blog du Npa 29, Finistère
jeudi 17 décembre 2009
Le président Hugo Chávez se trouve à Copenhague pour y rencontrer les mouvements sociaux et les collectifs de lutte contre la destruction de la planète ainsi que pour participer à la XVème Conférence de l’Organisation de Nations Unies (ONU) sur le changement climatique. Comme le président Evo Morales, il a réitéré que le capitalisme est la cause fondamentale de la destruction de la Terre Mère.
Le Président vénézuélien a demandé aux représentants des pays présents au sommet de changer le monde. “Sans cynisme, sans double discours, avec la vérité pour point de départ”. Il a accusé les pays riches d’être responsables de l’impasse actuelle, faute de “volonté politique” pour baisser les émissions de C02.
“Si le climat était une banque les gouvernements des pays riches l’auraient déjà sauvé”,
a-t-il déclaré en faisant allusion aux pancartes déployées par les manifestants qui exigent un accord juste pour sauver le monde.
Dans son discours en plénière, il a expliqué pourquoi le socialisme est la voie pour le sauvetage de la Terre face au capitalisme destructeur et déprédateur des ressources naturelles. Il a exhorté les gouvernements de toute la Terre à lutter contre la nature destructrice de ce système.
“Dehors grondent les peuples. J’ai repris quelques uns de leurs slogans.
Le premier : ne changez pas le climat, changez le système. Changeons le système et nous commencerons à changer la planète” a-t-il expliqué.
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L’Histoire, selon lui, oblige aujourd’hui les peuples à mener la lutte contre le capitalisme au nom de l’égalité, de la justice et de l’humanisme ; "si nous ne le faisons pas, cette merveilleuse création qu’est l’univers disparaîtra".
Il a averti les gouvernements du monde entier qu’ils ne s’étonnent pas de ce qu’on cherche à imposer un document non participatif. Il y a un groupe de pays qui se croient supérieurs à nous, les pays écrasés, comme nous appelle Eduardo Galeano. Nous ne pouvons rien attendre du système impérial, nous ne pouvons attendre aucune inclusion”.
“Nous n’acceptons aucun texte qui provienne des groupes de travail, du protocole de Kyoto ou de la Convention qui sont les moyens légaux de chercher une solution,
il ne me semble pas logique qu’apparaisse un document du néant.
Faisons pression pour que d’ici sorte un document contraignant, qui nous oblige à nous responsabiliser vis-à-vis de la planète".
“On pourrait dire qu’un fantôme parcourt Copenhague, et parcourt en silence cette salle, rôde dans les couloirs. Il sort, revient. C’est le fantôme du capitalisme. Avec leur modèle capitaliste les riches détruisent cette planète. Serait-ce qu’ils ont déjà fait leurs plans pour émigrer dans une autre ?” a dénoncé Chávez.
Chavez a recommandé la lecture du livre “Comment les riches détruisent la planète” du journaliste et chercheur français Hervé Kempf, et a cité l’auteur en avertissant que nous ne “pourrons réduire la consommation matérielle, sur le plan global, sans faire descendre les puissants de quelques marches.
Il est nécessaire de consommer moins et de répartir mieux”.
Il a rappelé à l’assemblée que “7% de la population mondiale est responsable de 50 % des émissions polluantes, alors que les 50 % les plus pauvres sont responsables de 7 % des émissions globales”.
Il a en outre signifié que 60 % des écosystèmes sont abîmés, que 20 % de la terre est dégradée et que la diversité biologique s’éteint. "La planète est en train de perdre sa capacité de s’autoréguler, chaque jour se répandent des déchets qui ne peuvent plus être assimilés. Nous ne sommes pas nécessaires pour que la terre existe, mais sans elle nous ne pouvons vivre. Aidons à la sauver”.
“Avec les pays qui forment l’ALBA (1) , nous exhortons les gouvernements et les peuples de la terre à lutter contre la nature destructrice du capitalisme, nous sommes obligés d’ouvrir la voie du sauvetage de l’espèce humaine”, a-t-il ajouté.
Source : Radio Nacional de Venezuela
Traduction : Thierry Deronne, pour www.larevolucionvive.org.ve
(1) ALBA : L'Alliance Bolivarienne pour les peuples de notre Amérique - Traité de commerce des Peuples (ALBA - TCP) (« Alianza Bolivariana para los Pueblos de Nuestra América - Tratado de Comercio de los Pueblos » en espagnol) est une organisation politique, sociale et économique pour promouvoir la coopération dans ces domaines entre les pays socialistes[1] de l'Amérique latine et des Caraïbes. D'abord évoquée par Hugo Chávez, président du Venezuela, lors d'un sommet, en décembre 2001, des chefs d'État de la Communauté des Caraïbes, l'ALBA a été officiellement lancée en avril 2005, par la signature d'un « traité commercial des peuples » entre Cuba et le Venezuela. La Bolivie, le Nicaragua, la Dominique et le Honduras se sont depuis associés à l'initiative, qui visait d'abord à promouvoir une alternative à la ZLEA (Zone de libre-échange des Amériques) promue par Washington. Saint Vincent et les Grenadines en est devenu membre le 17 avril 2009. Enfin, en juin 2009, le nombre de membres passe à neuf, suite à l'adhésion d'Antigua-et-Barbuda et de l'Équateur.