blog du Npa 29, Finistère
Ian Angus est un militant écologiste canadien, responsable du site écosocialiste Climate & Capitalism [1]. L’article que nous publions ci-dessous est une transcription et une traduction d’une conférence qu’il a donnée, en juin 2010, à Chicago, conférence organisée par l’International Socialist Organization (ISO).
Présentation
Ian Angus a récemment publié, avec le militant australien Samuel Butler (responsable de la Green Left Review), un ouvrage intitulé Too many people ?. Il a été publié par HaymarketBooks, en octobre 2011.
Nous avons traduit et mis en ligne un article de ces deux auteurs sur notre site en date du 30 octobre 2011, article intitulé « La crise environnementale : causée par les 7 milliards ou par le 1% ? » [2].
L’ouvrage mentionné offre des arguments pour battre en brèche une approche réactionnaire qui voudrait que la « crise écologique » soit provoquée, entre autres et avant tout, par les « pauvres », les « migrants » et la « surpopulation ».
Les thèmes développés dans l’ouvrage d’Angus et Butler – dont certains figurent dans le texte qui suit – feront l’objet, en Suisse, de « débats » à l’occasion de la votation sur les trois initiatives xénophobes et racistes, celles de l’UDC, des Démocrates suisses et de l’association écologiste réactionnaire EcoPop (Ecologie et population). Ces initiatives prennent pour cible la « surpopulation » (étrangère).
Malgré leurs « différences », ces trois initiatives contiennent une argumentation fallacieuse sur le rapport entre « population » et « environnement ». De là, elles affirment que la solution aux problèmes environnementaux réside dans la diminution de la population en Suisse, tout d’abord, et à l’échelle mondiale, ensuite !
EcoPop – sur le site web duquel on peut voir une « horloge de la population mondiale » qui tourne à grande vitesse – se fixe le double objectif de limiter la croissance de la population dite suisse et de conditionner ladite aide au développement à l’encouragement au « planning familial volontaire ».
Rédaction A l’Encontre
L’idée selon laquelle les problèmes sociaux sont causés par un surplus de population est remise au goût du jour.
La une du magazine Mother Jones de mai-juin 2010 [périodique « libéral » le plus lu aux Etats-Unis, basé à San Francisco] nous demande, en caractères gras : « Qui est responsable de la crise de la population ? » Trois réponses sont proposées par le magazine : le Vatican, Washington ou toi.
L’article nous avertit que la planète est « écologiquement dépassée » – que nous utilisons les ressources plus rapidement que la planète n’est en mesure de les renouveler – et que ce problème n’est pas social ou économique : il est biologique.
« La seule solution connue à cet excès écologique est de ralentir notre croissance de population plus rapidement qu’elle ne ralentit actuellement et, finalement, de l’inverser [de la diminuer]. Dans le même temps, nous ralentissons et finalement inversons notre taux de consommation des ressources de la planète. » [3]
Autre article: