blog du Npa 29, Finistère
9 juillet 2010 à 07h45 - Le Télégramme
Avec l'affaire Woerth-Bettencourt, le principal syndicat de magistrats, l'USM, dénonce une nouvelle atteinte à «l'indépendance de la justice». Le Rennais Nicolas Léger, membre du conseil national, s'explique.
Est-ce la décision du parquet de Nanterre d'ouvrir une enquête préliminaire sur les allégations de financement illégal de l'UMP qui pose problème?
Oui! Quelle apparence de crédibilité peuvent avoir des actes d'enquête, même s'ils étaient faits de bonne foi, conduits par le procureur de Nanterre (Philippe Courroye) qui a été nommé par la
chancellerie malgré l'avis défavorable du Conseil supérieur de la magistrature, et qui affiche ouvertement sa proximité avec l'Élysée? Ce alors même que son nom est cité au travers d'écoutes
sauvages où l'on apprend qu'il est justement susceptible d'intervenir en faveur de Liliane Bettencourt à la demande d'un conseiller du président de la République! Seul un magistrat indépendant du
pouvoir politique, comme l'est actuellement le juge d'instruction, peut conduire des investigations pénales en étant au-dessus de tout soupçon de partialité. Mais ce n'est pas ce choix qui a été
fait, alors même que Nanterre dispose d'un pôle d'instruction économique très pointu!