Cela fait trois mois que nous nous battons et enfin la Mairie vient de renoncer à son projet de fermeture.
Nous sommes satisfaits de voir nos écoles maintenues pour la rentrée prochaine. Quant aux 8 actions présentées dans le même temps que l'annonce du renoncement au projet de fermeture, elles nous
semblent intéressantes même s'il faudra en faire l'étude avec attention avant de se prononcer de manière définitive à leur sujet. Certaines nécessitent des éclaircissement de la part de la
mairie.
En quoi consistent, par exemple, les périmètres scolaires et quels seront leur fonction ? Nous nous réjouissons malgré tout de quelques avancées notables comme la volonté de continuer à
accueillir les enfants de 2 à 3 ans en maternelle, comme la volonté affichée de revitaliser le centre-ville par l'habitat.
Malgré tout, nous notons encore et toujours un problème de forme.
- La concertation, dont nous dénonçons depuis des semaines le fonctionnement, a abouti à trois projets qui au final ont tous trois été écartés par la majorité. Cela montre bien à quel point ce
pseudo-dialogue était une mascarade.
- Comme en décembre quand nous avons été informés de la fermeture des écoles par un courrier sans chaleur, nous sommes informés aujourd'hui de leur maintien par un courriel lapidaire accompagné
d'un document de travail jargonneux et technocratique.
- Surtout, une fois encore, les actions entreprises par la municipalité (toujours abordées à la marge lors de la concertation) sont présentées d'une manière opaque. Pourquoi les élus ne peuvent pas
s'adresser à leurs administrés avec simplicité et transparence ?
Nous restons méfiants, ce maintien des écoles n'est qu'une demi-victoire. Si le diagnostic était bon, si les questions posées sur la table étaient bonnes, et maintenant que les mauvaises réponses
ont été écartées, pourquoi ne pas aller plus loin plutôt que ce simple retour au point de départ. M Poignant en décembre disait : "la pire solution serait de ne rien faire", prenons-le au mot, et
maintenant que le contexte sera plus apaisé, réfléchissons sereinement à une fusion des écoles sur le site de Jules Ferry.
Au-delà de cette simple question de réorganistation du réseau scolaire, l'enseignement de cette affaire concerne le rapport qu'entretiennent les élus avec les citoyens. Il apparaît qu'il n'est plus
possible de continuer à décider derrière les murs de la mairie sans concerter les acteurs concernésavant
l'annonce des actions entreprises. Le ver de la démocratie participative est dans le fruit, il faudra à présent faire avec cette nouvelle manière de vivre sa citoyenneté. À ce propos, nous nous
étonnons de ne pas avoir eu accès aux propositions alternatives des conseils de quartier et que leur travail, dont nous avons pu constater le sérieux, n'est pas été valorisé à sa juste valeur.
Si nous sommes satisfaits, et que l'heure est à la fête, cette expérience nous aura appris à nous méfier de la fermeté de chaque avancée sur les terrains mouvants de la politique locale.