blog du Npa 29, Finistère
9 février 2012 à 11h13 -
«Nukleel Er Maez»? «Dehors le nucléaire» en breton. C'est derrière ce leitmotiv qu'un collectif de citoyens et d'associations
se prépare, le 11mars, au Faou, à commémorer le premier anniversaire de la catastrophe de Fukushima.
«À Hiroshima, des enfants continuent de naître avec des malformations. À Tchernobyl et Fukushima, il en est de même», constate Hervé Cadiou, de l'Université
européenne de la paix. Pour dire non au nucléaire civil et militaire, «qui, tous deux génèrent des déchets que nous léguons aux générations futures», il appelle à se rassembler le 11mars
prochain, au Faou. Le lieu est symbolique, peu ou prou à équidistance de Brennilis et de l'Ile Longue. «N'attendons pas une nouvelle catastrophe pour agir», proclame le collectif qui espère qu'il
ne faudra pas un autre Fukushima «pour ouvrir les yeux. Quand de telles catastrophes ont lieu, elles ont un caractère non-maîtrisable».
Une chaîne humaine envisagée
Alors que le gouvernement japonais estime qu'il faudra 40 ans pour démanteler la centrale, le collectif note toutefois que le pays du Soleil levant entame
parallèlement sa sortie du nucléaire et rappelle que l'autorité de sûreté nucléaire dénombre une centaine d'anomalies dans les centrales françaises. «On ne devrait pas s'obstiner à faire oublier
la catastrophe de Fukushima et à faire croire que ça ne peut pas avoir lieu», fustige Roger Abiven, de l'association AE2D. Le programme de la journée du 11mars est en cours de construction, mais
une chaîne humaine est déjà envisagée, ainsi que des tables rondes, des débats, des animations musicales. Le collectif réfléchit à la façon d'interpeller les collectivités
territoriales.