blog du Npa 29, Finistère
Le chenal de rejet
Les travaux ont commencé pour transformer en prairie ce fossé dans lequel circulaient les fluides de la station de traitement des effluents. Pour l'instant, les ouvriers déboisent. À l'été, plusieurs centaines de tonnes de terre polluée seront extraites.
Station de traitement des effluents
Sa démolition, déjà en grande partie effectuée, se poursuivra, sous confinement, à partir de 2013.
Échangeurs de chaleur
Ils sont situés à l'intérieur de l'enceinte réacteur et avaient pour fonction de transmettre au circuit secondaire l'énergie provenant du réacteur pour entraîner la turbine et fournir l'électricité. Un gros morceau du démantèlement. Chaque échangeur est composé de huit bouteilles verticales de 19,50 mètres de haut, d'un mètre de diamètre et de 37 tonnes. La découpe commencera en 2013-2014.
Enceinte réacteur et bloc réacteur
Leur démolition est pour plus tard. Un dossier de démantèlement total doit être déposé avant la fin de l'année. « L'objectif, c'est que tout ait disparu en 2020-2025, explique le directeur Jean-Christophe Couty.
Quand précisément, je ne sais pas. » Car même si des années d'études ont permis de déterminer les risques, il reste quelques inconnus. Le taux de radioactivité sous le bloc réacteur, par exemple : « Pour l'instant, nous ne sommes pas autorisés à faire des carottages pour le mesurer. »
Où iront les déchets ?
Selon leur dangerosité (faiblement actifs ou hautement actifs) et leur durée de vie (moins ou plus de 30 ans), gravats et métaux seront envoyés au centre de stockage des déchets radioactifs de l' Andra, à Morvilliers (Aube), ou à l'Iceda, en construction sur le site de la centrale nucléaire du Bugey (ouverture en 2014).
Commentaire:
On démantèle, ou pas, mais une chose est certaine, on ne nous dit pas si on a trouvé un lieu définitif pour les montagnes de déchets, actifs pendant des centaines ou des milliers d'annnées. Bien des déchets sont dans des hangards ou même dans des trains.
Une question plus générale: l'électricité nucléaire est-elle "bon marché", parce qu' Aréva s'en met plein les poches mais que c'est le contribuable qui paye le démantèlement?
Or EDF prétendait que dans le coût d'une centrale et donc dans le prix de l'électricité étaient prévues les dépenses de démantèlement. Où est cet argent? Qui osera poser la question à un cadre dirigeant:
"Montrez-nous la preuve que vous stockez les sommes astronomiques correspondant à un démantèlement, pouvez-vous les sortir?
N'avez vous pas plutôt déjà tout dépensé pour acheter les vieilles centrales nucléaires anglaises bonne pour... le démantèlement? Qui va payer ce démentèlemnt supplémentaire?"
Les contribuables anglais tiens! Ou alors français... Ou personne.