Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

blog du Npa 29, Finistère

Publicité

Langue bretonne : Martine Aubry au créneau (OF)

mardi 04 octobre 2011

La candidate à la primaire du PS propose un enseignement obligatoire du breton, sauf si les parents expriment clairement leur désaccord.

Martine Aubry, dans la semaine qui précède le premier tour de la primaire du PS, s'exprime clairement en faveur de l'enseignement du breton. Elle préconise même, là où une langue régionale est pratiquée, son enseignement presque obligatoire sous la forme d'un apprentissage français/langue régionale. La proposition de Martine Aubry est précise : cet enseignement sera la règle « sauf désaccord express des familles ».

 

Pour la maire de Lille, ce renforcement de l'identité régionale ne peut que renforcer la République. Et l'enjeu n'est pas seulement culturel. « Il est devenu évident qu'on défend mieux la République française quand on la vit dans son territoire, avec sa culture. Et c'est parce que je défends avec ardeur l'idéal républicain que je défends la diversité culturelle de la France et des Français », poursuit Martine Aubry, qui rejette vertement l'idée selon laquelle le développement des langues régionales viendrait fissurer l'unité nationale. C'est même, pour elle, tout le contraire. « L'unité de la France doit-elle passer par l'uniformité ? », demande-t-elle.

 

Une nouvelle compétence régionale


Voilà pour l'objectif. Quant aux moyens, Martine Aubry fait une proposition. Jugeant qu'il reste sans doute illusoire de laisser à l'État l'apprentissage des langues régionales, elle propose d'en faire une compétence nouvelle des Régions. Avec la suite logique :« Bien évidemment, les décisions des recteurs d'académie devront s'articuler avec cette politique régionale ».


Les propositions de Martine Aubry s'inscrivent dans une volonté forte de décentralisation. Et si elle s'installe à l'Élysée en 2012, elle promet de nouvelles avancées pour donner plus de poids aux Régions.

 

À moins d'une semaine du premier tour de la primaire socialiste, la prise de position de Martine Aubry ne manque pas, non plus, de calcul politique. Elle s'adresse en particulier aux électeurs bretons dans une région ou François Hollande, le favori des sondages, peut s'appuyer sur le soutien de pas mal d'élus du Parti socialiste. Ce n'est pas d'ailleurs le seul dossier « régional » à faire irruption dans les primaires du PS. Hier, après Ségolène Royal, Arnaud Montebourg, autre candidat à la candidature socialiste, a réclamé que le dossier du nouvel aéroport de Notre-Dame-des-Landes, au nord de Nantes, soit à nouveau étudié, et même « depuis le début ».

 

Didier GOURIN.
Commentaire d'un individu ne représentant que lui-même:
Questions:
1/ Pourquoi le PS n'a-t-il donc pas fait cette proposition quand l'ensemble de la Basse-Bretagne était bretonnante? Au plus fort de la mobilisation pour que les enfants encore  bretonnants soient alphabétisés dans leur langue maternelle, dans les années 60, les militants d'Emgleo Breiz qui ont fait signer des centaines de milliers de gens pour les langues de France, étaient bien seuls... au PS alors que la moitié du corps enseignant savait encore le breton, mais oralement! Prenez un stylo vous avez 4 heures!
2/ La question de donner des compétences d'éducation à la région par le biais des langues régionales, va faire hurler, y compris au Npa! La période est à la défiance envers la régionalisation associée au libéralisme.
Sur les langues en général, en dehors de tout électoralisme passager, personnellement, je défends:
1/ Le droit d'apprendre les langues que l'on veut, point. Que ce soit le chinois, le turc, le portugais etc pour les enfants issus de l'immigration,  et les langues régionales sur une base volontaire, vu qu'il n'y a plus un seul enfant locuteur de naissance . Y compris d'avoir des radios et chaînes de télé. 
2/ Les droits des locuteurs des petites langues, afin qu'ils ne soient pas noyés dans la masse. C'est ainsi que les droits des locuteurs du kurde en Turquie et de la langue amazight au Maghreb doivent être fermement défendus. Ce sont des millions de locuteurs.
3/ Je souhaite bonne chance à ceux qui se mettent à apprendre des langues, mais je ne défends pas pour autant le droit de personnes ayant appris une langue à réclamer des droits pour cette langue, que ce soit l'espéranto ou le breton... Le droit démocratique d'apprendre un langue c'est une chose, le droit ensuite de faire du prosélitisme afin de la rendre plus ou moins "officielle" donc "obligatoire" à l'ensemble de la société, c'est autre chose. Cela ressemble en plus furieusement à une religion qui ne demanderait qu'à devenir obligatoire.  J'appelle cela "nationalisme" sans insulter personne.
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article