blog du Npa 29, Finistère
L’autonomiste breton et journaliste Jean-Charles Grall, dit « Charlie », est jugé jusqu’à vendredi, à Paris, pour « association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un acte de terrorisme ». En première instance, en 2005, il avait été condamné à six ans de prison.
8,7 tonnes d’explosifs volés
Le 23 septembre 1999, Jean-Charles Grall, dit « Charlie », rencontre Asier Oyarzabal, membre de la direction de l’ETA. Le journaliste et autonomiste breton assure que cette rencontre a pour but d'obtenir une interview exclusive d’un membre de la direction du groupe indépendantiste basque.
Cinq jours après ce rendez-vous, des hommes armés volent 8,7 tonnes d’explosifs à Plévin, dans les Côtes-d’Armor, tout près de Carhaix (Finistère). Les enquêteurs soupçonnent Charlie Grall d’avoir aidé à la préparation de cette opération commando, qui a valu 20 ans de réclusion criminelle à Asier Oyarzabal, chef présumé de l’opération.
Condamné en première instance, il réclame l’acquittement
En 2005, six ans après le vol des explosifs, Charlie Grall avait été jugé devant la Cour d’assises spéciale en charge des affaires liées au terrorisme, à Paris. Condamné à six ans de prison pour association de malfaiteurs, il avait fait appel.
Le nouveau procès a débuté lundi et doit s’achever vendredi, soit sept ans après le premier procès. « C’est aberrant et incompréhensible », peste Me Henri Leclerc, avocat de l’accusé, qui comparaît libre.
Depuis le début, Charlie Grall clame son innocence. « Ce dossier ne tient pas debout, il n’y a rien dedans », proteste Me Henri Leclerc qui demande à ce que son client soit acquitté.
Rosemary BERTHOLOM.