blog du Npa 29, Finistère
13 octobre 2012 à 17h20 -
Venus du grand Ouest, ils réclamaient la sortie du nucléaire et l'arrêt de la construction de ligne à très haute tension destinée à relier le futur réacteur EPR de Flamanville : entre 2.300 et 4.000 personnes, selon la préfecture et les organisateurs, ont défilé ce samedi à Laval.
Organisée par le réseau Sortir du nucléaire et des associations locales, la manifestation a rassemblé des participants venus des Pays de la Loire, de Normandie et de Bretagne dans une ambiance familiale.
Le président du groupe écologiste du Sénat, Jean-Vincent Placé, et le secrétaire national d'Europe Ecologie-Les Verts, Pascal Durand, avaient également pris place
dans le cortège.
"Nous demandons une sortie rapide du nucléaire et une politique énergétique basée sur les énergies renouvelables, les économies d'énergie et l'efficacité énergétique", a expliqué Sophie Morel, porte-parole de Sortir du nucléaire.
"Nous demandons aussi l'arrêt de la construction de la THT et de l'EPR, un gouffre à plus de 6 milliards d'euros dont le kilowatt coûtera beaucoup plus cher qu'un kilowatt produit avec de l'éolien".
La ligne THT Cotentin-Maine, qui doit s'étendre sur 163 kilomètres entre Flamanville et la région de Laval, est contestée en raison notamment de doutes concernant son effet sur l'environnement et la santé.
Lancé fin 2007, le chantier du premier EPR en France accuse un retard de quatre ans en raison de malfaçons et a vu son coût quasiment doublé à 6 milliards d'euros, contre 3,3 milliards initialement. Il doit en principe entrer en service en 2016.
La manifestation s'inscrivait dans le cadre d'une journée d'action organisée par Sortir du nucléaire dans une dizaine de villes de France ce samedi.
Il y a un an, c'est à Rennes que la manifestation s'était déroulée, réunissant des milliers de personnes.
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