Mardi 15 septembre 2009 à partir de 22h30
Des deux côtés du Rhin, les gauches sont dans la tempête. Désavoués par les salariés, les retraités et les précaires, les partis traditionnels voient
aujourd'hui émerger sur leur flanc gauche des formations plus radicales. État des lieux.
A LA GAUCHE DE LA GAUCHE à 22h30
(Allemagne, 2009, 52mn)
Réalisateur: Dietrich Krauß
Si le phénomène est récent en Allemagne, les gauches radicales sont depuis longtemps actives en France. Suivez des deux côtés du Rhin les chefs de file des nouveaux partis contestataires pour une
analyse de leur action au quotidien.
Depuis 1949, le paysage politique de République fédérale d'Allemagne était d'une extrême stabilité : le nombre des partis (CDU/CSU, SPD, FPD) était réduit et la présence de l'extrême droite limitée
- le NPD fondé en 1964 n'a jamais pu entrer au Bundestag. Mais avec la réunification en 1990, la donne change : une partie des communistes de l'ex-RDA se retrouvent dans le PDS (Parti du socialisme
démocratique), qui obtient par la suite des scores non négligeables dans les Länder de l'Est et à Berlin.
Au début des années 2000, un groupe social-démocrate dissident voit le jour. Il conclut en 2005 une alliance avec le Parti de gauche (Linkspartei, anciennement PDS) et remporte cinquante-trois
sièges au Bundestag. Après avoir pris le nom de Die Linke ("la gauche") en 2007, et sous l'égide de l'ancien ministre social-démocrate Oskar Lafontaine, cette formation obtient des résultats
électoraux prometteurs lors des élections régionales. Le parti prépare aujourd'hui activement le scrutin de septembre pour envoyer un maximum de députés au Bundestag.
C'est de ce mouvement allemand que Jean-Luc Mélenchon s'est inspiré pour organiser son rassemblement du Parti de gauche allié au PCF, le Front de gauche, tandis qu'Olivier Besancenot rebaptise en
2008 la LCR (Ligue communiste révolutionnaire) en NPA (Nouveau parti anticapitaliste). Si elles ont déçu aux dernières élections européennes, ces formations n'ont sûrement pas dit leur dernier mot.
Surtout qu'Olivier Besancenot est le chouchou des médias, contrairement à Oskar Lafontaine, qui fait figure de renégat dans une partie de l'opinion publique allemande...
DÉBAT à 23h20
(Allemagne, 2009, 60mn)
Animé par Thomas Kausch
Les invités:
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Tim Spier, docteur en sciences politiques, professeur à l'université Heinrich Heine de Düsseldorf et chercheur à l'Institut de recherche sur les
partis politiques et le droit des partis (Institut für Parteienrecht und Parteienforschung).
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Claire Demesmay, chercheur au Comité d'études des relations franco-allemandes (Cerfa).
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Christoph Butterwegge, politologue à l'université de Cologne
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Gérard Grunberg, directeur de recherche CNRS au CEVIPOF, Centre de recherches politiques de Sciences Po, et directeur scientifique de Sciences
Po.