blog du Npa 29, Finistère
200, 300, le nombre de victimes palestiniennes ne cesse de croître lors de cette énième attaque militaire de l’Etat israélien. Nous disons
énième car depuis sa création en 1948 et l’occupation et la colonisation du peuple palestinien, Israël n’a eu de cesse de porter atteinte au droit international (crimes de guerre…) et de ne pas
être sanctionné pour ces violations. Illégalement l’expansion territoriale de l’Etat hébreu, depuis sa création n’a cessé de croître, avec ses cortèges de spoliations, humiliations, tueries,
blocus économique, rendant la situation d’un peuple intenable tant au niveau social, économique, sanitaire, humain. Malgré cette oppression permanente, quotidienne, le peuple palestinien n’a
jamais stoppé sa résistance. Certes de notre point de vue nous ne concevons pas certains actes, toute victime civile est inacceptable, d’où qu’elle vienne. Mais nous parlons ici d’une tragédie
humaine et politique, créée par un état puissant, reconnu démocratique, et d’un peuple en lutte pour son indépendance, et pour la possibilité de décider de son propre sort et de sortir du joug de
l’oppression, de la colonisation, de l’humiliation quotidienne. Là est notre propos et là est notre combat. Que faire face à une des plus puissantes armée au monde, face aux chars, aux f16, aux
bombes, aux violations les plus élémentaires des droits de l’homme, quand l’ensemble de la communauté internationale ferme les yeux ou au mieux lance des appels au calme ou à la retenue ?
Que faire sinon se battre. En d’autres lieux et d’autres temps cet Etat aurait été lourdement sanctionné et mis au banc des nations, et les exemples dans l’Histoire ne manquent
pas.
En cette fin d’année 2008, alors que la majeure partie du globe fait la fête, la Bande de Gaza est sous les bombes et le pire est peut-être à
venir. Les Gazaouis comptent leurs morts, trouver les aliments de base et se soigner est un combat de chaque instant, le traumatisme des bombardements atteint les plus vulnérables, en particulier
les enfants. La peur, les larmes, le sang, les ruines sont un tableau quotidien. Ce territoire est dans une situation humanitaire gravissime, comme le confirme les ONG sur place. La situation
pour la Palestine, tout comme les solutions sont politiques : l’arrêt de la colonisation, le retrait des colons, et bien évidemment en finalité
la création d’un Etat palestinien viable, comme stipulé dans les résolutions de l’ONU encore une fois inappliquées. Nous devons exiger de nos
représentants, et en particuliers lors des prochaines élections européennes, que ceux-ci fassent pression, comme ils l’ont fait en d’autres circonstances, sur l’Etat israélien pour que celui-ci
se soumette comme tout Etat dit démocratique, au droit international. Tout citoyen et citoyenne épris de liberté et attaché aux droits de l’homme ne saurait accepter qu’en son nom, ses
représentants crient aux loups et à juste titre, contre la Chine pour prendre un exemple récent, et se taisent face aux exactions récurrentes d’Israël. Le « deux poids, deux mesures » en ce
qui concerne la dignité humaine est inacceptable.
Le NPA réaffirme son soutien à la lutte du peuple palestinien, un peuple qui depuis 50 ans, et malgré son isolement et ses multiples
souffrances, reste debout, et son soutien aux forces progressistes et pacifistes israéliennes, qui se tiennent aux côtés des palestiniens dans leur
résistance.
Une grande résistante française, Lucie Aubrac disait : « Résister est un verbe qui se conjugue au présent. »
Salim, du NPA Quimper