blog du Npa 29, Finistère
9 août 2012 à 07h30
Les 1.704 salariés du pôle frais du groupe Doux, placé en liquidation, devraient être fixés sur leur sort vendredi. Selon certaines sources, il semblerait que les discussions avancent. Les abattoirs de Laval, Blancafort et Sérent intéresseraient notamment le groupe Duc.
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Vannes.
250 personnes manifestent pour l'abattoir Doux de Sérent
Portrait :
Nadine Hourmant, une femme au combat
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"Ca discute, ça bouge (..) on peut espérer que les discussions débouchent sur du concret", explique ce mercredi une source proche du dossier, qui cite un intérêt
pour l'abattoir de poulets de Laval (303 emplois) de la part du groupe LDC, tout comme les abattoirs de Blancafort (Cher, 244 emplois) et Serent (Morbihan, 175 emplois) intéresseraient le groupe
Duc. Les discussions entre les différents partenaires se déroulent dans la plus grande discrétion.
1.704 emplois sur la sellette
Le tribunal a mis en liquidation judiciaire le 1er août dernier le secteur "frais" (abattage, découpe
et conditionnement de la volaille vendue en rayons frais), "historiquement déficitaire" du volailler finistérien mettant sur la sellette 1.704 emplois.
Les juges ont accordé un délai, jusqu'au 10 août, pour de nouvelles offres de reprise. Si aucun repreneur ne se manifeste et sauf rebondissement, le tribunal a fixé
au 10 septembre la fin de la période d'activité.
Pour les autres activités de Doux (export et produits élaborés), le tribunal a prolongé la période d'observation jusqu'au 30
novembre.
La CGT veut faire appel
La CGT a fait savoir qu'elle avait "décidé de travailler à interjeter appel de la décision", mais cet
appel, qui doit être formulé avant le 13 août, n'est pas suspensif.
Réunion de Duc et Sofiprotéol ce mercredi
Un comité central d'entreprise (CCE) doit se réunir au siège de Doux à Chateaulin le 21 août, selon la CFDT, syndicat majoritaire. "Si Duc veut faire une offre tout seul, il devra trouver un autre soutien financier que celui de Sofiprotéol", selon cette source proche du dossier, le groupe Duc ayant fait partie du consortium de plusieurs entreprises (Duc, LDC, Terrena, Tilly-Sabco et Triskalia) qui a présenté une offre de
reprise globale de Doux rejetée par le tribunal en raison de son caractère indivisible. Les différents acteurs du consortium devaient se réunir ce mercredi matin,
selon une autre source.
Le ministre en état d'alerte
Des "échanges de travail" au plus haut niveau ont eu lieu ces jours derniers entre les différents protagonistes. Le ministre de l'Agriculture
Stéphane Le Foll et le ministre délégué à l'Agroalimentaire Guillaume Garot soulignent notamment que "le dialogue se poursuit sous l'égide du gouvernement" qui "prendra toute initiative utile
afin de contribuer à sauver le plus d'emplois possible".
Doux/Beulin face à face
La décision de justice a révélé un antagonisme profond entre les deux protagonistes au caractère bien
trempé, le patriarche fondateur du groupe Charles Doux, 75 ans, et le leader de la FNSEA Xavier Beulin, 53 ans, également président de Sofiprotéol,
l'établissement financier de la filière huiles et protéines végétales. Le premier a reproché publiquement au second un "mélange des genres" dû à sa double casquette. "Les opérateurs entre eux ne
se parlent pas ou par l'intermédiaire d'articles de presse", regrettait-on du côté des pouvoirs publics justifiant ainsi une "médiation de combat".
La CFDT du groupe a appelé mardi dans une lettre ouverte Charles Doux et Xavier Beulin, à dépasser
leurs "oppositions formelles" afin de "sauvegarder la plus grande partie de l'outil industriel et commercial du groupe Doux".
Opération escargot ce matin à Vannes
De leur côté, les salariés de Doux expriment impatience et désarroi tels ceux des abattoirs morbihannais de
Pleucadeuc et de Sérent qui ont organisé ce mercredi matin une opération escargot jusqu'à la préfecture de Vannes.