blog du Npa 29, Finistère
24 août 2012 à 08h37 -
«La décision de justice est suffisamment claire: vous devez quitter les lieux sur le champ».
Hier, peu après 17h, un huissier, talonné par un représentant de la municipalité et des forces de police, a présenté une ordonnance d'expulsion à l'encontre de la
quinzaine de sans-papiers installés dans la mairie de Brest depuis le 10 août, faute d'hébergement.
La réponse de ces derniers a été tout aussi spontanée: ils ont sorti l'intégralité de leurs affaires, et se sont installés devant les portes de l'hôtel de ville. En
fin de soirée, ils ont finalement décidé de se rendre dans les locaux de l'ancienne école maternelle Levot (Sanquer), fermée depuis deux ans.
«On ne sait plus quoi faire», soupire Bernard, du collectif Casss-papiers, venu en renfort. «Concernant la question d'un hébergement provisoire, on ne peut discuter
avec personne. Ni avec Coallia (ex-Aftam), ni avec les élus... ». Chaque soir depuis le 10 août, ces ressortissants albanais, tchétchènes, serbes, kosovars, somaliens et arméniens occupaient les
locaux de la mairie. En début de semaine, ils étaient encore 32 à dormir sur leurs matelas, entre les bureaux.
«Leur situation reste la même»
Depuis mardi soir, plusieurs groupes familiaux tchétchènes et albanais ont été pris en charge par Coallia (ex-Aftam). Mercredi soir, ils étaient 16 à passer la nuit
au sein de l'hôtel de ville. Depuis hier, ils sont expulsés. «Qu'ils se trouvent à l'intérieur des locaux ou ailleurs, leur situation reste la même, soulignait, hier, Martin Jaeger, secrétaire
général de la préfecture de Quimper, en précisant: tous les dossiers ont été examinés et certains ont pu être pris en charge. D'autres ne peuvent tout simplement pas être pris en charge dans le
Finistère».
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