blog du Npa 29, Finistère
À Quimper, l'activité saucisse de Père Dodu a cessé de fonctionner depuis cinq jours maintenant. « On travaille au jour le jour. C'est invivable pour les salariés », alerte Jean-Luc Guillart (CFDT). D'autant plus invivable que « des commissaires priseurs se sont rendus sur tous les sites de Père Dodu pour faire l'inventaire des actifs de Charles Doux ces dernières semaines. »
La filière avicole menacée
« Du fait du dépôt de bilan et de l'absence de perspectives financières à terme, les éleveurs exigent désormais d'être rémunérés dès l'arrivée des poussins, comme les fournisseurs exigent d'être réglés à la livraison. Si des garanties rapides ne sont pas trouvées, les poussins prévus pour les éleveurs seront détruits et auront comme conséquence la fin de l'approvisionnement des chaînes d'abattages plongeant à nouveau le groupe dans de nouvelles difficultés », pointe encore la CGT, pour illustrer l'effet « domino » pour toute la filière avicole.
Bien au-delà des 3 400 salariés du groupe Doux. Pour Nadine Hourmant (FO), rien de moins qu'une « mort à petit feu, car nous n'avons plus de quoi travailler ».
Samedi, 15 h, manifestation de soutien aux salariés du groupe Doux et à la filière avicole en Bretagne, place de la Résistance à Châteaulin.
La position du NPA:
expropriation des boites qui font licencient!