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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 09:18

1 juin 2010 à 08h26 -Le Télégramme


L'intersyndicale CFDT, CGT, FO, SNB, UNSA du Crédit mutuel Arkéa a lancé un appel à la grève aujourd'hui. Les représentants de salariés s'opposent à un projet de rénovation sociale qui prévoit notamment «une rémunération à la performance». «Un changement de culture fort» rejeté par les syndicats qui tiennent leur assemblée générale ce matin au siège brestois de la banque.

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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 09:15

manifestation-retraites 379

 

1 juin 2010 - Le Télégramme


Des syndicats ont annoncé, hier, une nouvelle «journée de mobilisation» le 24juin, qui ne portera cette fois que sur «la défense du droit à la retraite à 60 ans» et constituera une «riposte» à la réforme gouvernementale, quelques jours à peine après son dévoilement.

 

Les cinq syndicats à l'origine de cette énième initiative (CGT, CFDT, FSU, Unsa et Solidaires, auxquels pourrait se joindre la CFTC) ont nettement durci le ton à l'égard de l'exécutif, accusé dans un communiqué commun de pratiquer le «mépris à l'encontre des salariés et de leurs représentants».

 

La seconde quinzaine de juin s'annonce donc socialement agitée, FO appelant seule et séparément à «une journée de grève interprofessionnelle» le 15 juin, avec une «manifestation nationale» à Paris, alors que le détail de la réforme est attendu autour du 20 (le 18, selon les syndicats). Les modalités de la nouvelle journée d'action seront fixées lors d'une rencontre intersyndicale le 14juin.

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 10:49

 
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Meeting Assemblée

LORIENT 7 MAI 20 H Espace Allende

rue Colbert 

Pour un 7 mai offensif !


Contre des négociations de couloir sans rapport de force !


Parce qu’il est FAUX de dire que si on vit plus longtemps on doit être exploité plus longtemps ! Seuls ceux qui ne connaissent les travaux pénibles que pour en avoir entendu parler peuvent tenir ce discours. C’est le discours des nantis et de leur valet. Ceux qui les pratiquent savent que dès la cinquantaine ils sont déjà usés, troubles musculo-squelettiques, troubles du sommeil, hypertension etc.


La retraite à 60 ans n’est pas seulement un acquis social, c’est un DU minimum pour ceux qui ont 60 ans. Ils ont eu au cours de leur existence de prolétaires à connaître les boulots pénibles, les périodes de chômage et les « mutations-licenciements » géographiques des restructurations capitalistes, toutes les joyeusetés qui font qu’à 60 ans et même avant on en a ras le bol, on n’en peut plus... !


L’insulte c’est 460€ / mois pendant 6 mois à des prolétaires en fin de droits !

Cette mesure est décidée en haut lieu à la satisfaction de certains y compris « syndicaliste » !


Monsieur le président, 460€ ce n’est même pas le prix de vos chaussures et vous pensez que nos concitoyens peuvent vivre avec ce revenu ?


La France du 21ème siècle s’honorerait à mettre en place un revenu minimum d’existence universel, elle en a les moyens.


Les poubelles du pays ne doivent plus jamais être le garde-manger des plus démunis, travailleurs pauvres, chômeurs en fin de droit ou sans droit, retraités aux pensions dérisoires inférieures au seuil de grande pauvreté… !


Défendre l’éducation, c’est défendre la qualité de nos travailleurs, c’est défendre l’emploi, le ciment de notre cohésion sociale, les ressources de nos droits sociaux. Les attaques continues sur l’emploi, dans l’éducation ne sauraient tenir lieu de réponse aux déficits publics.


L’examen attentif des « niches » sociales et fiscales serait d’un rendement autrement supérieur s’il menait aux décisions de justice d’égalité devant l’impôt entre riches et pauvres, entre grandes multinationales et petites entreprises.


Travailleurs avec ou sans emploi ce 1er mai 2010 vous étiez dans la rue à l’appel des organisations syndicales de ce pays ; mais aussi à titre individuel pour défendre vos droits ceux de vos enfants et ceux de vos parents …

Une riposte s’impose, elle doit être de taille à faire reculer ce gouvernement qui prend aux pauvres pour donner aux riches ! Exonérations, Bouclier fiscal, niches fiscales et sociales : Ça suffit !

 

Assemblée-meeting de lutte


7 mai 2010, 20h, Cité Allende, salle audiovisuelle, 12 rue Colbert à Lorient.

 

Seront à la tribune :


Jacky Omer, responsable national du Front Syndical de classe. (Retraité CGT cheminot).
Pierre Le Ménahès, secrétaire général l CGT SBFM Caudan. . France Furby sage femme CGT santé
Gérard Six, métallo , CGT Renault DOUAI.
Délégué(e)s CGT DANDY PONTIVY.

 

Un certain nombre de camarades Cgt de l’Education, de la Santé, de l’agroalimentaire, de l’immigration, de la CGHT des Chômeurs … seront également présent(e)s.



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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 10:05

 
mardi 4 mai 2010


de Charles-Emmanuel Haquet et Marc Michaux


Achat d’une entreprise, "facturation" du service syndical, gestion autoritaire du personnel : la centrale se convertit aux méthodes libérales. Ce qui ne va pas sans heurts...


A la CGT, Jean-Pierre Delannoy s’est fait une spécialité : "décoder" les discours des camarades dirigeants. "On ne comprend rien à ce qu’ils racontent", déplore ce militant qui, lors du dernier congrès de la CGT, à Nantes, s’était opposé au leader Bernard Thibault. Quand ils évoquent les retraites, ils parlent de "négociations systémiques, d’"obsolescence" ou de "comptes notionnels". Il faut suivre !"

 

La CGT qui prendrait des accents libéraux ? Concédons-le, le mouvement est timide. Mais il existe ! Chez les "réformistes", on ne parle plus de lutte des classes, mais de compromis. Des sujets longtemps tabous, comme l’actionnariat salarié ou la participation, ne le sont plus. Et des structures gérées par la CGT se retrouvent à la tête de groupes privés, comme la Compagnie internationale André Trigano (Ciat), une société cotée en Bourse. Ce mouvement pourrait s’accentuer. Car la CGT veut conquérir le monde de l’entreprise. Quitte à emprunter les méthodes de l’ennemi honni, le grand capital. Enquête.


1 - La confédération a lancé une OPA sur une société cotée


Georges Séguy, réveille-toi, la CGT lance des OPA ! Dans les sections locales et dans les couloirs de la "centrale", on ne s’en est toujours pas remis. Quelle mouche a piqué les administrateurs de la puissante Caisse centrale d’activités sociales (CCAS) des industries électriques et gazières, administrée par la CGT ? En décembre 2009, le plus riche comité d’entreprise de France (450 millions d’euros de budget, 3 000 salariés) décide de racheter... une société cotée, la Ciat, leader hexagonal du camping.

 

Grâce à l’acquisition de ce fournisseur (pour 59 millions d’euros), la CCAS, qui gère les séjours de vacances et la restauration d’entreprise de plus de 600 000 salariés, devient un géant français du tourisme. Mais cette OPA suscite bien des débats chez les cégétistes. Le propre comité d’entreprise de la CCAS vote contre ! "Quand on a reçu le compte rendu de la CCAS, on a eu l’impression de lire un communiqué boursier, commente un militant, à la fédération CGT des mines et de l’énergie. On parlait de numéraire, d’actions... ça nous a fait un choc !"


"Bernard Thibault doit contenir les infiltrations gauchistes du NPA et de Lutte ouvrière." Raymond Soubie, conseiller de Nicolas Sarkozy chargé des affaires sociales.


Pourquoi un tel "boursicotage" ? "Nous voulions nous renforcer dans le tourisme social, explique-t-on au siège de la CCAS, mais peut-être avons-nous été trop brutaux. Nous avons donné l’impression que nous tournions le dos à nos valeurs." Alors qu’en fait les patrons cégétistes ne font qu’anticiper le tarissement du financement du syndicat. Actuellement, son colossal budget provient des ventes de gaz et d’électricité d’EDF et de GDF Suez. La CCAS reçoit en effet 1 % du chiffre d’affaires.

 

Mais ce financement pourrait être remis en question. La présence d’inspecteurs de la Cour des comptes dans les murs de la CCAS est un signe que le vent tourne. Racheter la Ciat, ce pourrait être une façon de diversifier le financement. Avec cette OPA, c’est un nouveau visage de la CGT qui se dessine, celui de gestionnaire d’entreprise privée. Selon les dernières rumeurs, les dirigeants de la Ciat prépareraient une "augmentation de capital" qui permettrait l’entrée de nouveaux actionnaires. Dans les couloirs de la CGT, on parle d’un renforcement de... André Trigano, le fondateur de la Ciat. Encore des couleuvres à faire avaler aux "purs et durs" du paquebot de Montreuil, le siège de la CGT.


2 - Après la lutte des classes, la "class action"


Thomas Barba incarne cette nouvelle race de délégué syndical, longtemps CGT, qui maîtrise parfaitement l’outil juridique, épluche les bilans des sociétés et regarde à la loupe les conventions sociales pour s’assurer qu’elles sont conformes à la législation. Dès qu’il détecte une faille, il s’y engouffre et lance des recours devant les tribunaux, à la manière des actions collectives américaines (class actions). Et ça peut parfois coûter très cher à l’entreprise. "Nous ne pouvons plus nous contenter de grandes mobilisations et de grands discours pour faire bouger les choses, nous devons aussi mener un syndicalisme de proximité et d’accompagnement", martèle ce fils de républicains espagnols.


Direct et pragmatique, il bouscule les idées reçues, n’en déplaise aux apparatchiks de la centrale. "Mes armes ? Le Code du travail, les droits français et européen." Cadre au Groupe La Poste, il a connu son heure de gloire quand, en 2006, il a obtenu devant les prud’hommes qu’une factrice, qui avait cumulé 574 CDD en dix-neuf ans, reçoive 60 000 euros d’indemnités. Ce n’est pas son seul fait d’armes. A ce jour, il a défendu - avec succès - plus de 130 salariés. Mais Thomas Barba veut aller plus loin.

 

"En multipliant, entre 1990 et 2004, les CDD et les CDI intermittents pour des emplois de guichetier ou de facteur, La Poste a précarisé l’emploi de milliers de salariés. Dans 80 % des cas, ce sont des femmes, il y a donc discrimination. J’ai saisi la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité afin d’inciter La Poste à réparer ce préjudice", précise-t-il.


Depuis trois ans, il se démène aussi pour que les 100 000 facteurs bénéficient d’un temps d’habillage-déshabillage et d’une indemnité pour le nettoyage de leur tenue. Une idée qu’il a eue en dénichant un arrêt de la Cour de cassation du 26 janvier 2005. "Le magistrat précise que, lorsque la tenue est rendue obligatoire, il faut prévoir un temps pour se changer, ou alors verser des contreparties financières. Comme le port de la tenue est un critère de notation des facteurs, il est difficile, pour l’employeur, de contester son caractère obligatoire", souligne-t-il avec malice.

 

Le 24 février dernier, la cour d’appel de Toulouse lui a donné partiellement raison en condamnant La Poste à verser aux facteurs 5 euros par semaine pour frais d’entretien de leur tenue, avec un rappel sur cinq ans. Soit, pour chaque facteur, une indemnité de 1 150 euros. La note atteindrait 115 millions d’euros la première année, et 23 millions les années suivantes. La Poste s’est pourvue en cassation.

 

Et Thomas Barba, qui pourrait facilement trouver un job dans un grand cabinet anglo-saxon, fait un tabac chez des syndicats concurrents, comme la CFTC et SUD. Tandis que, dans son propre camp, ses succès agacent. Certains cégétistes lui reprochent d’"américaniser" la lutte syndicale. Si bien qu’en août dernier il a claqué la porte de son organisation, après trente-six ans de militantisme. Il n’est jamais bon d’être précurseur.


3 - Des délégués prennent 10 % aux salariés défendus

Facturer des honoraires pour assurer la défense de son client ? Un procédé normal de la part d’avocats ou de conseils. Moins de la part de cégétistes ! C’est pourtant ce qui se serait passé en 2007, à l’union locale de Castres, où des "camarades" auraient prélevé sans barguigner des pourcentages sur les indemnités que recevaient les plaignants. Voilà une pratique qui bafoue les valeurs de fraternité de la CGT. Elle en est même tellement éloignée qu’elle est... illégale !


"Il faut un décodeur pour comprendre le discours confédéral. C’est un signe de l’aristocratisation de la CGT."Jean-Pierre Delannoy, leader dela minorité anti-Thibault à la CGT.


C’est un cégétiste à la retraite qui, le premier, a brisé l’omerta. Francisco Banegil intente actuellement un procès à l’union locale CGT de Castres. Après l’avoir défendu contre son employeur (un groupe minier), ses dirigeants l’auraient contraint à leur reverser, en 2007, 10 % de son indemnité, soit 6 500 euros. Ce paiement aurait en effet conditionné la remise du chèque libellé par son ancien employeur, d’un montant de 65 000 euros. "ça n’a pas été facile, raconte Francisco Banegil, car je suis adhérent à la CGT depuis quarante ans.

 

J’ai tout tenté pour éviter le procès. J’ai écrit à plusieurs reprises à l’union locale pour qu’elle me restitue cet argent. Début 2008, l’union départementale CGT du Tarn et l’union locale des retraités de la CGT m’ont soutenu en jouant les médiateurs. En vain. Il a fallu aussi trouver un avocat qui veuille bien me défendre. Personne ne voulait s’attaquer à la CGT."


Il faut dire que l’affaire est très sensible sur le plan local. Mais Francisco Banegil veut que la vérité éclate. Au cours de l’instruction, il réussit à se procurer cinq "contrats de services" édités par l’union locale de Castres. Dans ces documents, les personnes signataires s’engagent à reverser 10 % des éventuels gains obtenus à la suite d’une décision de justice ou d’une transaction. Il obtient aussi le témoignage d’un ancien salarié de cette union locale qui confirme que cette pratique était déjà monnaie courante entre 1998 et 2003.

 

Pour l’avocat du plaignant, Eric Soulans, que nous avons contacté, "le fait marquant dans cette affaire, c’est qu’une organisation syndicale a pu institutionnaliser un système illégal de collecte d’argent. Car un syndicat n’a bien sûr pas le droit de facturer des honoraires aux salariés dont il assure la défense." Pour l’union locale CGT, cette somme correspond à un don. Le tribunal d’instance de Castres tranchera le 4 mai. Le plus troublant, dans cette histoire, c’est l’absence de réaction des cadres de la confédération, la "tête" politique de la CGT. Comme l’affirme Francisco Banegil, "la centrale de Montreuil a été alertée par courrier et de vive voix par certains camarades, mais n’a jamais pris position."


4 - Le syndicat n’a rien à envier aux patrons voyous


Lorsqu’en 2001 Philippe Chabin, secrétaire d’un comité d’établissement (CE) de la SNCF, détecte une "anomalie" dans la répartition de la dotation que lui verse la SNCF, il n’imagine pas dans quel engrenage il met le doigt. "Tous les ans, 200 000 euros s’égaraient dans la nature. J’ai voulu alerter les instances fédérales de la CGT", raconte ce cheminot, syndiqué depuis 1985. La CGT est en effet majoritaire dans la quasi-totalité des 26 comités d’établissement de la SNCF.

 

Trop zélé, Philippe Chabin ? Sans doute. "En 2006, j’ai été écarté des listes électorales par la CGT. J’ai perdu mon poste de secrétaire du comité d’établissement. Dans la foulée, des salariés CGT du CE qui m’avaient soutenu ont eu des problèmes." Telle Malika Duraud, assistante aux ressources humaines et cégétiste convaincue. A l’instar de la trentaine de salariés qui travaillent dans ce comité, elle n’a pas un statut de cheminot, mais un contrat de droit privé. Elle est donc vulnérable.

 

"On a voulu supprimer mon poste, puis on m’a mise au placard, témoigne-t-elle. J’ai subi toutes sortes de brimades. Fin 2008, on m’a notamment demandé de travailler entre Noël et le jour de l’An, alors que les bureaux étaient fermés." A qui se plaindre, quand l’employeur et le syndicat sont tous les deux cégétistes ? Seule solution : saisir les prud’hommes. Fin 2009, les sages rendent leur verdict : "Les instances dirigeantes se sont servies de leur autorité patronale pour la faire craquer, elles méritent le titre de patrons voyous", écrivent-ils carrément, avant de condamner le comité d’établissement à lui verser 15 000 euros pour "harcèlement moral" - décision qui fait actuellement l’objet d’un appel.


"Ce sont des pratiques que la CGT ne tolérerait pas si elles émanaient d’un dirigeant d’entreprise, s’emporte Philippe Chabin. Et encore, si elles ne concernaient que quelques individus, mais on trouve des cas similaires dans d’autres comités d’établissement, notamment à Lyon ou à Tours."

Aujourd’hui, Malika travaille toujours au CE. A mi-temps. "J’ai écrit à Bernard Thibault. Il ne m’a jamais répondu, raconte-t-elle. Pourtant, il doit savoir ce qui se passe, puisque sa femme travaille au comité central d’entreprise (CCE) de la SNCF." Mais ce CCE, qui regroupe plus de 300 personnes, donne-t-il le mauvais exemple ?

 

Une vingtaine de cadres et de salariés y auraient été licenciés ces dernières années. Fin 2009, sa direction a même été épinglée par les prud’hommes pour trois cas de harcèlement. Là encore, les décisions sont en appel. "Il y a eu discrimination à l’égard de ces anciennes cégétistes qui avaient créé un syndicat dissident", explique leur avocat, Me Burget. La CGT condamnée pour non-respect des pratiques syndicales ? Un comble !


Fin 2009, le CCE de la SNCF, contrôlé par la CGT, est accusé de discrimination syndicale à l’encontre de cégétistes dissidents. Un comble !


A la Caisse centrale d’activités sociales, la structure (contrôlée par la CGT) qui gère les ?uvres sociales d’EDF-GDF Suez, ce n’est pas mieux. "Climat délétère", "relents de stalinisme mâtiné de management dur", rapportent les témoins. Grève des salariés, mises au placard, licenciements brutaux, et même un suicide, fin 2009. Pour une CGT qui a fait de la souffrance au travail un cheval de bataille et qui, fin mars, s’est engagée aux côtés du Medef et des autres syndicats pour lutter contre la violence au travail, ces exemples font désordre. "Mieux prévenir le harcèlement, le réduire et, si possible, l’éliminer", préconise l’accord. Il y a du boulot. Même à la CGT.


http://www.lexpansion.com/economie/...

 

 

Note: C'est article ne concerne bien évidemment pas "la" CGT, mais les dirigeants, passés comme tous leurs confrères d'Europe et de Navarre, d'un stalinisme orthodoxe, à un néo-libéralisme non moins orthodoxe! Signalons que par exemple qu'en Espagne, les Commissions Ouvrières, ne sont plus un appendice du PC mais du PS. La fusion  avec Chérèque est à l'ordre du jour!

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 09:19

29 avril 2010 Le Télégramme


 

«Face aux menaces de démantèlement des associations de prise en charge des personnes aidées, face aux restructurations des associations, aux menaces de perte d'emplois, au désengagement de l'État en matière de budget, aux réformes menées au pas de charge, il est nécessaire de se mobiliser le 1er mai», indique la CFDT Santé-Sociaux, qui appelle les salariés du Finistère de son champ professionnel à participer aux rassemblements prévus à 10h30 à Brest, Morlaix, Quimper et Quimperlé.

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 09:11

1ermailes38parGrandjouan

28 avril 2010 -Le Télégramme


Dans les Côtes-d'Armor, une intersyndicale associant la CFDT, la CGT, la FSU, Solidaires et Unsa appelle à «un grand 1er Mai unitaire».

 

Elle met, cette année, l'accent sur le maintien de l'emploi, l'amélioration des conditions de travail et du pouvoir d'achat ainsi que la pérennité du système actuel de retraites.

 

De son côté, la FGR-FP22(fédération générale des retraités de la fonction publique des Côtes-d'Armor) appelle, elle aussi, à rallier ces organisations syndicales le 1er mai.

 

À Saint-Brieuc, le rassemblement aura lieu au Parc des promenades à 10h30;

à Guingamp, sur la place du Champ-au-Roy à la même heure; et

à Lannion, à 11h, sur le parking de La Poste.

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 12:30

Les syndicats appellent à la mobilisation

27 avril 2010 à 08h43 - Le Télégramme


«Le 1er mai 2010 doit être dans la lignée des 1ersmai historiques», déclarent les syndicats en apppelant à manifester dans cinq villes du Morbihan.


À l'approche du rendez-vous, les cinq organisations syndicales (CGT, CFDT, FSU, Unsa et Solidaires) qui jouent la carte de l'unité ont décidé de placer la barre très haut. «Nous sommes dans un contexte particulier qui est celui des retraites. Si nous voulons qu'il y ait de véritables négociations et non pas la pseudo-concertation que veut nous imposer le gouvernement, il faut se mobiliser». Farouchement attachés au départ à taux plein dès l'âge de 60 ans, les syndicats craignent que le gouvernement soit tenté de passer en force et profite de la torpeur estivale et de la coupe du monde de football pour faire voter une loi.

Cinq rendez-vous dans le Morbihan


«Tout le monde est concerné. Public et privé, jeune et moins jeunes, actifs et chômeurs doivent dire leur opposition aux suppressions d'emploi; aux conditions de travail qui se dégradent et au pouvoir d'achat qui stagne, voire qui régresse».

 

Pour cette nouvelle journée d'action, cinq rendez-vous sont prévus samedi, à partir de 11h:

Lorient (place Glotin);

Vannes (La Rabine);

Pontivy (La Plaine);

Ploërmel (maison des syndicats) et

Belle-Ile en Mer.

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 09:47

15 avril 2010 Le Télégramme

 

Envoyez l'article à un ami

La Cour de cassation a jugé, hier, que l'obligation légale de choisir le délégué syndical parmi les candidats ayant obtenu 10% au moins des voix aux élections professionnelles n'était pas contraire à la liberté syndicale.

 

Cette décision casse le jugement du tribunal d'instance de Brest qui, le 27octobre 2009, avait estimé le contraire, en vertu du droit européen. Selon la Cour de cassation, cette obligation «ne heurte aucune prérogative inhérente à la liberté syndicale dans la mesure où elle vise à assurer la détermination par les salariés eux-mêmes des personnes les plus aptes à défendre leurs intérêts dans l'entreprise et à conduire les négociations pour leur compte».

 

La Cour, qui valide ainsi la loi du 20août 2008, avait été saisie par l'entreprise SDMO Industries et la confédération CFDT à la suite du jugement de première instance.

 

 


Brest (Ouest France)
Représentativité syndicale : FO perd en cassation
jeudi 15 avril 2010
La chambre sociale de la Cour de cassation vient de rendre son arrêt dans l'affaire opposant Jean-Noël Béganton et l'Union départementale Force ouvrière à la CFDT et à la société SDMO. La Cour de cassation réforme la décision et annule la désignation de M. Béganton en qualité de délégué syndical et représentant syndical au comité d'entreprise.

Cet arrêt était très attendu. Il casse le jugement du tribunal d'instance de Brest du 27 octobre 2009 qui remettait totalement en cause la réforme de la représentativité syndicale, adoptée en 2008. Celle-ci instaure un seuil de 10 % des voix aux élections professionnelles pour qu'un syndicat reste représentatif dans une entreprise du secteur privé.


Dans son jugement, le tribunal d'instance de Brest, saisi par Force ouvrière, avait estimé que l'obligation d'obtenir 10 % des voix aux élections professionnelles pour pouvoir désigner un délégué syndical était « contraire au principe de la liberté syndicale » et constituait « une ingérence dans le fonctionnement syndical » au regard du droit européen.


Force ouvrière considère que la décision de la Cour de cassation « remet en cause la liberté syndicale et qu'elle ne fait pas une juste application des textes internationaux ». Le syndicat examine la possibilité d'engager des procédures auprès de la Cour européenne de droits de l'homme et au niveau de l'Organisation internationale du travail.

 

Note:

 

Cette loi vise à éliminer les "petits syndicats" (or FO est autour de 10%) et renforcer les grands syndicats responsables qui ont bien sûr sauté dessus!  Des manoeuvres bureaucratiques entre syndicats ont eu lieu ( la CGT a un accort avec la CFTC et l'UNSA - gauche modérée- avec la CGC -sarkozyste). Par contre, à gauche, une partie de la FSU (SNES) a proposé un accord à la CGT afin de constituer un puissant pôle de gauche, ce qui gène la CGT Educ qui est plus à gauche que la FSU. Voici Sud Solidaire en difficulté dans le privé, sans parler de la CNT.

Voilà, voilà...

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 09:22

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30 mars 2010


Les syndicats de l'enseignement sont plutôt déçus d'une manière générale des revalorisations salariales annoncées dimanche par le ministre de l'Éducation, Luc Chatel.


À la rentrée 2010, les 20.000 professeurs débutants bénéficieront d'une augmentation de salaire de 157euros nets par mois s'ils sont professeurs des écoles ou certifiés et de 259euros nets s'ils sont agrégés. En outre, pour lisser les salaires, 170.000 enseignants ayant moins de sept ans d'ancienneté bénéficieront d'une hausse de 660euros nets en moyenne par an pendant sept ans. Le SE-Unsa a dénoncé, hier, le fait que seront exclus des mesures de revalorisation les trois quarts de la profession. La France compte au total 857.300 enseignants. «On se moque de nous!», a renchéri le président du Snalc-Csen, Bernard Kuntz, tandis que le Sgen-CFDT soulignait une «absence de dialogue social».

«30 euros par mois»

De son côté, le Snes-FSU (collèges et lycées) a calculé que sur toute une carrière, la revalorisation annoncée correspondait à «30euros de plus par mois», alors que le niveau de recrutement est relevé (à niveau bac +5, à la rentrée 2010). Au-delà de la fiche de paie, les syndicats disent être loin de la promesse de Nicolas Sarkozy de revaloriser l'ensemble de la «condition» enseignante. Plus largement, les syndicats s'insurgent contre une revalorisation «financée par les suppressions d'emplois». De fait, la moitié des économies réalisées par la politique de non-renouvellement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite permet ces hausses salariales.

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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 10:48


Plusieurs dizaines de milliers de manifestants à Paris, plusieurs centaines de milliers (800 000 selon la CGT) dans l’ensemble du pays ont sifflé la fin de la trêve électorale. Les grèves très importantes à la SNCF, dans les hôpitaux et surtout dans l’Éducation nationale et les nombreux et importants débrayages dans le privé ont bien montré que beaucoup de salariés ne se contentaient pas de la défaite électorale de la majorité de droite. Encore une grève que Sarkozy va bien être obligé de voir !


Partout les motifs de mobilisation ne manquent pas. Depuis des semaines, les salariés se battent contre les suppressions de postes, le développement de la précarité et la réduction des budgets dans les services publics, notamment dans les hôpitaux (à Paris et dans de nombreuses autres villes), dans l’Éducation nationale (en Seine-Saint-Denis, à Paris, etc.), la casse du service public de l’emploi avec la mise en place de Pôle Emploi.
Dans les entreprises du privé, les luttes contre les licenciements, les fermetures de sites (de Total et Philips à des dizaines de petites ou moyennes entreprises), la multiplication des statuts précaires et des emplois à temps partiel n’ont pas cessé depuis des mois.


Les salaires et les conditions de travail provoquent régulièrement des explosions aussi bien dans les « bastions » de l’automobile (Renault, PSA) que dans des secteurs peu habitués aux luttes, tels que le commerce (Ikea, Ed, Carrefour), le transport (DHL) ou la restauration rapide.
La multiplication des séquestrations de patrons ou de cadres, les grèves locales de longue durée, l’engagement souvent massif des jeunes travailleurs montrent bien que pour beaucoup la coupe est pleine, que la régression sociale est devenue insupportable.


L’appel unitaire de cinq centrales syndicales (CGT, CFDT, FSU, Solidaires, Unsa) et celui, séparé, de FO cachent mal les divergences sur les questions essentielles, notamment sur les réponses à apporter face aux attaques contre nos retraites. Le tract d’appel de la CGT aux manifestations englobant les questions des salaires, de l’emploi et des retraites met d’autant plus en évidence l’absence de perspective de construction d’une mobilisation durable. C’est ce qui laisse sceptiques militants et salariés sur la volonté de la confédération d’affronter le pouvoir sur ces questions.
D’ailleurs, les faibles remontées de la préparation de la mobilisation communiquées par les syndicats et les structures régionales (unions locales et départementales) illustrent bien les hésitations des équipes militantes devant la stratégie confédérale.


La « grande victoire », obtenue par les confédérations, que serait le report à septembre du vote par le Parlement de la contre-réforme des retraites ne nous donne que les mois de juillet et août en plus pour mobiliser !
C’est donc dès maintenant que la mobilisation doit se construire. Tout d’abord en labourant le terrain du débat pour rendre illégitime toute nouvelle attaque contre le système de retraites et en rendant crédibles nos réponses pour assurer son financement : augmentation des salaires, éradication du chômage, augmentation des cotisations patronales.


Ensuite en construisant, d’abord localement, de façon unitaire, la mobilisation qui peut prendre appui sur des entreprises, des branches, des professions, boostée par la colère, le ras-le-bol, le rejet des politiques patronales et gouvernementales.


Le remplacement de Xavier Darcos, ministre précédemment chargé du dossier retraites, par Éric Woerth, responsable de la mise en place de la destructrice Révision générale des politiques publiques (RGPP) ne changera rien à la volonté du gouvernement d’imposer sa contre-réforme. Moins que jamais il y a matière à temporiser, à discuter avec ce pouvoir illégitime et discrédité aux yeux de millions de travailleurs. Mais seul le rapport de forces bâti sur les mobilisations, les manifestations et les grèves pourra le faire reculer.


Robert Pelletier

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