blog du Npa 29, Finistère

La police ne bronche pas
Depuis, aucun rappel à l'ordre n'a fusé. Les policiers scrutent de loin. Mais pas le moindre chahut ou débordement à l'horizon. « A Quimper, on a la chance de pouvoir s'installer sans souci tous les jours. Ce n'est pas le cas dans toutes les villes », avoue Yves. Alors le mouvement perdure. En moyenne, une quinzaine de personnes participe aux échanges quotidiennement. Des lectures, des prises de paroles, des débats. Avec cette cible immuable : « le système capitaliste qui pourrit le monde ». Malgré les soirs de pluie, malgré les rares contretemps du noyau dur, le mouvement a survécu. « J'ai compté : 522 personnes se sont assises depuis le 1er jour », se félicite Yves.
Vide-greniers et marché
Ce jeudi, les Indignés quimpérois ont décidé de diversifier leur action. Histoire d'attirer de nouveaux regards. Trois activités démarreront à 16 h 30, place Saint-Corentin : un vide-greniers sur la base du troc, un marché bio à prix libre, et « une action que l'on veut garder secrète pour le moment sur le thème de l'eau en tant que bien précieux », indique Yves. Le grand public est donc invité à apporter vêtements, disques, livres, bibelots, etc. et à les échanger avec d'autres produits dans une « zone d'autonomie temporaire ». S'agissant du marché bio, deux producteurs locaux vendront leurs légumes et plantes séchées en fonction du porte-monnaie des clients.
Action secrète samedi
Dans les prochaines semaines, le mouvement « non-violent, démocratique et révolutionnaire » auto-baptisé « Crabes » poursuivra son rendez-vous quotidien au pied de la cathédrale. Avec, ci et là, quelques interventions plus originales. Comme cette « action dans un grand commerce du centre-ville samedi après-midi, pour dénoncer les conditions de travail difficiles de certains », annonce le coordinateur. Pour garantir l'effet de surprise, le lieu et l'horaire ont évidemment été tenus secrets.
Benoît TRÉHOREL