blog du Npa 29, Finistère
Par NPA QUIMPER
jeudi 11 octobre 2012
Mercredi dernier, sur le campus de l'université de Denver dans le Colorado, a eu lieu le premier débat entre les deux candidats à la Maison blanche, débat suivi par près de 70 millions d’Américains.
Le milliardaire républicain et mormon, Mitt Romney, est donné gagnant, aux points, de ce premier round face à un Obama qui a joué le match en dedans, comme désarmé face à son propre bilan et deux ans de cohabitation avec les républicains majoritaires au Congrès depuis 2010…
« Le président a une vision très similaire à celle qu'il avait quand il s'est présenté il y a quatre ans, celle d'un gouvernement plus important, avec plus de dépenses, plus d'impôts, plus de régulations. […]Continuer avec le statu quo ne fait pas l’affaire des Américains aujourd’hui », a attaqué le très réactionnaire Romney posant à l'homme du changement pour flatter le mécontentement suscité par le bilan d'Obama et vendre sa camelote ultra-libérale.
Sans conviction, conciliateur, Obama a défendu un bilan impopulaire sans autre perspective à proposer que sa volonté de continuer le job.
Difficile d'être offensif, de porter « l'espoir et le changement » comme en 2008 alors que le chômage n'a cessé d'augmenter depuis – plus de 27 millions d'Américains n'ont pas d'emploi –, que le pouvoir d'achat recule, que les inégalités s'aggravent et que l'économie stagne.
Ce qui devait être la grande réforme d'Obama, l'assurance maladie, laisse 20 millions de personnes sans aucune protection alors que des millions d'autres doivent acheter des contrats d'assurance auprès des grandes compagnies auxquelles Obama a laissé le monopole du marché. La dette américaine a augmenté de 6 000 milliards de dollars durant son mandat pour alimenter une politique de relance qui n'a profité qu'aux banques, au patronat et aux plus riches.
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