blog du Npa 29, Finistère
26 avril 2010 -Le Télégramme
L'association du Finistère des parents et amis de personnes handicapées mentales a tenu sa 38e assemblée générale annuelle, samedi, à Gouesnou. «C'est l'occasion de faire toucher du doigt, aux adhérents, une situation difficile», indique André Guéguen, président.
«Les financeurs font valoir la crise économique pour justifier leurs positions. Le conseil général se refuse actuellement au soutien de tout projet, faute de
lisibilité financière. Aujourd'hui, des personnes handicapées sont à la charge de leurs familles». André Guéguen déplore aussi un désengagement de l'État en la matière. «On se retrouve, par
exemple, avec des fermetures de Classes d'inclusion scolaire (Clis). Et ce n'est pas parce qu'il n'y a pas d'orientation dans ces structures puisque les effectifs sont stables».
Déficit maîtrisé
André Guéguen a dénoncé aussi les effets de la mise en place des Agences régionales de santé(ARS). «Il y a déjà des changements de tarifications au niveau de l'accueil dans les structures
spécialisées.
Nous rejetons la mise en concurrence sur des critères économiques au détriment de la qualité. Nous sommes opposés aussi à l'accueil familial financé par le conseil général si, derrière, il n'y a pas de garantie de contrôle et de suivi. Plus que jamais, la vigilance et l'action s'imposent ». En conclusion, le président s'est satisfait du «déficit raisonnable» qui clôt l'exercice 2009.
« Il n'est que de 2.800 € alors que nous accusons un déficit récurrent depuis plusieurs années». Il se satisfait enfin d'une hausse des familles adhérentes à l'Adapei, effaçant les chutes des années passées. «Elles sont aujourd'hui 1.274, soit 63 de plus que l'an dernier. La période d'incertitude qui touche notre secteur d'activité peut l'expliquer. Les gens sont inquiets».