Le décret qui met en colère les écolos bretons est
paru au journal officiel. La surface prise en compte pour le calcul du plafond d'épandage d'azote (170 kilos par hectare) est étendue. Plus d'épandage d'azote, cela veut dire à terme
plus d'algues vertes.
Rappelons que l'azote organique produit par les effluents animaux comme le lisier, déversée dans les cours d'eau, aboutit à la prolifération des algues mortelles, même si certains agriculteurs
nient cette responsabilité.
Eurodéputés bretons mobilisés
Eau et Rivières de Bretagne estime que grâce à ce décret, les quantités d'azote épandu sur les sols pourront augmenter de
20%. Pour
Jo Hervé, président de l'association,
« les
ministres sont restés sourds aux protestations des bretons, et ont signé un décret qui va rendre encore plus difficile la reconquête de la qualité des eaux exigée par la Directive Cadre sur
l'Eau ».
Des eurodéputés bretons de tous les groupes politiques, se sont emparés du dossier. Ils vont tenter une médiation avec Bruxelles afin d'éviter à la France une nouvelle condamnation à des
sanctions pécuniaires par la justice européenne.
Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a fait mardi un autre cadeau aux agriculteurs : en
déplacement dans la Creuse, il a officialisé la
réduction, pour 210 millions d'euros, des charges sociales pesant sur les salariés permanents des exploitations agricoles. Une mesure financée par la taxe soda, celle-là même
qui risque de favoriser les boissons light.