blog du Npa 29, Finistère
Le maire dans un article d'OF d'hier accuse les parents engagés dans la défense
des trois écoles menacées de fermeture, d'être de dangereux activistes d'extrême-gauche !
Les bras leur en tombent... Il ne manquait plus que cet argument fallacieux et nauséabond pour rendre encore
un peu moins crédible la parole du maire sur cette question totalement dénuée de couleur politique. Le sondage grandeur nature que les parents et enseignants concernés effectuent chaque jour
depuis décembre dans leurs quartiers, dans la rue, etc. le prouve : l'écrasante majorité des Quimpérois ne veut pas d'un centre ville vidé de ses écoles, et se prononce pour des petites écoles
de proximité.
Le problème est très simple. Que le maire tente de le transposer sur un terrain de politique politicienne est non seulement absurde, mais surtout méprisant et arrogant à l'égard de la mobilisation citoyenne, fédératrice et bon enfant qui s'est spontanément organisée contre ce projet. Il ne s'agit que de sauver des écoles publiques, pas de faire la révolution. »

Lu dans le Ouest France du 16 février 2010 : " B. Poignant défend ses projets et sa méthode" (http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-B.-Poignant-defend-ses-projets-et-sa-methode-_-1265990------29232-aud_actu.Htm)
Écoles : « Ne pas me prendre pour un imbécile ! »
« Que ce soit les écoles ou l'eau, j'ai remarqué que deux noms, engagés dans ces combats, étaient présents sur deux listes d'extrême-gauche. Il ne faut pas me prendre pour un imbécile : l'agitation, je la comprends ! On verra le résultat des élections. Concernant les projets de fermetures de trois écoles, on m'a dit : votre projet n'est pas bon. OK, on suspend. Il n'a pas été discuté. OK, on ouvre le débat. Il n'y a pas assez de temps, OK. Maintenant, il faut aller vite, avant les élections ! Je ne suis pas obligé de répondre aux sommations d'un parti d'extrême-gauche. Désormais, j'attends la carte scolaire, on verra. On aurait pu faire comme cela depuis le début ? Je n'aime pas jouer les irresponsables. »
Quimper, charmante petite ville du Finistère serait-elle une ville maudite en ce long et froid hiver 2010 ? La pauvre ville cumule depuis quelques semaines.
D'abord son maire socialiste en fin d'année dernière, décidait de fermer plusieurs écoles de la ville. Devant le tollé général, on aurait pu penser que la municipalité, normalement classée à gauche, aurait souhaité entendre les habitants. Lesquels habitants résistent à ce maire socialiste. Il devait y avoir ensuite une phase de concertation. C'est dans l'air du temps la concertation. C'est même un principe très Sarkozyste.
On va se concerter. Pour Poignant, c'est concertation, mais je reste sur mes positions.
Par contre, côté concertation, il n'en fut pas question pour le petit curé de la cathédrale de Quimper qui jugea du haut de sa chaire que les Quimpérois ne
pourraient pas écouter un concert de Chopin.
Chopin n'est pas assez chrétien !
Hélas après cette grotesque décision (mais les décisions des représentants de notre Seigneur sont impénétrables), pas de manifestations de rue des amateurs de Chopin qui devront avoir un véhicule pour aller écouter le concert de Didier Squiban à Pont l'Abbé.
Bien entendu on ne peut comparer les deux nuisances, celle d'un représentant de Dieu qui ne comprend rien à la musique classique et celle d'un élu dit "de gauche" qui lui devrait normalement préserver les services publics, pas les fermer.
Pauvre ville de Quimper, espérons tout de même que les parents d'élèves amateurs de Chopin ne soient pas trop nombreux !
( blog du Npa Châteaulin)
Ci-dessous, l'article de libération.fr :
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Depuis un peu plus de deux mois, ils ne désarment pas. Les parents d’élèves de l’école du Petit-Parc, situé dans un quartier périphérique de Quimper, Ergué-Armel,
sont bien décidés à défendre bec et ongles leur école. Deux classes maternelles de 53 élèves que la municipalité P.S. de Bernard Poignant veut fermer à la rentrée 2010 pour faire face à la
baisse des effectifs dans les écoles publiques de la ville.