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blog du Npa 29, Finistère

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Une belle branlée

lundi 20 juillet 2009 par Comité de Salut Public (voir liens)

Peu de gens savent que le thème du Film est de Denez Prigent (pas du trad une composition) et que Saddam l'avait fait distribuer à ses soldats, pas pour la gwerz bretonne, mais pour voir une défaite des USA!

Mot breton (pluriel : gwerzioù) signifiant « ballade », « complainte ». Dans la musique bretonne, la gwerz est un chant racontant une histoire, depuis l'anecdote jusqu'à l'épopée historique ou mythologique. Les gwerzioù illustrent des histoires majoritairement tragiques ou tristes.

La gwerz se caractérise par une mélodie parfois monotone, et de nombreux couplets, le tout en langue bretonne. L'interprétation fait la part belle à la voix, même si les gwerzioù récentes incluent quelques instruments discrets.

Un des plus célèbres interprètes actuels de gwerzioù est Denez Prigent.



Vu hier La chute du faucon noir (Black hawk down) de Ridley Scott, et ce film fut un très agréable moment de détente, agrémenté de ci de là de rires bon enfant devant la magistrale dérouillée que prennent les troufions US. Après tout, il n'est pas fréquent de voir les ricains perdre - au cinéma du moins-, autant goûter le spectacle avec jubilation.

En 1993, c'est l'immense bordel dans une Somalie livrée aux seigneurs de guerre qui organisent la pénurie alimentaire de la population. Les ricain décident de capturer celui qui tient Mogadiscio et expédient des Forces spéciales et des Rangers par hélico au coeur de la ville. Et là, c'est le drame : deux hélicoptères seront abattus par des roquettes, et toute la ville insurgée tombe sur le dos des pioupious coincé en plein enfer urbain, avec des milliers de Somaliens très très vénères qui les encerclent. Pour plus de détails sur le déroulement des évènements, voir ici. Et ce fut un gros échec pour l'US Army, du genre qui laisse des traces durables et aboutira à une complète redéfinition de sa stratégie urbaine, laquelle sera expérimentée grandeur nature au Moyen-Orient quelques années plus tard.

Revenons au film qui narre cette cruelle mésaventure.
Lequel visuellement envoie un peu le bois, et c'est le moins qu'on puisse dire. D'une durée de 2h20, celui-ci se compose de deux parties bien distinctes : 20 minutes de présentation des personnages et de la situation ( en gros : "Kids, on est là pour apporter la Démocratie et le cheeseburger à ces connards de nègres, Ouha !"), et 2 heures de baston non-stop dans les rues de Mogadicsio. 2 heures de ratatatatatatatatata, de baoum, de "mediiiiiiiic !!!!!", de ka-poum ka-poum ka-poum, de bang bang, d 'encore de ratatatatatatatatata, de "Fuck il en sort de partout !", de "On va pas te laisser tomber, kid, tiens le coup, pense à ta maman dans sa ferme du Minnesota !", ratatatatatatatatata, again, ka-poum ka-poum ka-poum ratatatatatatatatata, de "Mais putain qu'est-ce qu'ils foutent les hélicos ??", et tiens, une bonne couche de ratatatatatatatatata y'en a un peu plus j'en remet quand même.

Arf.

Tu sors de là, t'a envie de te laisser pousser les cheveux et de te rouler nu dans l'herbe, tellement t'en peux plus, dis.
Ensuite, c'est éprouvant, quelque peu, certes. Mais t'en a quand même vachement moins chié que les mecs dans le film, hein. Parce eux ils ont morflé, fouyouyou, t'aurais pas aimé être à leur place, ah ben non alors. Et puis ils ont vu leurs potes mourir. L'horreur. Au ralenti, en plus, avec de la musique vachement mélancolique et tout et voir les boys crever sous le soleil avec des vocalises d'une sous Lisa Gerrard en fond sonore et des gros plans sur les visages convulsés - mais braves, le soldat ricain crève avec un rictus de douleur mais reste courageux dans l'agonie -, putain comment c'est poignant...
Autrement plus en tous cas que ces centaines de connards de nègres décanillés à la Browning calibre .50 façon Doom, qui eux se contentent de crever bêtement en essayant de retenir leurs intestins. Blaireaux, va. Savent même pas mourir dignement, ces cons, et ils clamsent sans ralentis ni musique en plus. Aucune classe.

Et non, évidemment, je n'exagère nullement : le Blanc - le contingent ne comprend qu'un seul Noir, mais plus vraiment Noir puisque intégré aux Forces De La Démocratie, donc un peu Blanc, quoi - meurt dans des violons, il a droit à ces potes qui le pleurent - au ralenti -, c'est d'ailleurs parfaitement interminable et complaisant, le Nègre lui tombe comme mouches sous les balles US et franchement on s'en fout un peu, merde, en plus il est musulman, on s'est compris.

Le générique de fin nous apprend que 19 morts chez les ricains font pièce à plus d'un millier chez les Somalis. Si on fait le calcul d'un film de 140 minutes consacré à ces 19 cadavres, on obtient un plus plus de 7 minutes par bonhomme. Ensuite, n'est-ce pas, à ce compte là, on aurait dû faire un autre film de plus de 116 heures pour les nègres...

On aura compris qu'on peut donc regarder La chute du faucon noir avec tout du long un petit sourire de satisfaction, parce que voir l'impérialisme s'en prendre plein la gueule à ce point c'est quand même drôlement amusant. Et ça change. Il parait que quand il est projeté dans les territoires occupés, les gens applaudissent à la fin. Mais peut-être pas dans le sens voulu par Jerry Bruckheimer...

Il ne me reste donc plus qu'à voir un autre film rigolo sur la victoire de Dien Bien Phu - et ce n'est pas une coquille, puisqu'il s'est bel et bien agi de la victoire des courageux Viet-Minh sur les troupes d'occupation française, comme quoi l'Histoire c'est d'abord une question de point de vue, n'est-ce pas - et je pense que ma joie sera à mon comble.
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