Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

blog du Npa 29, Finistère

Publicité

Le projet EDF expliqué aux élus, contesté par les écologistes (OF)

mercredi 21 septembre 2011
.
Centrale gaz : EDF a une longueur d'avance
mercredi 21 septembre 2011

 

Du terrain disponible

EDF est dans la course pour la future centrale électrique en Finistère. Son atout maître, c'est le foncier. L'électricien dispose déjà de deux centrales au fioul à Dirinon et Brennilis.

Nul besoin d'acheter du terrain sur une commune rurale, avec le risque de soulever une vive opposition ou de s'exposer aux recours liés à la loi Littoral, comme cela semble être le cas sur le site de Lanvian (Guipavas-Saint-Divy), d'abord pressenti.

Brennilis en tête ?

À Dirinon, EDF ne dispose que de six hectares. Insuffisant pour un tel équipement, qui nécessiterait selon l'appel d'offres « 10 à 15 ha ». En revanche, EDF a plus d'espace à Brennilis.

Hier soir, les élus de la communauté de communes du Yeun Elez ont participé justement à une réunion d'information d'EDF sur le sujet. Brennilis cherche le rebond économique.

Toutefois, ce lieu où le démantèlement de la première centrale nucléaire française n'est pas achevé, est symbolique et pourrait aussi fédérer des opposants.

Ne pas léser EDF

Ces petites centrales d'appoint (170 MW et 295 MW) des années 1970 - 1980 tournent environ 200 heures par an, contre 2 000 à 6 000 heures pour la future centrale. Elles ont été modernisées en 2009-2010.

Mais, rien ne garantit actuellement qu'elles respecteront les futures normes européennes sur les rejets de soufre et d'oxyde d'azote, applicables en 2015.

C'est justement la date que prévoit l'État pour l'entrée en service de la nouvelle centrale. On peut s'attendre à ce qu'elle remplace les deux précédentes. Au risque de léser EDF s'il n'était pas retenu...

Patte blanche sur les renouvelables

Après l'échec en 2009 du projet de centrale de 200 MW à Ploufragan (Côtes-d'Armor), refusée par les élus, la Région s'est imposée comme partenaire de l'État.

Elle insiste sur le respect des principes de son « pacte électrique breton » dans le choix du candidat. L'industriel devra démontrer une politique volontariste sur le territoire en terme d'énergies renouvelables.

Qui est le plus en vue actuellement sur le sujet en Bretagne ? EDF. C'est EDF qui exploite depuis plus de 40 ans la centrale marémotrice de la Rance (Ille-et-Vilaine), premier producteur d'électricité en Bretagne.

C'est EDF qui porte le premier parc français d'hydroliennes à Paimpol-Bréhat (Côtes-d'Armor). Investissement : 40 millions d'euros (dont sept millions d'aides publiques).

GDF Suez jouera sans doute sa carte sur les futures éoliennes offshore de Saint-Brieuc, mais un peu tard...

La Bretagne veut des énergies marines

C'est aussi EDF qui va piloter France énergies marines. Cette plateforme de recherche et d'essais en énergies marines, basée à Brest, a été préparée par Ifremer et un groupe d'industriels.

L'État ne l'a pas validée tout de suite comme Institut d'excellence sur les énergies décarbonnées (43 millions d'euros attendus), souhaitant un engagement plus fort des industriels. Dans la nouvelle mouture proposée, EDF présiderait. Réponse de l'État fin septembre.

Les retombées économiques sont encore quasi nulles, mais politiquement, Brest et la région Bretagne misent beaucoup sur les énergies marines.

 

 

Sébastien PANOU avec Philippe ATTARD.
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article