blog du Npa 29, Finistère
« Il est important d'attirer l'attention sur les différentes réformes en cours au niveau de l'Éducation nationale,qui se traduiront par une baisse du nombre d'enseignants. Dans le Finistère, nous perdons 16 postes à la prochaine rentrée. » explique Loïc Ballouet, Sgen-Bretagne,
Un souci partagé par sa collègue du privé, Annie Collic, déléguée CFDT. « Au niveau de notre réseau, on parle de 25 fermetures de classe. C'est préoccupant », confie la syndicaliste, professeur des écoles à Loperhet.
Diminution des effectifs, réforme du recrutement et de la formation des enseignants et des personnels éducatifs, levée de la carte scolaire « avec le risque de renforcement des ghettos », les thèmes ne manquaient pas aux manifestants.
« Il va y avoir de la casse dans les lycées professionnels, prédit Jean-Marc Deforge qui affronte la bise en bonnet et parka. Ce chargé de coordination Sgen pour les filières professionnelles et techniques est soucieux. On travaille avec 10 % de contractuels. Des gens qui sont là pour cinq ans. Cela favorise la précarité. »
(Note du Blog: Il y avait aussi FSU et SUD-Solidaires , non?)
700 personnes à Quimper
Près de 700 personnes ont défilé hier à Quimper pour défendre la fonction publique à l'appel de la CGT, de Solidaires et de la FSU. Petite mobilisation pour cette première manifestation de l'année.
Dans les rangs, des personnels des hôpitaux, de l'Éducation nationale, des agents territoriaux... « On aurait carrément dû être plus nombreux, a déclaré Guy Barré, du Snuipp, lors de la prise de parole. Le gouvernement continue de s'attaquer frontalement aux services publics. Plus de 100 000 emplois ont été supprimés depuis 2007. »
Dans le cortège, il y avait également de nombreux fonctionnaires de l'Éducation nationale. Le taux de participation à la grève dans le Finistère, selon les syndicats est de 20 à 30 % des enseignants pour le premier et le second degré.
Autre préoccupation des manifestants ce jeudi : les effets de la révision générale des politiques publiques (RGPP) de la loi de finance 2009-2011. Ainsi, une quinzaine d'agents de la protection judiciaire de la jeunesse du Finistère-Sud étaient présents. « On assiste à des coupes franches au sein des structures d'hébergement, affirme Roger Cam, du SNPES-PJJ-FSU. Le social n'a plus sa place. Pour les mineurs en difficulté et leurs familles, c'est la remise en cause d'un accompagnement éducatif de proximité. »
Le cortège a quitté la place de la Résistance vers 11 h. Il a ensuite longé les quais. La manifestation s'est terminée vers midi.
300 manifestants à Morlaix
Les organisateurs se disaient « plutôt satisfaits de la mobilisation pour la défense de la fonction publique ». Quelque 300 personnes se sont réunies devant la sous-préfecture de Morlaix et ont ensuite formé un cortège (imprévu) pour défiler dans le centre-ville après la prise de parole commune de la CGT et de la FSU.
A Landerneau
La ville a mis en place un service minimum d'accueil dans deux écoles maternelles. Vingt-sept écoliers étaient attendus. L'inspection annonçait 22,44 % de grévistes dans les trente-trois écoles de la circonscription de Landerneau (pays de Daoulas et Plougastel compris). Au collège de Mescoat, le service de cantine n'a pas été assuré.
Manque de remplaçants
Dans le cortège, il y avait beaucoup de fonctionnaires de l'Éducation nationale comme Solenn Le Goues, prof d'anglais au collège Max-Jacob et syndiquée à Sud. « Je suis dans la rue aujourd'hui parce que nos conditions de travail deviennent de plus en plus difficiles, témoigne-t-elle. Un exemple criant : le manque de remplaçants. Cette année, au collège, des élèves de 3e n'ont pas eu de cours de mathématiques pendant cinq ou six semaines, faute de personnel disponible. C'est inadmissible, surtout l'année du brevet. »
« Coupes franches »
Les dotations de postes pour la rentrée prochaine viennent d'être attribuées. « Dans le primaire, on perd 16 postes dans le Finistère dans le
premier degré, précise Guy Barré du Snuipp. Soi-disant pour des raisons démographiques. En fait, l'accueil des deux ans est complètement remis en cause. »
Autre préoccupation des manifestants : les effets de la révision générale des politiques publiques (RGPP) de la loi de finance 2009-2011. Ainsi, une
quinzaine d'agents de la protection judiciaire de la jeunesse du Finistère-Sud étaient présents. « On assiste à des coupes franches au sein des structures d'hébergement,
affirme Roger Cam, du SNPES-PJJ-FSU.
À Quimper, l'unité éducative d'activités de jour va fermer au 1er septembre. On est en train de détruire le réseau mis en place depuis des années. Le social n'a plus sa place. Pour les mineurs en difficulté et leurs familles, c'est la remise en cause d'un accompagnement éducatif de proximité. »
Le cortège a quitté la place de la Résistance vers 11 h. Il a ensuite longé les quais. La manifestation s'est terminée vers midi.