blog du Npa 29, Finistère
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26 novembre 2012
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Comment Doux, premier producteur européen de volaille, a-t-il pu s'effondrer? Erreurs de gestion? Négligences? Fautes? En deux volets, enquête et révélations sur un naufrage qui, à ce jour, laisse à l'eau près de 1.000 salariés. [Ce mardi dans Le Télégramme : Charles Doux, un P-DG dans l'oeil du cyclone]
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Gallus, le projet qui devait sauver Doux
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Avez-vous déjà vu un poulet dont on vient de trancher la tête? La scène est surprenante. Le volatile est encore capable, pendant une dizaine de secondes, de courir
et de battre des ailes. Le poulet Doux a battu tous les records. Quasiment condamné en 2003, le volailler breton est parvenu à survivre pendant
neuflongues années. Voici quelques-uns des épisodes clés de cette longue agonie.
Mystère américain, frénésie allemande
Dans les années 1990, le roi du poulet est présent aux États-Unis, au Brésil, en Grande-Bretagne, en Chine, en Suisse, en Espagne et en Allemagne. Un développement
frénétique, dont la stratégie échappe parfois à ceux qui l'observent. Pourquoi ériger une véritable «cathédrale du poulet», usine flambant neuve aussi immense que coûteuse, dans un ancien
kolkhoze d'Allemagne de l'Est, où la situation économique et juridique semble avoir été mal appréciée?
Quel est l'intérêt d'une modeste et pas rentable usine (Valois Foods) au coeur du premier pays producteur mondial, les États-Unis? Et qui sont ces joueurs de hockey (du club des Albatros de Brest, alors présidé par le directeurgénéral du groupe Doux de l'époque, Briec Bounoure, et son épouse Annick) qui gravitent autour de cette mystérieuse structure américaine et qui jouent, par ailleurs, les gros bras pour briser les conflits sociaux qui agitent le groupe?