blog du Npa 29, Finistère
Qu’en est-il de la « Révolution Gordillo » ?
Santiago Lupe [1]
Début août, de façon à protester contre la crise, la corruption et la dégradation des conditions de vie dans l’Etat espagnol et plus particulièrement dans le Sud de l’Etat espagnol, des militant-e-s du Syndicat Andalou des Travailleurs (SAT) ont pris d’assaut deux supermarchés Carrefour et Mercadona à Arcos de la Frontera, dans la province de Cadix, et à Ecija, dans la région de Séville.
Immédiatement les projecteurs se sont tournés vers Marinaleda, petite commune d’Andalousie dont le maire, Juan Manuel Sánchez Gordillo, est à l’origine de ces deux « expropriations ».
A la tête de la commune depuis 1979 et élu au Parlement andalou sur la liste de Izquierda Unida (IU) depuis 2008, Certains médias n’ont pas hésité à parler de « Révolution Gordillo » pour décrire les deux expropriations.
Mais qu’en est-il, réellement, de cette « Révolution », de la stratégie politique défendue par le CUT (Colectivo Unidad de los Trabajadores) auquel est lié le SAT, mais aussi de « l’utopie anti-crise d’Andalousie » que serait la petite commune « autogérée » de Marinaleda ? [2]
Commentaire: Ce texte, pour information, provient d'une minorité du NPA, qui lui dans son ensemble n'a pas de position sur la situation en
Andalousie.