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blog du Npa 29, Finistère

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Canada : « Idle no more » et le jeûne de la chef d’Attawapiskat : une invitation d’alliance des peuples opprimés et du prolétariat

Mouvement Idle No More
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Le mouvement Idle No More s'en prend aux modifications apportées récemment à la loi sur les Indiens et à la Loi sur la protection des eaux navigables. Dans le premier cas, les changements modifient le mode de consultation des communautés lorsque des terres de réserves sont vendues ou louées. Dans le deuxième, la protection ne s'applique plus qu'à 97 lacs et à 62 rivières, alors qu'il y en a des dizaines de milliers au pays.
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BONHOMME Marc 26 décembre 2012

Les Premières Nations se mobilisent grâce au mouvement Idle No More.
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Il ne faut pas sous-estimer l’importance politique du jeûne de la chef autochtone d’Attawispiskat qui s’inscrit dans le mouvement « Idle no more ».

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Il n’attire pas l’attention des grands médias anglo-canadiens pour rien. L’article d’opinion du Toronto Star disponible en traduction française sur ESSF [1] en explique l’importance d’un point de vue « canadien ». Le commentaire de Noami Klein dans le Globe and Mail, journal « par excellence » de la bourgeoisie canadienne, lui aussi traduit pour ESSF [2], met à nue la portée réactionnaire de la crudité rentière de l’insertion de la bourgeoisie canadienne dans la globalisation néolibérale.


Du point de vue du peuple québécois, la pertinence politique en est décuplée puisque qu’il s’agit aussi on ne peut plus clairement d’une question d’oppression nationale ce qui en démultiplie les enjeux de justice sociale et écologiques.

 

Il appartient aux grandes organisations politiques et sociales du Québec, qui se réclament de la gauche, du féminisme et de l’indépendance nationale, de s’emparer de toute urgence de la lutte immensément courageuse de cette femme autochtone. Il faut saisir la balle au bond.


En appuyant publiquement le mouvement « Idle no more » et en appelant à des mobilisations, la gauche indépendantiste, dont Québec solidaire est l’expression politique, serait en mesure de rallier les peuples autochtones et inuit, et le peuple de gauche canadien, à appuyer ou à sympathiser à la lutte pour l’indépendance du Québec.

 

Car la question nationale québécoise, comme l’a démontré le référendum de 1995 et l’hystérie en réaction à la récente victoire électorale du PQ, reste le maillon faible et la grande peur de cette bourgeoisie canadienne et de son État. Or leur projet économique est un « Canada R3 » (rentier, réactionnaire et répressif) qui exige de s’emparer des terres aborigènes où se trouvent sables bitumineux, mines de toute sorte et rivières à harnacher.


Il y a un rendez-vous historique entre les intérêts aborigènes, ceux du peuple québécois et ceux du prolétariat de l’État canadien pour le plein emploi écologique et non le pillage polluant et peu intensif en force de travail des ressources naturelles.


Il faut cependant que la lutte pour l’indépendance apparaisse pour ce qu’elle est, une lutte pour se libérer tant de la mainmise du gouvernement fédéral contre notre droit à l’indépendance et contre nos droits linguistiques que de celle des banques et des transnationales, plus fédéralistes les unes que les autres, contre la justice sociale et écologique.

  

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BONHOMME Marc  26 décembre 2012 www.marcbonhomme.com ; bonmarc@videotron.ca
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Notes:
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