blog du Npa 29, Finistère
Ce lundi après-midi, la cour d’appel de Rennes a condamné trois des six manifestants interpellés le 7 juin 2008 suite à leur opposition à la fermeture de l’hôpital de Carhaix, (Finistère).
En première instance, tous avaient été relaxés par le tribunal de Quimper le 12 mars 2009. Le parquet avait alors fait appel. La cour d’appel de Rennes n’a finalement pas prononcé d’amende mais a retenu la culpabilité de trois des six prévenus. Elle s’est basée sur les déclarations de l’adjudant qui avait « ciblé » les manifestants, qui, sur le pont Sainte-Catherine, à Quimper, avaient jeté des projectiles sur les CRS.
Pour violences et pour port prohibé d’arme, deux des manifestants carhaisiens ont été condamnés à deux mois de prison avec sursis. Un troisième, coupable des seules violences, a lui, écopé de quinze jours avec sursis. Les trois autres prévenus ont en revanche été relaxés.
La cour d'appel de Rennes a pris une décision plus nuancée. Elle n'a pas prononcé d'amende mais a retenu la culpabilité de trois prévenus. Elle s'est basée sur les déclarations de l'adjudant qui avait « ciblé » les manifestants, qui, sur le pont Sainte-Catherine à Quimper, avaient jeté des projectiles sur les CRS. Ces trois hommes étaient en possession de pétards, de lunettes de piscine ou de masques pour se protéger des gaz lacrymogènes. Mais surtout, ils tenaient en main des pierres ou des boulons en métal, et, pour deux d'entre eux un lance-pierres.
Pour les violences mais aussi pour port prohibé d'arme ils ont été condamnés à deux mois de prison avec sursis, le troisième, coupable des seules violences, à quinze jours avec sursis. « Les boulons servaient manifestement de munitions » a précisé la cour d'appel.
Elle a, en revanche, confirmé la relaxe des trois autres prévenus. Au moment de leur arrestation ils portaient bâton ou manche de pioche seulement « pour se défendre contre une éventuelle charge des CRS » avaient-ils déclaré.