blog du Npa 29, Finistère
Le tribunal d’Akbou, le siège de la Sonelgaz (Société nationale pour l’électricité et le gaz), la régie communale des eaux ainsi que le commissariat de police de la ville. Voilà les cibles sur lesquelles s’est déversée la colère de milliers de manifestants ce jeudi 6 janvier à Akbou, traditionnellement ville symbole, chaudron bouillant en matière d’activisme politique et capitale politique et économique de la Haute Soummam. Reportage de notre envoyé spécial.
En première ligne, ils sont, en tout et pour tout, une centaine à se relayer à intervalle régulière. Le gros des troupes se trouve derrière.
Plusieurs centaines de jeunes essaient de reprendre leur souffle ou de se pourvoir en «munitions». Bouts de trottoir ou de pierre éclatés que l’on se répartit entre amis. Ceux qui sont chargés de
pourvoir «l’infanterie» en cocktails explosifs et en pierres forment la deuxième ligne. Des bouteilles de vinaigre circulent.
Des affrontements d’une rare violence ont lieu jeudi en début de ce soirée dans la ville d’Akbou, a constaté sur place un journaliste de DNA. Le bureau de la Poste a été saccagé alors que le siège du tribunal, récemment rénové, est attaqué aux cocktails motolov. Des manifestants assiègent le commissariat de police et des affrontements opposent jeunes émeutiers aux forces de l’ordre.
Arezki Said
Dernières Nouvelles d’Algérie, 6 janvier 2011.