blog du Npa 29, Finistère
« En créant l’outil Société publique locale, en mai, les sénateurs ont dit offrir de la souplesse aux élus locaux dans la gestion des services publics, indique le syndicat. Mais au lieu d’une promesse d’améliorer le service rendu aux usagers, le syndicat Sud-collectivités territoriales y voit surtout un moyen supplémentaire d’externaliser les missions publiques et le condamne ».
« Un écran entre usagers et responsables »
« BMO a justement créé une SPL avec des syndicats de communes pour lui déléguer l’eau potable et l’assainissement collectif en 2012, au lieu de constituer une régie autonome. Mais ce choix se fera au détriment des usagers car la SPL sera un écran entre eux et les responsables, et parce que la mutualisation des moyens n’est qu’un prétexte, sans garantie d’économie. C’est bien à un éclatement des services publics qu’on assiste, avec un catalogue de structures, véritables satellites des conseils communautaires. Et déjà des élus y réfléchissent pour la restauration collective et pour les déchets. Bientôt les médiathèques et les espaces verts ? ».
Sud CT 29 reproche aux élus
« d’éloigner sciemment la gestion des compétences pour lesquelles ils ont été (désignés). Des élus-employeurs qui n’en finissent pas de copier les mauvaises recettes du secteur privé : éloigner de leur vue les conditions de travail et diluer leur pouvoir de décision, en délégant et en sous-traitant. Si c’est de cette souplesse dont ils veulent, qu’ils le disent et l’assument ! Mais c’est un très mauvais coup porté aux valeurs que défendent les services publics ».
Le Télégramme - Brest - 29 décembre 2010