blog du Npa 29, Finistère
5 mars 2010
Pas d'augmentation des salaires qui pourtant frôlent le Smic, des conditions de travail difficiles... Les salariés du groupe Doux «saturent». La CFDT leur suggère, entre autres, de baisser les cadences.
Les représentants du personnel CFDT du groupe Doux se sont réunis, hier, à Lorient. Il y avait autour de la table des délégués de La Vraie-Croix, de Chantonnay (85), de Pleucadeuc, Sérent, Père Dodu (Quimper), et de Châteaulin (29).
«Les négociations annuelles de début d'année n'ont duré qu'une journée. Autant dire qu'il n'y a pas eu de négociations. D'ailleurs, la direction a annoncé qu'il n'y aurait pas d'augmentation cette année. On nous a laissé entendre que c'était impossible puisque 1.500 personnes dans le groupe ont engagé une action judiciaire concernant le temps de pause et que Doux allait être obligé de débourser de fortes sommes», explique laCFDT.
«Ce n'est pourtant pas normal de mélanger pouvoir d'achat et acquis sociaux. En plus, ça pénalise 3.500 salariés dont 80% sont au Smic. Parce que le Smic nous a
rattrapés depuis un moment. Avec plus de 30 ans de maison, chez nous on gagne encore le Smic! Sans compter que la participation en 2009 a été de 80 centimes d'euros...».
Des actions en vue
Les délégués CFDT sont remontés: «La direction du groupe avait annoncé davantage de dialogue social. On voit ce que ça donne dans les faits». S'oriente-t-on vers une grève de protestation?
«Aujourd'hui, ça semble très difficile. Tout le monde a peur de perdre son emploi. Chacun a des difficultés financières. On ne va pas emmener les gens au casse-pipe avec huit jours de
grève.
En même temps, on a perdu confiance dans cette direction qui continue à engranger des pertes quand nos concurrents font des bénéfices sur des marchés similaires. Depuis 1990, on a fermé 17 sites et on n'est pas plus compétitifs pour autant. Nous préparons donc des actions au niveau du siège du groupe. Il y aura des débrayages sur les sites qui sont amenés à travailler le samedi. Et nous invitons les salariés à ne pas trop s'investir dans leur travail et à gérer leur santé».