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blog du Npa 29, Finistère

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Fermeture de Clis. L'Adapei dénonce cette décision (Le Télégramme)

 

16 avril 2010


Hier, l'antenne brestoise de l'Adapei a dénoncé la décision de fermer trois Clis dans le Finistère. Des mamans ont témoigné de la nécessité pour les enfants de ces classes spécialisées.


«Nous dénonçons la décision de l'Inspection d'académie de fermer trois Classes d'inclusion scolaire (Clis) dans le Finistère (Kroas- Saliou à Plouzané, Paul-Langevin à Brest et Kerjestin à Quimper».

 

Daniel Meunier, membre de l'Association des parents et amis des personnes handicapées mentales (Adapei), est remonté: «Après enquête, nous nous sommes aperçus que ces classes seraient pleines à la rentrée prochaine. Ça pose un problème d'accès au droit à la scolarisation. Nous voulons faire jouer toutes les voix de recours qui sont à notre disposition pour faire changer cette décision. Nous avons besoin d'un avocat par Clis.

 

Dans le Finistère, il y en a dix. Nous lançons un appel à des personnes qui voudraient nous aider». Pour Daniel Meunier et Marie Le Bihan, membres de l'Adapei, l'analyse de l'Inspection d'académie serait contestable. «On nous annonce une fermeture sous trois ans qui serait indolore. Ça fera 120 places en moins, or il ya actuellement une liste d'attente de 118 enfants dans les IME. Les Clis sont un besoin pour les enfants qui souffrent de troubles cognitifs. Ils n'arrivent pas à entrer dans les apprentissages au même rythme que les autres».

Des mamans témoignent


Aux côtés de Marie et Daniel, Cécile Jégou et Cathy Balcon, deux mamans, témoignent, abondant le propos. «À 11 ans, Hervé, mon fils, diagnostiqué autiste, a, pour la première fois cette année, intégré une Clis, à Kerhallet. Il est encadré par une enseignante spécialisée et une infirmière. C'est, pour nous parents, un changement radical. L'an dernier, il était déscolarisé. En déprime. Il a même fait une tentative de suicide. En classe, il n'était pas dérangeant ? son handicap n'est pas forcément visible? mais il n'apprenait rien. Aujourd'hui, c'est le jour et la nuit, assure Cécile. Je n'ai plus à la maison une bombe à retardement. Il s'estposé, ne se sent plus isolé avec d'autres élèves comme lui. Son esprit s'ouvre. Il s'investit dans la lecture. Il est prêt à aller au collège mais dans une classe protégée...».

«Nous voulions une école ordinaire»

Eliaz, le fils de Cathy, âgé lui de 10 ans, souffre de trisomie 21. «Il y a un an, il était scolarisé en CP à Plouguerneau, avec le soutien d'une AVS. Ça n'a pas fonctionné. Eliaz a été déstabilisé. Il a fini sous les meubles de la classe. On nous a suggéré de le mettre dans une Clis. In extremis, nous avons trouvé une place à Ploudalmézeau et là, c'est le bonheur. Il est même accueilli dans d'autres classes, en art plastique, en breton. Il a été accepté... Aujourd'hui, il écrit, il lit. Il se met même aux mathématiques. S'il le pouvait, Eliaz irait même à l'école le dimanche. Et pourtant, nous avions tellement envie, pour lui, d'une école ordinaire...».

Une réunion est programmée à l'antenne de l'Adapei (8,rue Brizeux), le mardi 27 avril, à destination des parents et des sympathisants des Clis.

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