blog du Npa 29, Finistère
ASSOCIATION FRANCE-PALESTINE
SOLIDARITÉ
GROUPE DU PAYS DE CORNOUAILLE
Les médias parlent essentiellement de violence lorsqu’il s’agit du conflit-israélo-palestinien. L’opinion publique reste marquée par la pratique d’attentats contre les civils israéliens, alors que ces attentats ont aujourd’hui pratiquement cessé. Mais le mouvement de résistance populaire non-violent en Palestine, pourtant en plein essor, reste encore mal connu.
Il est apparu en 2003 à Mash’a , puis à Budrus, près de Ramallah. Il a été fortement popularisé grâce au dynamisme du comité populaire de Bil’in depuis 2005. En 2010, 19
comité populaires se coordonnent. Il y a des actions de résistance hebdomadaires dans 45 endroits différents.
1000 à 2000 personnes (Palestiniens, Israéliens, volontaires internationaux) participent chaque semaine à ces actions en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Les manifestations hebdomadaires ont pour but d’affirmer pacifiquement les droits des Palestiniens et l’illégalité de l’occupation et de la colonisation israéliennes. Les participants sont formés à prendre des initiatives selon les principes de la non-violence active.
Des initiatives médiatiques sont souvent préparées par les comités locaux. La plantation d’arbres, la construction d’équipements publics ou la reconstruction des maisons détruites sont d’autres modalités de la résistance non-violente. Les initiatives des comités locaux vont de pair avec le recours à la voie juridique.
Le développement actuel de la résistance populaire non-violente est une réponse au double échec de la voie des négociations et du recours à la résistance armée (dont la
légitimité est cependant affirmée). La lutte non-violente contre l’occupation a été adoptée par le Fatah lors de son congrès à l’automne 2009. Le Hamas reconnaît que cette forme de résistance
s’impose. Les comités populaires réunissent aujourd’hui des militants de divers mouvements palestiniens.
La résistance populaire non-violente marque des points sur le terrain. Elle a des conséquences politiques positives. Mais cette résistance, que l’on ne peut qualifier de
terroriste, est l’objet d’une répression de plus en plus dure de la part de l’armée israélienne , à mesure qu’elle s’élargit.
Une délégation de trois Palestiniens, représentant les comités populaires interviendra lors d’un colloque au Sénat, le vendredi 25 juin.
Nous accueillerons, le samedi 26 juin à Quimper, un des membres de cette délégation, Abou Alaa Mansour, membre du Comité populaire de Bil’in.
Il animera une réunion publique sur la résistance populaire non-violente en Palestine en 2010, à la M.J.C. de Kerfeunteun à partir de 15 h.
Pour le groupe de l’AFPS du Pays de Cornouaille,
Yves Jardin (02.98.92.30.63)