc Ballouet, Sgen-Bretagne,

Un souci partagé par sa collègue du privé, Annie Collic, déléguée CFDT. « Au niveau de notre réseau, on parle de 25 fermetures de classe. C'est préoccupant », confie la syndicaliste, professeur des écoles à Loperhet.


Diminution des effectifs, réforme du recrutement et de la formation des enseignants et des personnels éducatifs, levée de la carte scolaire « avec le risque de renforcement des ghettos », les thèmes ne manquaient pas aux manifestants.


« Il va y avoir de la casse dans les lycées professionnels, prédit Jean-Marc Deforge qui affronte la bise en bonnet et parka. Ce chargé de coordination Sgen pour les filières professionnelles et techniques est soucieux. On travaille avec 10 % de contractuels. Des gens qui sont là pour cinq ans. Cela favorise la précarité. »


(Note du Blog: Il y avait aussi FSU et SUD-Solidaires , non?)


700 personnes à Quimper


Près de 700 personnes ont défilé hier à Quimper pour défendre la fonction publique à l'appel de la CGT, de Solidaires et de la FSU. Petite mobilisation pour cette première manifestation de l'année.


Dans les rangs, des personnels des hôpitaux, de l'Éducation nationale, des agents territoriaux... « On aurait carrément dû être plus nombreux, a déclaré Guy Barré, du Snuipp, lors de la prise de parole. Le gouvernement continue de s'attaquer frontalement aux services publics. Plus de 100 000 emplois ont été supprimés depuis 2007. »


Dans le cortège, il y avait également de nombreux fonctionnaires de l'Éducation nationale. Le taux de participation à la grève dans le Finistère, selon les syndicats est de 20 à 30 % des enseignants pour le premier et le second degré.


Autre préoccupation des manifestants ce jeudi : les effets de la révision générale des politiques publiques (RGPP) de la loi de finance 2009-2011. Ainsi, une quinzaine d'agents de la protection judiciaire de la jeunesse du Finistère-Sud étaient présents. « On assiste à des coupes franches au sein des structures d'hébergement, affirme Roger Cam, du SNPES-PJJ-FSU. Le social n'a plus sa place. Pour les mineurs en difficulté et leurs familles, c'est la remise en cause d'un accompagnement éducatif de proximité. »


Le cortège a quitté la place de la Résistance vers 11 h. Il a ensuite longé les quais. La manifestation s'est terminée vers midi.


300 manifestants à Morlaix


Les organisateurs se disaient « plutôt satisfaits de la mobilisation pour la défense de la fonction publique ». Quelque 300 personnes se sont réunies devant la sous-préfecture de Morlaix et ont ensuite formé un cortège (imprévu) pour défiler dans le centre-ville après la prise de parole commune de la CGT et de la FSU.


A Landerneau


La ville a mis en place un service minimum d'accueil dans deux écoles maternelles. Vingt-sept écoliers étaient attendus. L'inspection annonçait 22,44 % de grévistes dans les trente-trois écoles de la circonscription de Landerneau (pays de Daoulas et Plougastel compris). Au collège de Mescoat, le service de cantine n'a pas été assuré.

Quimper
vendredi 22 janvier 2010

Petite mobilisation pour ce premier rassemblement de l'année. Dans le défilé, des personnels des hôpitaux, de l'Éducation nationale, des agents territoriaux...

Près de 700 personnes ont manifesté hier matin dans les rues de Quimper pour défendre la fonction publique à l'appel de la CGT, de Solidaires et de la FSU. « On aurait carrément dû être plus nombreux, a déclaré Guy Barré, du Snuipp, lors de la prise de parole commune. Le gouvernement continue de s'attaquer frontalement aux services publics. Plus de 100 000 emplois ont été supprimés depuis 2007. »

Manque de remplaçants


Dans le cortège, il y avait beaucoup de fonctionnaires de l'Éducation nationale comme Solenn Le Goues, prof d'anglais au collège Max-Jacob et syndiquée à Sud. « Je suis dans la rue aujourd'hui parce que nos conditions de travail deviennent de plus en plus difficiles, témoigne-t-elle. Un exemple criant : le manque de remplaçants. Cette année, au collège, des élèves de 3e n'ont pas eu de cours de mathématiques pendant cinq ou six semaines, faute de personnel disponible. C'est inadmissible, surtout l'année du brevet. »


« Coupes franches »


Les dotations de postes pour la rentrée prochaine viennent d'être attribuées. « Dans le primaire, on perd 16 postes dans le Finistère dans le premier degré, précise Guy Barré du Snuipp. Soi-disant pour des raisons démographiques. En fait, l'accueil des deux ans est complètement remis en cause. »


Autre préoccupation des manifestants : les effets de la révision générale des politiques publiques (RGPP) de la loi de finance 2009-2011. Ainsi, une quinzaine d'agents de la protection judiciaire de la jeunesse du Finistère-Sud étaient présents. « On assiste à des coupes franches au sein des structures d'hébergement, affirme Roger Cam, du SNPES-PJJ-FSU.


À Quimper, l'unité éducative d'activités de jour va fermer au 1er septembre. On est en train de détruire le réseau mis en place depuis des années. Le social n'a plus sa place. Pour les mineurs en difficulté et leurs familles, c'est la remise en cause d'un accompagnement éducatif de proximité. »


Le cortège a quitté la place de la Résistance vers 11 h. Il a ensuite longé les quais. La manifestation s'est terminée vers midi.

 

L.V.
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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 10:43

toc-toc

 Mobilisation en Bretagne

21 janvier 2010 à 11h50 


La grève nationale dans la fonction publique donne lieu à plusieurs manifestations dans le villes bretonnes aujourd'hui. Les fonctionnaires protestent contre les suppressions de postes et les réformes de l'Etat actuellement en cours.


 

Vannes (56). Quelque 300 manifestants ont défilé ce matin dans les rues de la ville.


Saint-Brieuc (22). Environ 800 personnes se sont rassemblées. L'IUFM, l'hôpital et les lycées sont bien représentés.


Lorient (56). 500 personnes ont défilé dans les rues  ce matin à 11 h à l'appel de la FSU, CGT, et Solidaires et des agents des fonctions territoirales, hospitalières et publiques.


Morlaix (29). Entre 300 et 400 participants à la manifestation qui a cheminé de la sous-préfecture à la mairie.


Brest (29). Environ 450 manifestants ont été dénombrés. Tous ont défilé de la place de la Liberté jusqu'à la sous-préfecture.


Quimper (29). La manifestation a rassemblé entre 500 et 600 personnes. Le défilé est parti de la place de la Résistance avant de serpenter dans le centre-ville.


Au niveau national, le ministère de l'éducation annonce un taux d'enseignants grévistes de 17,7% en primaire et 13,8% dans le secondaire. Le Snes-FSU a dénombré de son côté plus de 40% d'enseignants grévistes en collèges et lycées.

 

Service public. 600 manifestants dans la rue

22 janvier 2010 - Le Télégramme Quimper


600 manifestants sont descendus, hier matin, dans la rue pour défendre les services publics. La grogne est montée d'un cran mais la mobilisation, elle, semble manquer de souffle.


«Dénonçant une politique qui a amené à supprimer plus de 100.000 emplois dans la fonction publique depuis 2007», les organisations syndicales (CGT, Solidaires et FSU), appelant à ce mouvement de grève national, ont insisté sur l'importance de rester mobilisés. «Cette politique est aggravée par les attaques contre le statut, l'individualisation des rémunérations et la mise en concurrence des agents mais aussi la révision générale des politiques publiques et la réorganisation administrative territoriale de l'État qui ont des conséquences néfastes sur les conditions de travail des personnels et sur la qualité du service public», a lu dans un communiqué commun, Guy Barré, le secrétaire départemental du SNUipp-FSU qui annonçait un taux de grévistes de 30 à 40% dans le premier degré.

«On démobilise les gens»


«On est en train de démanteler complètement l'hôpital et de démobiliser les gens qui y travaillent même en début de carrière», dénonçait une élue de Sud Santé. «Diminuer le nombre de fonctionnaires, cela devient une obsession au détriment de la qualité du service public. On tape dans la santé, l'éducation, des domaines importants», renchérissait une de ses collègues. Du côté de la Protection judiciaire de la jeunesse du Finistère, on va jusqu'à parler de «mort programmée du service public d'éducation du ministère de la Justice» avec notamment, à Quimper, la fermeture de l'unité éducative d'activités de jour. «L'intérim arrive à grand pas dans la fonction publique territoriale», constatait, par ailleurs, un représentant de Sud collectivités territoriales qui exprimait également son inquiétude quant à l'externalisation de services tels que la restauration et l'entretien des locaux et des espaces verts au profit de la sphère privée.

Réforme: le retour

Pancarte à la main «L'État préfère les crèches... C'est vous qui payez», une jeune femme était venue manifester avec la double casquette, celle d'enseignante et de parent d'élève. «Lors d'un stage, l'inspecteur d'académie a parlé de l'école comme d'une petite entreprise. La logique n'est pas celle qu'il faudrait, on supprime des postes alors que les effectifs augmentent». Un sentiment partagé par Sud Éducation qui voit se mettre en place «une réforme du lycée qui vise à économiser des postes et une logique de mise en concurrence des lycées et des matières entre elles». Mais aussi du côté du SNUipp-FSU: «110 postes de remplaçants ont été supprimés dans l'académie de Rennes. Résultat, au lycée Jean-Marie-Le Bris à Douarnenez, un prof de maths est en arrêt maladie et on ne peut pas assurer son remplacement», cite en exemple un élu syndical. Être présents pour défendre l'enseignement était également important pour cette poignée de d'étudiants en lettres sup à Cornouaille. «On a participé au mouvement lycéen l'an dernier et on a l'impression de s'être fait entuber. La réforme qui revient est la même», expliquait l'un d'entre eux, déçu comme beaucoup de la faible mobilisation. «La grogne, elle, est importante, mais on a le sentiment que le gouvernement n'écoute pas jusqu'au jour où cela finira par éclater», résumait, hier matin, un gréviste.

 

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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 13:32
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Entretien avec Edmond Mauduy délégué CGT à Air France

lundi 11 janvier 2010 (21h51)



"Edmond ne cache pas sa colère et sa stupeur à la fois sur ce qui s’est passé au CCE et sur la façon dont les médias se sont emparés de l’affaire.


Edmond : La CGT est majoritaire à Air France et à ce titre a géré majoritairement le CCE. Quand elle avait la responsabilité de la gestion les comptes étaient clairs et équilibrés. Personne n’avait à se plaindre mais voilà si on était majoritaires nous n’avions pas plus de 50% des sièges et en 2007, une coalition CFDT, FO, CGC a pu enlever la majorité de gestion…et en 2 ans ils ont tout dilapidé !


Devant cette situation, et avant même de connaître l’étendue des dégâts, la CGT pressentant ce qui était en train de se passer, a demandé un audit et la démission des fautifs. C’est grâce à cette attitude que les responsables de cette situation ont été contraints successivement à la démission laissant en dernier ressort la CFDT seule assumer la débâcle.

La CGT a demandé et obtenu, sans attendre les résultats de l’audit, la désignation d’un bureau provisoire de gestion afin de remettre de l’ordre dans les comptes.


Les chiffres (20 à 25 millions de déficit) et les raisons avancées (pour 95% une gestion catastrophique et pour 5% une utilisation frauduleuse) par la presse sont exacts on peut simplement se demander comment elle a eu le rapport avant tout le monde puisque les élus au CCE ne l’ont eu que dans l’après midi de ce lundi.


L’autre question que l’on peut se poser c’est pourquoi un média comme France Inter a parlé ce matin « des syndicats » sans jamais citer précisément les organisations qui ont trempé dans cette gestion et celle qui a dénoncé cela.


Il y a même pire, ce matin France 2 a fait son reportage sur le sujet en filmant le bureau et les drapeaux de la CGT, accréditant ainsi l’idée que les fauteurs sont chez nous alors que c’est justement nous qui dénonçons le scandale !!!


La chaine avait promis un démenti qui bien sûr n’est pas venu !

Nous allons nous exprimer collectivement sur cette question mais je peux déjà vous dire que la CGT ne lâchera pas sur cette question. Il en va des droits des salariés, de la justice sociale et ce ne sont pas les gesticulations médiatiques qui vont arrêter notre combat.

 
http://www.rougemidi.org/spip.php?article4519

Un des commentaire:


Juste une information pour le commun des mortels. L’ancienne équipe impliquée dans le scandale était composée des organisations syndicale suivantes : CFDT, FO, CGC. Aujourd’hui la nouvelle équipe du CCE c’est le SNPL, ALPA ( syndicat des pilotes, le même qui avait viré la CGT du CCE d'Air France en 2007), la CGT, FO et la CGC. On reprend FO et la CGC, pourtant mis en cause aujourd’hui avec la CFDT pour leur mauvaise gestion et en plus on sert la soupe au SNPL syndicat corporatiste des pilotes, très ( très ) marqué à droite, avec le soutien de la CGT qui participe elle aussi au bureau du CCE. Sans commentaire.
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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 09:24
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Bien que les délégués aient approuvé à une majorité, l’action de la Confédération, la contestation était bien présente au cours de ce congrès.


E
tonnante semaine de congrès ! Pendant quatre jours, de nombreuses interventions dénonçant les dérives, échecs et renoncements de la direction confédérale : critiques de la tactique des grèves saute-moutons du début 2009, de l’insistance à privilégier les négociations plutôt que les luttes, exigence de repères revendicatifs précis sur les salaires, les retraites, le temps de travail.


Pour tenter de convaincre de la justesse de son orientation la direction en était réduite à appeler à la rescousse la (un peu lointaine) victoire contre le CPE (à mettre à l’actif, pour l’essentiel, de la mobilisation des jeunes), les résultats des élections prud’homales et la lutte des sans-papiers. Un peu maigre au regard de l’ampleur des attaques portées par le patronat et le gouvernement, surfant sur la crise pour justifier tous les reculs.


Les interventions de Jean-Pierre Delannoy de la métallurgie du Nord-Pas-de-Calais appelant à revoir la « stratégie confédérale d’accompagnement du capitalisme » et à revenir à la lutte de classe, celle d’Alexis Antoine de Molex mêlant dénonciation des attaques du patronat et de l’État et appel à la lutte et à la solidarité de toute la CGT avec ceux qui se battent et notamment les Conti, ont recueilli un large soutien des congressistes.


De fait, les luttes étaient grandement absentes du congrès. La direction, sous la pression des interventions critiques, fut obligée d’accepter de nombreux amendements, tant sur le débat général que sur les revendications. Mais, sans revenir aux 37,5 annuités de cotisations sur les retraites ou à un chiffrage des augmentations de salaires comme point de départ des luttes futures.


La direction s’est arc-boutée sur ce qui était, pour elle, les enjeux essentiels de ce congrès : validation de la sécurité sociale professionnelle et du nouveau statut du travail salarié comme réponses immédiates et horizon indépassable des luttes contre les licenciements ; refus de toute revendication chiffrée sur les salaires ou les retraites ; poursuite de la modification de l’organisation de la Confédération avec regroupement des fédérations, suppression des unions locales voire des unions départementales, structures géographiques appelées à être remplacées par des unions régionales plus dociles, concentration de la direction dans un comité exécutif et un bureau confédéral réduits et entièrement à la main du secrétaire général et d’une équipe de conseillers proches de la social-démocratie libéralisée.


Les votes semblent traduire un soutien massif à la direction. Le nombre significatif de « contre » le rapport d’activité (7,7 % d’abstention, 77,2 % pour, 22,7 % contre soit +6 % par rapport au 48e congrès) ne saurait masquer les 76 % (sur les structures) à 86 % (sur les jeunes) sur les différentes parties du document d’orientation. Sans parler du score quasi historique (90 %) pour la direction confédérale.


Tout se joue d’abord en amont (désignations téléguidées des délégués, votes « contre » devant seuls être recensés, toutes les autres voix étant considérées comme « pour » et les abstentions sorties des pourcentages), puis, pendant le congrès, pressions permanentes exercées sur les délégués exprimant des désaccords et dénonciations des « dissidents » avec une grossièreté et une violence toutes staliniennes.


Au total, malgré les résultats des votes, c’est plutôt un sentiment d’interrogation voire d’inquiétude qu’expriment les délégués : le mouvement syndical en général et la CGT en particulier seront-ils capables d’impulser les mobilisations nécessaires dans les mois qui viennent sur les retraites, les licenciements, les conditions de travail ou les salaires.


Ce n’est pas avec, comme seule échéance, la journée internationale de mobilisation du 24 mars ou l’alliance avec la CFDT d’un Chérèque que la direction confédérale n’a même pas osé faire entrer dans la salle du congrès, que les militants se sentent armés pour les batailles à venir.
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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 09:17
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À l'issue du congrès de la CGT, son secrétaire général Bernard Thibault s'est auto-félicité de l'adoption du rapport d'activité de la direction par 77,3 % des voix, jugeant qu'il s'agissait là d'un « très bon résultat ».

 
« Je considère que la direction confédérale a un bilan d'activité tout à fait honorable, dans un contexte où on a laissé entendre, en long, en large et en travers, qu'il y avait un gros problème de relations entre le sommet et la base », a-t-il déclaré lors d'un point de presse. Lors du congrès précédent, en 2006, le rapport d'activité avait cependant été approuvé par une plus forte majorité des délégués : 82 % des voix.

Mais discuter du résultat des votes comme s'ils représentaient véritablement les opinions de la base est un non-sens, car la désignation des délégués se fait - et ce n'est pas une nouveauté de ce congrès - avec des méthodes qui ont peu de chose à voir avec ce que devrait être le fonctionnement démocratique d'un syndicat.

 Comment interpréter le fait que 76 % des délégués participaient pour la première fois à un congrès de leur confédération, c'est-à-dire que seulement 24 % des délégués du congrès de 2006 étaient encore présents en 2009 ? Le congrès de 2006 lui-même avait été renouvelé à 72 %.

 Ce qui signifie que moins de 7 % des délégués de 2009 étaient présents en 2003. Il est bien sûr impossible de dire ce que sont devenus les 93 % de délégués de 2003 absents en 2009, combien sont décédés, combien ont abandonné l'activité, combien ont été écartés. Mais visiblement la composition de la direction confédérale est nettement plus stable que celle du congrès, puisque la moitié des membres du Comité confédéral national y avaient déjà été élus il y a trois ans.

Pourtant, ce qui était visible dans ce congrès c'est que, malgré tous les efforts du Bureau confédéral pour éliminer d'éventuels contestataires connus comme tels, parmi les jeunes délégués présents pour la première fois bon nombre n'étaient pas satisfaits de la politique de la direction confédérale, lui reprochant d'avoir été « molle » et de n'avoir pas su mettre à profit le rapport de forces né des manifestations réussies du début de l'année.

 Un ouvrier de Molex a reproché aux confédérations syndicales leur silence après le jugement qui a condamné des ouvriers de Continental pour avoir envahi la sous-préfecture de Compiègne.

Mais c'est sur l'attitude à avoir face à ce que le gouvernement appelle la réforme des retraites qu'est apparue la divergence la plus nette entre la direction confédérale et une partie des délégués.

Plusieurs interventions demandaient pourquoi le document d'orientation préparé par la direction confédérale ne revendiquait pas un retour à une durée de cotisation de 37 ans et demi pour pouvoir bénéficier d'une retraite à taux plein.

 Le document confédéral évoque simplement la volonté « d'arrêter la spirale de l'allongement de la durée de cotisation ». La direction prétend que ce qui est le plus important, c'est de défendre à tout prix la retraite à 60 ans. Mais la possibilité de prendre sa retraite à 60 ans devient de plus en plus hypothétique avec l'augmentation du nombre des annuités nécessaires. Et le refus de revendiquer le retour aux 37,5 annuités revient à accepter ce qu'ont fait les différents gouvernements qui se sont attaqués aux retraites.

Mais en la matière la direction confédérale se contente de peu. Le Duigou, le spécialiste des retraites à la direction confédérale, a ainsi déclaré : « Dire que l'on n'a connu que des échecs en matière de retraites, c'est se tirer une balle dans le pied. Bien sûr qu'on a connu des reculs, mais aujourd'hui la capitalisation ne représente toujours que 5 % des retraites perçues en France, alors que certains pays en sont à 15 ou 20 %. »

Il n'est pas sûr qu'avec ce genre d'argument il ait réussi à convaincre tous les militants que déçoit l'attitude de la confédération.
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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 09:47
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Le 49e congrès CGT s’est ouvert dans un climat d’interrogations profondes. Ce mardi soir, seul le bilan d’activités a été débattu: le nombre des voix Contre est passé, depuis le 48e congrès, de 16,8% à 22,7%. Mais ces chiffres ne reflètent qu’imparfaitement le malaise.


Bernard Thibault s’est efforcé de répondre aux interpellations. Il a voulu faire de la grève des 6000 sans papiers le symbole d’une CGT de lutte, et d’un premier «engagement» du congrès. Il a continué en revendiquant une organisation où les «opinions contradictoiresont droit de cité». Mais la suite manquait totalement de perspectives.


Plus de la moitié des interventions avaient une tonalité critique, soulignant un «décalage entre dirigeants et attentes sur le terrain». La Haute-Loire a défendu la nécessité de revendications salariales générales (200 euros, comme en Guadeloupe).


Jean-Pierre Delannoy, qui présente sa candidature en alternative à celle de Thibault, appelle la CGT à «sortir de la démarche institutionnelle» et à redevenir un outil de lutte, même si « la grève générale ne se décrète pas», elle se construit. Il est très applaudi lorsqu’il propose des objectifs d’action «clairs et précis: 300 euros, arrêt de tous les licenciements, retour aux 37,5 annuités, renationalisation des services publics».


Bien d’autres prises de parole reflètent des préoccupations convergentes, comme cette déléguée STX (Saint-Nazaire), s’inquiétant que la CGT «n*futilise pas le rapport des forces». Elle est d’accord pour l’unité, mais «à condition de rendre publiques les propositions» CGT. Gérard (chimie), s’étonne que tout n’ait pas été fait pour la «jonction des luttes», ou que la CGT fasse la «fine bouche» lorsque les luttes contre les licenciements débouchent sur les primes.


D’autres expriment l’exigence d’une «continuité du salaire et du contrat de travail», une façon «d*finterdire les licenciements». Jo (organismes sociaux), s’interroge sur la stratégie car «nous n'avons pas su nous donner une perspective globale» Il demande une «résolution d*factualité» pour la défense des retraites. Et conclut: «Osons camarades!».


Le délégué des Molex soulève l’enthousiasme en évoquant leur lutte mais surtout en réclamant que la CGT toute entière s’engage dans la lutte contre les licenciements et pour la solidarité inconditionnelle avec ceux qui subissent la répression.

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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 09:34
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Malgré le soigneux filtrage opéré par les hommes de l'appareil, la contestation des choix de la direction de la CGT dans la récente période s'est fait entendre à son congrès réuni à Nantes. Au-delà même de celle, attendue, de Jean-Pierre Delannoy, secrétaire de la fédération de la métallurgie du Nord.

Cette contestation s'est exprimée au travers du vote du rapport d'activité, certes approuvé par 77 % des votants, mais qui a été refusé par plus de 22 % des participants à ce vote, près de 30 % si on y ajoute ceux qui se sont abstenus.

 La contestation s'est manifestée aussi dans la salle du congrès. Par des applaudissements nourris quand un intervenant évoquait des luttes qui avaient marqué l'opinion ouvrière, comme celle des travailleurs de Continental, qui n'avait guère, c'est le moins que l'on puisse dire, été approuvée et soutenue par la direction de la CGT.

 Mais aussi par certaines interventions, comme celle d'une déléguée des chantiers navals STX de Saint-Nazaire (ex-Chantiers de l'Atlantique) qui a expliqué, faisant allusion aux journées d'action du printemps 2009, « en janvier nous étions dans un conflit offensif qui a ouvert des espoirs. Six mois plus tard, nous sommes retombés dans un conflit défensif ». D'autres interventions étaient de la même veine.

Sans doute, comme se plaisent à le dire les partisans de la majorité, ces propos discordants ne traduisent pas une contestation homogène, structurée.

Mais ils expriment pour le moins un malaise, certainement bien plus profond que celui qui s'est fait entendre dans le public tamisé réuni à Nantes, qui existe à la base, mais aussi chez les travailleurs.

Cela n'empêchera pas la direction qui va sortir de ce congrès, autour de Bernard Thibault qui postule à son quatrième mandat, de poursuivre son entreprise de « recentrage » de la CGT pour reprendre une expression dont les journalistes sont friands.

Ce congrès va sans nul doute sanctionner cette évolution, engagée bien avant que Thibault ne prenne les rênes de la confédération, vers ce syndicalisme dit « de concertation », rejoignant ainsi la CFDT de Chérèque et FO de Mailly, qui n'ont pas l'air réjoui de voir un nouveau venu leur disputer le rôle de favori dans les négociations, y voyant sans doute plus un concurrent qu'un allié.

Cette évolution de la CGT qui ne date pas d'aujourd'hui va donc se poursuivre. Mais il est significatif, et c'est une bonne chose, que de telles voix se soient fait entendre.

Elles répercutent en effet les inquiétudes, et sans doute même l'envie d'en découdre, d'une fraction de la base du syndicat, et au-delà d'une fraction de la classe ouvrière.

 Celle-ci ressent bien que, face à la véritable guerre sociale dirigée par le gouvernement et le patronat contre le monde du travail, l'heure n'est pas à la concertation à la mode des Chérèque, Mailly et Thibault, mais aussi à la mode de Sarkozy.

 L'heure est à la défense pied à pied des conditions d'existence de la population laborieuse, tous ensemble, avec la même détermination que celle de ses adversaires, le gouvernement et le patronat, pour essayer de lui faire payer la crise.
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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 10:49

Du 7 au 11 décembre, la CGT va tenir son 49e congrès confédéral. À l’approche de ce rendez-vous, les critiques fusent à l’égard de la direction.

À l’approche de son 49e congrès, la direction de la CGT n’a que peu de succès à présenter pour son bilan depuis l’an dernier et cela fait plus que transpirer, tant dans les documents préparatoires que dans les réunions de la Commission exécutive confédérale ou les couloirs du siège de Montreuil.


Et pourtant, pas un regret, pas une critique, à peine une interrogation dans le rapport d’activité ! Cela pourrait déboucher sur un record de votes contre ce rapport. Seuls le filtrage des délégations et la comptabilisation des votes (seuls les rejets exprimés dans un compte rendu sont comptabilisés, toutes les autres voix étant considérées « pour »), pourront camoufler les désaveux qui s’expriment à la base.


De la lourde défaite sur les retraites au calamiteux enchaînement des journées d’action espacées qui a dilapidé le potentiel de mobilisation apparu de janvier à mars, la stratégie confédérale basée sur le syndicalisme rassemblé et la priorité donnée au dialogue social comme principal objectif des mobilisations ont largement contribué à la dégradation du rapport de forces de ces derniers mois.


L’organisation et le soutien de la lutte des sans-papiers, à l’initiative d’équipes militantes déterminées mais souvent isolées, sont d’autant plus à saluer que le développement du chômage peut fournir le terreau des pires régressions.


Plus grave encore, l’état de l’organisation reflète le désarroi des équipes combatives et l’incompétence des bureaucrates qui ont pris place dans l’appareil dans les décombres laissés par le stalinisme.


Les batailles bureaucratiques sont visibles tant au niveau d’unions départementales que dans la construction de la direction confédérale où Thibault se constitue une garde rapprochée pour conduire les réformes internes et assurer sa succession. Et les vieilles méthodes ne sont pas oubliées : construction de structures parallèles à celles qui ne sont pas dans la ligne, dé-mandatement de militants critiques.


Syndicalisme en berne


L’affaiblissement du mouvement syndical en général et de la CGT en particulier est sensible dès la fin des années 1970. La succession des gouvernements de gauche, trahissant les espoirs des travailleurs avec l’accompagnement complaisant des directions syndicales, a accéléré les processus de désyndicalisation, la déstabilisation politique des équipes militantes et le rejet viscéral de la « politique ».


Dans le même temps, la casse du monde du travail avec les restructurations, les externalisations, le développement de la sous-traitance, la précarisation de l’emploi et la répression ont individualisé les statuts et fait reculer les résistances collectives. Au final, un redoutable fossé s’est creusé entre les travailleurs et le syndicalisme.


C’est à ces difficultés que prétend répondre la direction confédérale, à sa manière : dépolitisation de l’action syndicale (version CGT du recentrage initié par la CFDT dans les années 1980), soit un refus d’engager un affrontement global contre la politique du gouvernement légitimé par les élections ; organisation systématique de la démobilisation (régimes spéciaux de retraites, grève à la SNCF, manifestations contre la « crise ») ; abandon de tout mot d’ordre capable d’asseoir des mobilisations ; refus de la coordination voire dénonciation des luttes contre les licenciements et fermetures de sites en raison de luttes trop radicales (Continental, New Fabris) ou sous le faux prétexte d’acceptation de primes, soit un renoncement à la bataille pour le maintien de l’emploi (Conti, Freescale) ; contribution à une réforme de la représentativité qui rend les syndicats plus dépendants de l’État et la modification de l’organisation de la Confé-dération visant à aggraver la main mise des sommets de l’appareil sur les structures de base ; tentative désespérée de se tourner vers les jeunes, peu réceptifs au langage et aux méthodes d’un syndicalisme enlisé dans les compromis.


Face à cette situation, de nombreuses critiques émergent des syndicats, des unions locales, voire de certaines unions départementales. Les luttes contre les licenciements et les fermetures de sites mettent en avant des équipes syndicales qui refusent la stratégie confédérale. Les manifestations du 17 septembre et du 22 octobre ont rendu visibles des revendications, une combativité en rupture avec la direction confédérale.

 

C’est une partie de ces critiques éparses que la candidature de Jean-Pierre Delannoy, responsable de la métallurgie du Nord-Pas-de-Calais, exprime en leur donnant la possibilité de se faire connaître, tant dans le congrès que plus largement et de façon plus durable.


La méthode de sélection des délégués (jeunes, femmes, ICT1), triés sur le volet par l’appareil, en font une masse de manœuvre facilement manipulable dans le congrès par la direction. Mais il reste toujours possible que l’air frais d’une lutte, le refus d’une manœuvre bureaucratique fassent sortir le congrès des rails posés par Thibault.


Camille

1. Ingénieurs cadres techniciens

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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 09:18



À l'approche du 49e congrès de la CGT qui doit se dérouler à Nantes la deuxième semaine de décembre, la direction de la confédération ne semble guère préoccupée. Pourtant, bien des militants de la CGT, même sans être vraiment contestataires à l'égard de Bernard Thibault, ressentent un malaise face à l'orientation toujours plus attentiste de leur direction.

La CGT est, et de loin, le syndicat qui possède la base la plus militante, la plus nombreuse et la plus combative. Mais ses dirigeants rêvent d'être des interlocuteurs du gouvernement, au même titre que les autres confédérations qui elles, n'ont rien à prouver, et qui ont montré qu'elles étaient prêtes à signer n'importe quel compromis.

L'attitude très modérée de Thibault et de la direction de la CGT n'est pas un trait de caractère, c'est un choix politique. C'est ce choix qui crée le malaise confus qui existe au sein de secteurs entiers de la CGT. Et c'est ce mécontentement qui aura bien du mal à se faire entendre lors du prochain congrès.

Car s'il y a bien longtemps que les congrès de la CGT sont formatés et préparés pour avoir l'aspect décidé par la direction, cette année la place à la contestation a encore été réduite.

 Les mille militants qui devraient assister à ce congrès ont été choisis, dans la plupart des cas, sans qu'il y ait eu d'élection de délégué, mais plutôt par une simple désignation des instances dirigeantes.

 Il est rare que le choix des dirigeants des unions départementales ou des fédérations ait été soumis à des assemblées, à qui on demandait simplement de les entériner.

 Et c'est encore plus rarement que le choix des délégués a pu être issu d'un choix tranché par la base entre différents candidats. Et parfois, quand bien même des candidats se faisaient connaître dans les délais annoncés, ils se voyaient répondre que le délégué avait déjà été choisi.

 Ce choix a même pu se porter sur de nouveaux adhérents, ayant quelques mois d'adhésion à la CGT, sans expérience militante et même parfois sans grande activité syndicale, en lieu et place de militants expérimentés, qui auraient pu représenter vraiment leur syndicat.

La vigilance des instances a été encore plus loin, puisque parfois, le choix fait à des échelons inférieurs de la confédération a été remis en cause par la haute direction, les responsables locaux étant priés de présenter un autre délégué ayant l'aval des états-majors centraux.

L'appareil de la CGT ne s'en est même pas caché, puisque dans une brochure intitulée « Le congrès, c'est nous », on peut lire : « Le processus de désignation des délégués des syndicats au congrès relève d'une coopération active entre fédérations et unions départementales. C'est cela qui permet que la participation au congrès soit représentative de la diversité du salariat et des adhérents de la CGT (mixité, présence des jeunes, et reflets des diversités d'origine et d'expériences...) ».

La désignation des délégués par l'appareil, dans les congrès de la CGT, ne date pas d'aujourd'hui. Les discussions d'orientation, dans un temps pas si éloigné, étaient taxées de fractionnisme. Mais cette année, les choses ont été plus verrouillées.

La direction est consciente du mécontentement latent de nombreux militants qui, sans pour autant avoir de perspectives claires dans cette période où la démoralisation du monde du travail est profonde, aspireraient à une autre orientation, au moins plus radicale dans la forme. La direction a donc décidé de limiter le plus possible les expressions de ce malaise.

Par ailleurs, les instances dirigeantes seront verrouillées. L'ensemble du bureau confédéral sera par exemple renouvelé et ramené à huit membres au lieu de douze. Bernard Thibault peut donc être sûr d'avoir l'appareil qu'il désire.

C'est aux côtés de leurs camarades de travail que les militants de la CGT qui le souhaitent pourront donner une toute autre allure à la lutte sociale et aux combats qui immanquablement se produiront, dans un avenir peut-être pas si lointain.
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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 09:16


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A quelques mois de son congrès, la CGT fait sa rentrée, consciente des critiques sur les cause de l’échec du front syndical en juin.


Le 8 septembre, la CGT tenait son meeting de rentrée sous le titre :                « Construire une rentrée de luttes ». Si la CGT est au cœur de toutes les interrogations syndicales, c’est évidemment parce qu’elle tient une place stratégique, en particulier dans le front des huit organisations, qui avait suscité l’espoir avant de péricliter en mai-juin. Difficile de dire si le front va se reconstituer, même pour le 7 octobre, date de mobilisation internationale contre le travail précaire. Consciente des difficultés, la CGT semble avoir choisi d’agir sans attendre.


En réponse au besoin exprimé publiquement (New Fabris, Continental, etc.) de rassembler les luttes contre les licenciements, les fédérations de la chimie et de la métallurgie appellent à une manifestation le 17 septembre, devant la Bourse de Paris. Bernard Thibault annonce dans la foulée une « manifestation nationale à Paris » le 22 octobre, « pour l’avenir de l’emploi et des industries ». Sarkozy marche aussitôt sur ses plates-bandes en « reprenant » l’idée CGT d’états généraux de l’industrie avant fin 2009.


Pourquoi des dates d’action CGT ? Même si Bernard Thibault est souvent adepte de la méthode Coué (affirmant un prétendu embarras du pouvoir face au front syndical, alors que Sarkozy joue sur les contradictions stratégiques des uns et des autres), il est impossible de ne pas voir le malaise profond qui traverse la confédération à la veille de son congrès. Et ce n’est pas seulement à Continental que les questions se posent : ce n’est là que la partie ultra-médiatisée de l’iceberg.


Les interrogations sur la stratégie des luttes se sont multipliées. La CGT, elle-même, a demandé à ses structures de donner leur avis, ce qu’elles ont fait dans 30 contributions intéressantes. La synthèse qui en ressort est la nécessité de « ne pas repartir sur le rythme qui a amené à la démobilisation », de « donner de la visibilité à une rentrée offensive », et d’un « chiffrage des revendications ».


Chiffrage ? On n’en voit guère la trace dans les annonces faites pour la manifestation du 22 octobre. Pourquoi la confédération n’a-t-elle pas de revendications salariales chiffrées, en dehors du Smic ? Certaines de ses structures défendent l’exigence de 200 ou 300 euros : ce qui est possible régionalement serait-il impossible à l’échelon confédéral ? Les mêmes questions se posent en ce qui concerne la bataille pour l’emploi.


Le document du congrès confédéral s’efforce de montrer que la « sécurité professionnelle » commencerait à se concrétiser dans des accords que la CGT n’a même pas toujours signés (exemple : le contrat de travail). Mais la confédération fait silence sur l’obtention par les Continental de plusieurs années de maintien de salaire payé par le patron (et pas seulement une « prime »).


Même si la CGT reste un syndicat revendicatif, sa stratégie tend vers une  démarche sans objectifs clairs, doublée du refus obstiné de jouer un rôle dans une perspective politique alternative. La CGT reste aussi un syndicat de lutte dans ses « gènes ». Mais parviendra-t-elle à sortir du balancement entre le « rassemblement » du syndicalisme, sans dynamique d’affrontement avec le pouvoir, et la tentation d’agir seule, mais sans en avoir les moyens ? Un vieux débat qui ressurgit.

Dominique Mezzi

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