blog du Npa 29, Finistère
Ce n’est pas un grand claquement de porte mais un départ qui devrait interpeller Jean-Luc Mélenchon à quelques jours des «Remues-méninges» de son Parti de gauche (PG) vendredi à Grenoble. Claude Debons, ancien syndicaliste de la CFDT vient de quitter le PG, co-présidé par le candidat du Front de gauche à la présidentielle.
Membre fondateur du PG (en novembre 2008 après la sortie du PS de Mélenchon), Debons critique, dans une lettre datée du 27 juillet que Libération.fr (à lire ici) s’est procurée, l’évolution de sa formation. S’il assure que «beaucoup d’avancées ont été réalisées» depuis trois ans, notamment «la construction du Front de gauche» – une «avancée inestimable» – l’ex-cheminot critique durement l’évolution d’un PG qui «s’est éloigné du projet initial».
«Faute d’avoir su faire vivre un certain pluralisme des idées et des expériences», Debons regrette un PG à l’«orientation trop souvent "gauchiste"», «un centralisme inadapté à notre époque», «dans le registre de la protestation et du témoignage» et avec «des rapports au reste de la gauche dans un registre "néo-NPA" [qui empêche] de s’adresser efficacement aux électeurs de gauche qui votent socialiste.» Conséquence: «Les analyses et orientations actuelles ne permettent pas de sortir d’une posture propagandiste et de hisser le vote Front de Gauche à un niveau d’utilité et de crédibilité élevé.»
«Ces évolutions ont conduit nombre de militants avant moi, pourtant venus avec enthousiasme pour participer à cette aventure et ’’faire de la politique autrement’’, à partir», poursuit l’ancien de la CFDT. Précisant toutefois qu’il continuera de s’impliquer dans le Front de gauche – alliance du PG, du PCF et d’autres formations de la gauche radicale… Donc qu’il participera à la campagne de Jean-Luc Mélenchon…
«Je regrette ce départ mais ce n’est pas un drame», a réagit Eric Coquerel, secrétaire national du PG et ancien camarade de Debons lors des comités antilibéraux de 2007 auprès de Libération. «Je constate en même temps que Claude pense toujours que le Front de gauche est la seule solution, que sans le PG, il n’y aurait pas eu cette force, poursuit l’ancien chevènementiste. Nous avons réussi à créer une nouvelle force, Jean-Luc [Mélenchon] a bien dit lors de son discours de candidature place Stalingrad qu’il était ’’au cœur de la gauche’’… Je ne comprends pas ce qu’il faudrait faire de plus.»
En retrait depuis quelques mois, Claude Debons avait déjà quitté la direction du PG lors du congrès du Mans en novembre 2010. Il avait alors critiqué un positionnement politique trop radical de la part de Jean-Luc Mélenchon.
Commentaire:
Des commentaires de lecteurs de Libé sont tout simplement ignobles et déconsidèrent le courant politique qui les inspire: une certaine nostalgie pour "le bon vieux temps" où règnaient les idées de Georges Garchais, Jeannette Thorez-Vermersch voire Joseph Staline lui-même. En ces temps de "totalitarisme à la française", on tapait joyeusement sur les "traîtres", qui changeaient souvent, vu les contorsions de la nomenklatura.
C'est tout à l'honneur de la CFDT d'avoir rompu avec le cléricalisme de la CFTC. L'évolution par la suite de la CFDT vers le "social-libéralisme", l'extrême droite de la gauche, n'a rien à voir avec son origine "chrétienne". Il y a des socio-libéraux athées, non?
C'est du "si ce n'est toi, c'est donc ton frère"! Heureusement qu'un lecteur (Breizh Résisitant), rappelle les oppositions de gauche, qui ont donné SUD! Alors SUD aussi en est, "par alliance? Et "la main tendue" aux chrétiens?" C'était donc juste une tactique?
Imaginons un instant les ravages, si on appliquait le même résonnement aux gens d'origine musulmane ou juive: retourne donc avec tes co-religionnaires !
Calamiteux les lecteurs (PG?) de Libé!