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blog du Npa 29, Finistère

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Grève générale en Espagne : tout un peuple contre un gouvernement

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Le 20 novembre 2011, le Parti populaire a remporté une majorité absolue aux élections générales après la défaite subie par le PSOE en raison de la mise en œuvre des politiques d'austérité et de démolition sociale imposées par la Troïka.


En un temps record de 3 mois, ce gouvernement a imposé non seulement des mesures plus agressives que celles imposées par le gouvernement Zapatero depuis 2009, mais a adopté une réforme du travail (02/10/2012) qui est une attaque sans précédent sur les droits individuels et collectifs du salariat, et ce depuis l'introduction de la démocratie dans l'État espagnol.


Le syndicalisme basque ( ELA, LAB, ESK, STEE-EILAS (éducation), EHNE (Conf. Paysanne) et HIRU (transports) a bien compris le défi et, dès le 17 février, a lancé un appel à une grève générale pour le 29 mars dans le Pays Basque.

Les confédérations CCOO et UGT n'ont pas lancé d'appel pour tout l'Etat espagnol jusqu'au 9 mars.

 

La raison en est que ces deux syndicats, depuis le début de la crise en 2009, sont plongés dans une politique de "dialogue social" et de collaboration avec le gouvernement et le patronat. En janvier 2011, après la grève générale contre la réforme du Code de Travail de Zapatero (sept 2009), ils ont signé avec les employeurs et le gouvernement une réforme des retraites semblable à celle imposée par Sarkozy en France. C'est une des principales raisons qui ont nourri le mouvement des indignés.


Et le 6 février dernier ( quatre jours avant les réformes décrétées par le gouvernement !), elles ont signé aussi avec le patronat un gel des salaires (limite d'augmentation des salaires de 0, 5%, quand l'inflation atteint de 2, 4%) et un développement de la flexibilité interne (fonctionnelle) dans les entreprises, une flexibilité des salaires (plus de salaire variable au détriment du fixe) et une flexibilité des heures de travail (augmenter le pourcentage de la journée du travail à la disposition de l'employeur).


Malgré cela, et après avoir essayé en vain de négocier la réforme du travail avec le gouvernement Rajoy, CCOO et UGT ont été contraintes de lancer un appel à la grève dans l'État espagnol à la même date que celle convoquée dans le Pays Basque.


Cette grève (et surtout les manifestations dans les capitales de l'État espagnol) a été une forte clameur contre le gouvernement du PP. Au  Pays Basque, la grève générale a été totale dans le privé. Dans le secteur public (transports, etc.), n'ont travaillé que le service minimum et les commerces (tavernes, bistrot, boutiques, grands magasins, centres commerciaux ...) ont presque entièrement fermé.


Le Pays Basque a vécu une situation inédite depuis l'historique grève de 1988 contre le PEJ (semblable au CPE) du gouvernement socialiste de F. Gonzalez. Le consensus social en faveur de la grève générale a été telle que les piquets d'extension de la grève ont à peine dû travailler.


La résonnance de la grève dans le reste de l'État espagnol n'a pas été aussi forte, mais elle a été un vrai succès. Comme ont été un succès dans tout l'État espagnol, les grandes manifestations (un vrai tsunami humain) qui se sont développées tout au long de la journée.


Cette grève montre non seulement la colère sociale accumulée, mais aussi que la capacité de mobilisation existe et pose la question de la poursuite de la mobilisation. Ce besoin a été pris en considération lors des conclusions des syndicats basques et des syndicats de gauche (minoritaires) de l'État espagnol mais CCOO et UGT (majoritaires) continuent à parler de "reprendre le dialogue social"...


La grève générale en 2009 avait des caractéristiques similaires et, malgré son succès, CCOO et UGT en signant l'accord sur les réforme des retraites, avaient contrecarré les espoirs ouverts par la mobilisation. Il n'est pas facile de savoir ce qu'elles vont faire dès maintenant..


Mais on peut dire que maintenant, il y a une nouvelle donnée dans la situation avec le mouvement des indignés pour lequel cette mobilisation est un nouveau souffle.

 

http://www.npa2009.org/content/gr%C3%A8ve-g%C3%A9n%C3%A9rale-en-espagne-tout-un-peuple-contre-tout-un-gouvernement

 

Commentaires:

 

En Espagne à part les confédérations UGT et CCOO, qui n'ont pas les mêmes rôles qu'ici: UGT ressemble à la CFDT mais CCOO est bien plus à doite que la CGT, il y a des syndicats minoritaires, comme la CGT, scission de la CNT, qui joue un peu le rôle des SUD Solidaires.

 

Mais il y a aussi une infinité de situations dans les régions. En Galice le syndicat nationaliste lié au Bloque Nacionalista, la  "CIG" est très importante. En Euskadi, il y a une claire scission entre les syndicat "jacobins" CCOO et UGT d'accompagnement et les "majoritaires" nationalistes et de lutte de classe.

 

ELA est proportionnellement à la population très important. Il est anciennement proche du PNV mais a une évolution vers la gauche. LAB est de gauche indépendantiste. ESK a été crée par l'extrême gauche ainsi que STEE-Eilas et EHNE est avec la Conf' dans Via Campesina. Ce qui explique le caractère d'avant garde que la classe ouvrière basque conserve pour les autres peuples de l'Etat espagnol.

 

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