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blog du Npa 29, Finistère

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La Chine du XXe siècle – Un bilan critique du maoïsme dans la révolution : contribution et limites (Essf)

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7 octobre 2012

Présentation


Les éditions Merlin Press vont publier, en Grande-Bretagne, un livre d’Au Loong-Yu sur la Chine contemporaine – des années 1980 à aujourd’hui : China’s Rise : Strength and Fragility. Il a été demandé à Bruno Jetin d’écrire un chapitre sur la place du nouveau capitalisme chinois dans l’arène économique internationale ; et à moi-même d’en rédiger un autre sur la contribution du maoïsme à la révolution et ses limites.


Il s’agissait en quelque sorte de faire d’une pierre deux coups : revenir sur l’arrière-plan historique sans lequel les développements récents seraient bien difficiles à comprendre et tenter d’estimer le rôle du maoïsme chinois, de ses origines à la Révolution culturelle.


L’usage du terme « maoïsme »prête parfois à confusion.

 

Ce dont il est question ici, c’est, du Parti communiste chinois durant la longue période où il a été dirigé par une équipe constituée autour de Mao Zedong, mais composée de cadres ayant eu des trajectoires politiques diverses ; un parti qui était loin de se réduire à une fraction (« maoïste »).


Sur le plan international, comme tous les « ismes », le terme de maoïsme ne dit des mouvements ainsi nommés qu’une seule chose : la référence à la révolution chinoise leur est centrale. Il désigne des partis (« mao stalinien », « mao spontanéiste », etc.) qui peuvent n’avoir rien d’autre en commun. Il en va de même, par exemple, pour le terme de « trotskiste » qui indique l’importance de la référence historique à l’Opposition de gauche antistalinienne, mais sans plus. L’antistalinisme de certaines organisations qui se disent trotskistes ne les empêche pas de fonctionner de façon fort bureaucratique ou parasitaire, alors que d’autres ont concrètement porté le combat pour une démocratie militante, populaire et socialiste.


L’analyse qui suit ne part donc pas d’une idéologie (« le » maoïsme), mais d’une expérience historique très complexe. C’est cette expérience qui fait « autorité », plus que les écrits de Mao. On reviendra sur cette question en conclusion de ce travail.


Pour l’essentiel, le texte qui suit est conforme à la version qui doit paraître chez Merlin Press. J’ai seulement ajouté quelques développements ou clarifications, en tenant compte des commentaires que m’ont fait Alain Castan et Au Loong-Yu – des commentaires pour lesquels je les remercie.


Pierre Rousset

 

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