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blog du Npa 29, Finistère

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Clôture de la Marche de la Liberté pour Gaza

par Claude Léostic, Afps


Après une semaine de démarches et demandes infructueuses auprès des autorités égyptiennes pour que la Marche puisse aller à Gaza, les dernières actions des Marcheurs ont eu lieu le 1er janvier au Caire. Des initiatives menées tous les jours aux cris de « Free Gaza » ont affirmé la détermination des Marcheurs à demander la levée du siège et la fin de l’impunité des criminels de guerre israéliens.

Manifestation auprès du Nil, rassemblement en soutien à la grève de la faim menée en solidarité avec Gaza, veillées aux bougies, rassemblements en solidarité avec les journalistes et juristes égyptiens qui soutiennent Gaza et d’autres initiatives encore, les Marcheurs se sont retrouvés par centaines chaque jour. Les associations de la coordination européenne (ECCP) ont réussi à quitter le Caire à bord de 5 bus avant d’être bloqués à 8O km sur la route vers Gaza.


Dans une unique ouverture qui a permis finalement aux autorités égyptiennes de se dédouaner à bon compte, sur pression de l’ambassade des Etats-Unis, quelque 80 personnes, principalement américaines, ont été autorisées à se rendre à Gaza dans une démarche humanitaire qui n’était absolument pas l’objectif de la Marche. Ils ont néanmoins pu se joindre aux Palestiniens qui ont manifesté à Gaza le 31 décembre.


Côté israélien quelque 2000 manifestants, pacifistes israéliens, Palestiniens d’Israël et Internationaux ont aussi marché jusqu’au point de passage d’Erez pour exiger la levée du blocus et de l’occupation.


Pour les Marcheurs coincés au Caire, parallèlement aux actions organisées par le Comité de pilotage de la Marche ou des délégations spécifiques, les réunions et démarches se sont aussi succédé, entre nous et auprès de diverses instances, dont nos ambassades et l’Union européenne, et les représentants de l’Autorité palestinienne, pour ce qui est de délégations européennes.


Nous avons demandé de façon réitérée que nos représentants en Egypte appuient de tout leur poids notre demande d’aller à Gaza auprès des autorités égyptiennes, qu’ils obtiennent pour les 1400 marcheurs qui avaient pour seul objectif de marcher à Gaza dont la seule porte d’entrée était l’Egypte, le droit –universel – de se déplacer et de se réunir. Et à tout le moins que les délégations européennes puissent aussi se rendre à Gaza, dans une démarche en accord avec les principes de la Marche. Les réponses dilatoires se sont succédé jusqu’au premier janvier.


C’est donc par trois actions séparées mais animées par une volonté commune que la Marche s’est clôturée hier : rassemblement de quelques centaines de personnes devant l’ambassade d’Israël, présence de quelques dizaines d’Européens devant les locaux de l’Union européenne en appui à la délégation qui y présentait nos requêtes (d’appui soutenu et d’action) et nos reproches (que les promesses diverses n’aient été que verbales) et enfin, à 18h, rassemblement à l’initiative des organisateurs de la Marche.


Sur une place près du musée du Caire, des centaines de Marcheurs ont fait état de leurs perceptions de cette initiative qui a su rassembler des personnes de 42 pays, de culture politique et pratiques militantes différentes.


Les Marcheurs ont exprimé, bien au-delà de leur frustration de s’être vu interdire d’aller à Gaza, leur détermination renforcée à faire primer le droit des peuples. Toutes nations, couleurs et cultures confondues, nous avons dit qu’ensemble nous allions continuer ce que cette Marche a entamé, un engagement citoyen international pour la justice qui renforcera nos actions et campagnes politiques dans nos pays respectifs.


Cette Marche avortée reste un succès car elle a permis, dans un grand élan collectif de solidarité internationale, de faire savoir au monde l’injustice coloniale qui veut faire plier Gaza et qu’elle témoigne de la détermination des citoyens du monde à faire prévaloir le droit sur la force brutale de l’occupation.


http://www.france-palestine.org/


Le Caire, Erez : manifestations contre le siège de Gaza
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«Leur principale exigence est qu’Israël mette fin au siège de Gaza et cesse d’étouffer les Gazaouis qui vivent sous ce blocus. Ils demandent également à la communauté internationale d’intervenir.

Des militants de Gaza et de l’étranger ont organisé des manifestations de chaque côté d’un passage frontalier israélien avec le territoire palestinien, protestant contre le siège maintenu par Israël.


Des centaines de manifestants se sont rassemblées autour du passage d’Erez ce jeudi, pour dénoncer le blocus qui provoque d’immenses souffrance à ceux qui vivent dans Gaza.


Nisreen el-Shamayleh, correspondante d’Al Jazeera, se trouvait du côté israélien du passage; elle estime à environ 600 le nombre de manifestants présents, dont beaucoup venaient des quartiers à majorité arabe de Jérusalem-Est.


«Ils représentent les Palestiniens d’Israël et d’autres organisations de la société civile arabe en Israël, il y avait aussi le soutien de quelques groupes israéliens,» indique-t-elle.


«Leur principale exigence est qu’Israël mette fin au siège de Gaza et cesse d’étouffer les Gazaouis qui vivent sous ce blocus. Ils demandent également à la communauté internationale d’intervenir.»


La bande de Gaza est sous blocus israélien depuis 2007, à la prise de pouvoir du Hamas sur le territoire.


Le passage d’Erez est la principale porte d’entrée et de sortie pour Gaza, utilisée par les malades, la presse, les diplomates et les organisations humanitaires.


Soutien international


Du côté Gaza de la frontière, la manifestation a été plus lenteàdémarrer, mais les manifestants ont été rejoints par 86 militants de la Marche pour la liberté de Gaza et par un autre groupe international qui est entré avec de la nourriture et du ravitaillement.


La plupart des 1 300 membres de la Marche pour la liberté de Gaza se sont vu refuser l’entrée de Gaza par l’Egypte qui contrôle le passage frontalier de Rafah, au motif que les autorités égyptiennes considèrent la situation comme «sensible» dans le territoire.


Beaucoup de ceux qui sont restés en Egypte ont organisé des manifestations séparées au Caire.

Ali Abunimah, co-fondateur de The Electronic Intifada, qui manifestait au Caire, a déclaré à Al Jazeera que le groupe avait été encerclé par la police.


« J’ai parlé avec certaines personnes qui avaient été bousculées ou avaient reçu des coups de pied par la police et quelques personnes (avaient) été dessaisies de leurs appareils photos ou caméras,» dit-il.

«Je dirais qu’il y a environ 200 personnes ici. Nous avions prévu un peu plus, mais en début de journée, la police a barricadé certains des hôtels où nous étions descendus... Je ne peux vous dire combien de personnes ont été empêchées de nous rejoindre.»


Une caravane humanitaire séparée a également essayé d’arriver à Gaza par le port d’Aqaba, en Jordanie, sur la mer Rouge. Les camions de cette caravane, Viva Palestina, ont commencé à remonter de la Jordanie et à rentrer en Syrie, jeudi.


Les évènements autour de Gaza coïncident avec le premier anniversaire de la guerre dévastatrice de 2 jours d’Israël contre Gaza, guerre qui a coûté notamment la vie à 1 300 Palestiniens. 13 Israéliens ont aussi été tués (4 civils et 9 soldats, dont 4 par des tirs israéliens - ndt) dans le conflit.


1er janvier 2010 - Al Jazeera - traduction: Info-Palestine.net

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