blog du Npa 29, Finistère
1 mars 2013
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Une centaine de victimes de l'amiante et des sympathisantsont manifesté, hier, au palais de justice. Elles craignent l'abandondes poursuites pénales envers ceux qu'elles jugent responsables.
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Les demandes d'annulation sont portées par d'anciens membres du Comité permanent amiante (CPA), structure de lobbying qui a milité
pour retarder l'interdiction de l'amiante. Elles sont aussi portées par deux anciens fonctionnaires de l'État, dont Martine Aubry. Si le parquet était suivi dans
sa demande, cela ouvrirait la voie à un enterrement de tous les dossiers présentés au pénal. À Brest, il y en a douze. Or, les victimes de l'amiante attendent depuis 16 ans que les responsables de ce drame soient jugés au pénal ».
Mutation possible de la juge d'instruction...
Le 18 janvier aussi, le ministère de la Justice annonçait que Marie-Odile Bertella-Geffroy, la juge d'instruction en charge du dossier, devait quitter ses fonctions.
Le Conseil supérieur de la magistrature, finalement saisi par Christine Taubira, se prononcera sur la mutation de la juge le 15 mars. « Cela fait dix ans que la juge Bertella-Geffroy instruit ce
dossier. Si elle était écartée, cela retarderait l'instruction d'un an au moins.
La perspective de la tenue d'un procès pénal de l'amiante s'éloignerait ». « Les députés et sénateurs du département ont-ils été saisis de l'affaire ? », a interrogé l'assistance. « Oui. Un courrier leur a été adressé. Ils compatissent. Nous leur avons demandé d'agir à Paris pour une prise de conscience générale du problème ». Les victimes finistériennes de l'amiante veulent maintenant que les moyens nécessaires soient alloués au Pôle de santé publique, afin que l'instruction soit bouclée en 2013 et que le procès pénal puisse commencer.
« En France, comme en Italie, les industriels de l'amiante ont provoqué une terrible catastrophe sanitaire, dont les effets se feront sentir pendant des décennies. Et pourtant, le contraste est saisissant : en Italie, les responsables ont des comptes à rendre à la justice. En France, 16 ans après le dépôt des premières plaintes, il n'y a toujours ni responsable ni coupable pour une catastrophe qui fait 3.000 morts par an ».