blog du Npa 29, Finistère
10 janvier 2013 à 13h00
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A Lannion, le site est bloqué depuis ce jeudi matin, 6h.
A l'occasion de la tenue de la première réunion de CCE, entamée hier, et qui doit se poursuivre jusqu'à demain, le personnel Alcatel-Lucent est appelé aujourd'hui "à montrer son opposition au PSE lors d'une journée d'action nationale", dixit la CFDT.
Deux barnums ont été installés à l'entrée du complexe industriel. Les manifestants (environ 300 personnes) y préparent la manifestation qui aura lieu à partir de 14
h 30 et jusqu'à 16 h, sur la zone industrielle.
Lors du défilé protestataire, il est prévu la pose, sur les ronds-points, de silhouettes en contreplaqué symbolisant les
personnels menacés de perdre leur emploi.
En Trégor, 139 postes sont sur la sellette. A l'échelle hexagonale, ce sont 1.430 emplois que compte supprimer la direction de l'équipementier télécom
franco-américain.
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Près de 200 salariés de l’entreprise Alcatel-Lucent ont stoppé leur travail ce jeudi matin et bloquent l’accès du site dans la zone d’activité Pégase à Lannion (Côtes-d’Armor). Ils répondent à l’appel des organisations syndicales dont les représentants sont en réunion de comité central d’entreprise d’Alcatel-Lucent France à Vélizy (Yvelines).
Une grande manifestation est prévue ce jeudi à 14 h 30 dans la zone de Pégase.
Le plan de sauvegarde de l’emploi prévoit la suppression de 139 postes (sur 861 salariés) à Lannion, de 123 postes à Orvault (Loire-Atlantique) et de 20 postes à Rennes.
C’est à la fin du mois que le prêt accordé par les banques Crédit Suisse et Goldman Sachs à Alcatel sera finalisé. Ce prêt de 1,6 milliard a été obtenu contre des gages importants : en cas de difficultés de remboursement, des brevets et des entreprises du groupe deviendront la propriété des banques. Ce sujet a été au centre de la réunion d’hier entre la délégation intersyndicale et le cabinet du Premier ministre. « Nous allons accentuer notre pression pour que le gouvernement ne nous laisse pas tomber et trouve une alternative à ce prêt. Il leur reste deux à trois semaines », expliquent représentants syndicaux à Lannion.
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