blog du Npa 29, Finistère
Avant
Maintenant
(...)
La transformation du monument n'était pas, de surcroît, son "américanisation" comme j'ai pu le lire ici ou là. La démarche est complètement ironique. Il s'agit d'opposer deux systèmes
idéologiques et deux sociétés de consommation avec leurs héros d'opérette. L'ouvrier et la paysanne croyant à l'avenir radieux et le clown sardonique faisant la réclame d'une nourriture riche en
cholestérol. Cette ironie s'adresse aussi bien aux "libérateurs" d'antan qu'aux "leaders du monde libre", ainsi qu'à ceux qui se prosternent devant eux. Bravo à son auteur en tout cas ! Quelqu'un
avait suggéré que cette œuvre était le fait du mythique Banksy lui-même. Mais je ne crois pas qu'un Britannique puisse faire une telle chose, tout comme je ne crois pas que Good bye, Lenin ! aurait pu être réalisé par quelqu'un qui n'est pas allemand ou
que quelqu'un d'autre qu'un Tchèque puisse repeindre en rose un char soviétique et le mettre au centre de Prague [allusion à David Cerny]. Cette ironie n'est pas seulement salutaire, mais
thérapeutique pour notre société. "L'humanité se sépare de son passé en riant." C'est Marx qui l'a dit.
http://www.courrierinternational.com/article/2011/06/23/les-nouveaux-habits-de-l-armee-rouge