blog du Npa 29, Finistère
Bourhis, Marc
Né le 16 février 1907 à Lézardrieux (Côtes-du-Nord).
Instituteur. Syndicaliste enseignant. Il milite à la Fédération unitaire de l’enseignement. Adhèrent du PCF de 1930 à 1933. Sympathisant trotskyste. Il devient l’un des porte-parole du courant révolutionnaire de l’Ecole Emancipée.
Mobilisé en 1939, il est libéré en juin 1940. Il contact son ami Pierre Guéguin (Voir ce nom) pour agir dans la clandestinité contre l’occupant nazie.
Il est arrêté le 2 juillet 1941 et transféré à Châteaubriant. Au camp, les militants et dirigeants du PCF soumettent Bourhis et Guéguin à la quarantaine (voir lettre de Marc Bourhis à sa femme).
Il fut exécuté alors que l’administration du camp avait reçu un ordre de mise en liberté.
Gueguin Pierre
Né le 18 août 1896 à Quimerch (Finistère). Professeur de mathématiques.
Ancien combattant de 1914-1918. Il adhère au Parti socialiste, SFIO, en 1919 puis rejoint la majorité au congrès de Tours de 1920 pour fonder la SFIC. Il devient l’un des principaux dirigeants communistes de Bretagne. Il est directeur du journal La Bretagne communiste.
En 1931 il prend la défense des oppositionnels communistes exclus du PC. Elu conseiller municipal de Concarneau en 1929, il en le maire le 19 mai 1935. Elu conseiller général en octobre 1935.
Il rompit avec le Parti en septembre 1939 et dénonce le Pacte germano-soviétique mais il est déchu de ses mandats. Mobilisé, puis libéré, il reste déchu de ses fonctions. Il écrit le 11 mars 1940 pour protester contre sa déchéance au président du Conseil général. Tout en dénonçant « le pacte de la trahison » signé entre Hitler et Staline il souligne son attachement au communisme : « si le Parti communiste, sur l'ordre de Staline, a brusquement renié tous ses principes, je leur suis demeuré fidèlement attaché. »
Il est arrêté et interné au camp de Choisel à Châteaubriant le 2 juillet 1941. Il doit subir avec son camarade et ami Marc Bourhis la vive hostilité des dirigeants communistes internés.
Le 13 septembre, dix-neuf internés bien sélectionnés, dont Guéguin et Bourhis, furent transférés dans la baraque 19. On l'appela la baraque des intellectuels. Elle devient la baraque « des otages »