blog du Npa 29, Finistère
Aujourd'hui en Finistère, 8 000 enfants suivent l'initiation durant trois ans. La répartition du financement depuis 2010 est la suivante : conseil général 50 %, Conseil régional 18,3 % et commune 31,7 %. « Pour l'heure, nous sommes titulaires d'un marché public. Nous avons la certitude de la durée de vie de ce marché et des clauses tarifaires. Si nous passons dans un autre système de quoi sera fait l'avenir ? » demandait Yannig Menguy, directeur de Mervent, lors de l'assemblée générale samedi 28 avril.
« 60 écoles dans 48 communes »
« On nous parle de transfert de la maîtrise d'ouvrage. Demain, nous pourrions être obligés de créer des conventions avec chaque commune. On crée de la bureaucratie. Or, nous avons un rôle d'enseignement. Le transfert des frais de gestion vers les associations diminue les charges internes de la collectivité. Mais, si on regarde l'économie générale du système, cela génère du poids administratif pour Mervent qui travaille en milieu rural avec 60 écoles dans 48 communes »indique le directeur.
Dans l'hypothèse d'un face à face avec les communes, Mervent s'interroge. « Ce serait un mauvais signe donné à l'État et un mauvais signe donné aux communes. On sait que lorsqu'on vote une subvention à une association « bretonne », ce n'est pas la même chose que de ratifier une convention avec le conseil général »remarque Lena Louarn, vice-présidente du Conseil régional en charge des langues bretonnes.
« Le dispositif actuel est prorogé »
Dans un système de subventions, le nombre d'heures d'enseignement ne serait plus lié à un prix de l'heure. « Certaines communes pourraient se retirer. Les quatre associations totalisent 60 emplois. L'initiation, c'est 55 % de l'activité de Mervent »appuie Yannig Menguy.
Ce 28 avril, Mervent disait donc ne pas avoir de nouvelles depuis décembre. C'est fait. Maryvonne Blondin a appelé les associations ce mercredi 2 mai.
Si elle ne peut encore donner de rendez-vous, elle les invite à une rencontre et assure : « Le dispositif actuel est prorogé pour l'année scolaire 2012-2013. Il est important que le conseil général reste le coordinateur de cette politique. Nous réfléchissons afin de trouver des modalités plus légères. Pourquoi ne pas définir un mandatement par subvention ? Je rencontre aussi l'Éducation nationale. Nous devons trouver le bon cadre juridique. La langue bretonne ne fait pas encore partie de l'enseignement. Peut-être demain ? »
« Après les élections législatives »
Sur ce point, Mervent rejoint l'élue. « La semaine scolaire a été réduite. L'anglais est langue vivante obligatoire » observe Yannig Menguy. « Pour l'initiation au breton, l'enseignant cherche du temps. Après les élections législatives, entamons des discussions pour une nouvelle loi sur les langues régionales et généralisons l'enseignement du breton à l'ensemble de la population scolaire. »
Christian GOUEROU
Position du NPA: Le droit d'étudier le breton à l'école publique, de la maternelle à la terminale, avec les postes correspondants.