blog du Npa 29, Finistère
1 novembre 2012 à 07h21 -
L'effondrement des immatriculations de voitures neuves sur le marché européen n'en finit pas de faire plier les constructeurs. Après PSA, puis Ford, c'est au tour de General Motors d'annoncer des suppressions de postes par milliers en Europe.
«Agir avant annoncer après»
«Nous préférons agir avant et annoncer après», a-t-il ajouté, pour expliquer cette annonce de réductions d'emplois déjà majoritairement effectives ou négociées.
Cette nouvelle annonce, pressentie par les analystes, intervient seulement quelques jours après une semaine noire pour l'industrie automobile européenne qui a vu la fermeture annoncée de trois usines de Ford qui viennent s'ajouter à celle prévue par PSA Peugeot
Citroën.
Après s'être restructuré aux Etats-Unis, le constructeur américain Ford s'attaque lui aussi à l'Europe: le site de Genk en Belgique et ses 4.300 salariés sera
sacrifié, plus deux autres en Grande-Bretagne. Il veut supprimer 13% des effectifs et 18% de sa capacité de production sur le Vieux Continent devenu un véritable gouffre financier. Auparavant
c'est le français PSA Peugeot Citroën qui a annoncé la fermeture d'Aulnay-sous-Bois (3.000 emplois), en 2014. Leur but est le même: réduire leurs capacités de production en Europe de l'Ouest où
les ventes de voitures ont plongé de 20% depuis 2007 et ne devraient pas se redresser avant 2015, voire 2018 selon les estimations.
À qui le tour?
D'autres fermetures pourraient suivre, estime un analyste. L'italien Fiat pourrait aussi se permettre de fermer une usine. Quid de Renault qui a vu son chiffre
d'affaires trimestriel plonger de 13%? Son cas est différent du fait de la présence de l'Etat au capital. «Ce n'est pas sûr qu'ils ferment une usine, avec l'Etat comme premier actionnaire mais
rien ne les empêche réduire progressivement les effectifs».