blog du Npa 29, Finistère
4 février 2012
Plusieurs centaines de personnes - plus d'un millier selon les organisateurs, 700 selon la police - ont manifesté ce samedi à Brest pour "défendre l'industrie de la réparation navale et l'emploi".
Les manifestants avaient répondu à l'appel des syndicats (CGT, CGC) de la Sobrena, le chantier de réparation navale de Brest en redressement judiciaire depuis le 13 décembre. Avant de défiler, ils se sont rassemblés devant la mairie autour de l'Espoir 2, une étrave de navire fabriquée par les salariés du chantier.
"La disparition du chantier de Brest signifierait la fin de la réparation navale civile en France", a indiqué
lors d'une prise de parole Olivier le Pichon, secrétaire de l'union locale CGT. "Nous avons interpellé l'Etat et sa responsabilité est pleinement engagée", a-t-il ajouté. La date limite de
dépôt des offres de reprise a été fixée à lundi. Selon les syndicats, quatre industriels français et européens ont manifesté leur intérêt pour ce dossier.
Le chantier de la Sobrena emploie environ 200 salariés mais la réparation navale concerne environ un millier
d'emplois à Brest, premier port français de la spécialité. En novembre, le PDG du groupe, François Meunier, avait envisagé un dépôt de bilan
en raison d'un carnet de commandes vide. Lors d'une table ronde organisée avec les acteurs économiques et les élus, l'Etat s'était engagé à trouver une solution pérenne au maintien de la
réparation navale à Brest.